à la Une de la Revue de Presse Internationale du 24 décembre 2023 sur Kafunel, lâÃglise catholique ouvre la porte aux couples homosexuels. Un arc-en-ciel brille sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 31 janvier 2021.
Ãglise catholique ouvre la porte aux couples homosexuels Revue de Presse Internationale du 24 décembre 2023 sur Kafunel

Les couples de même sexe pourront désormais être bénis, sous certaines conditions. Un « changement de cap » note El Pais, pas seulement « par rapport à lâhistoire de lâÃglise, mais aussi par rapport au passé récent ».
Car en 2021 encore, rappelle le journal espagnol, un cardinal influent avait affirmé que « lâÃglise catholique ne pouvait pas accorder sa bénédiction aux unions homosexuelles ».
Câest effectivement, sâenthousiasme La Croix en France, « une évolution majeure », et même « un changement » même si des signes annonciateurs avaient déjà , estime le Corriere della Serra, offert « quelques ouvertures ».
Une étape qui, avec le recul, était peut-être annoncée dans cette célèbre phrase du pape François, reprise par de nombreux titres de presse aujourdâhui : « Qui suis-je pour juger ? »
Un changement de surface ?

Il faut « âââââââéviter toute confusion avec le mariage » pointe La Croix, car sur ce plan, la doctrine catholique ne change pas : ce sacrement ne concerne que les couples hétérosexuels.
Donc, précise le quotidien, « âââââââla bénédiction des couples [de même sexe] ne sera jamais accomplie en même temps que les rites dâunion civils ».
Et au moment de la bénédiction, « âââââââles couples ne devront pas non plus porter des vêtements « propres au mariage » ».
âA lire aussi
On est loin des espoirs nés de lâintronisation du pape François, en 2013, lorsquâon rêvait, se souvient le Guardian, que « les femmes deviennent prêtres, que lâavortement soit autorisé, et que les couples de même sexe aient le droit à des mariages religieux ».
Rien de surprenant, souligne El Pais. Non seulement lâÃglise est une immense machinerie, difficile à déplacer, mais surtout ces changements « âââââââdoivent se produire sans provoquer de ruptures ». Aller dans le sens du temps, sans pour autant choquer les fidèles plus conservateurs.
Des premières réactions

Notamment aux Ãtats-Unis où, écrit le New York Times, « âââââââde nombreux catholiques sont profondément sceptiques » vis-à -vis de la politique du pape François, et ont donc été déçus, « les uns en colère, les autres résignés ».
Une posture majoritaire dans le pays, estime le quotidien, puisque « âââââââles jeunes prêtres aux Ãtats-Unis sont très largement conservateurs, encore plus que la génération précédente dâévêques qui les dirigent ».
âA lire aussi
Et, si la communauté LGBT+ se félicite dâune « étape essentielle », certains de ses membres restent sur leur faim : de toute façon, « dans lâÃglise catholique, ils bénissent aussi des cuves, des voitures, des tracteurs, même du sel » soupire ainsi un fidèle dans les colonnes du Washington Post.
Ãgalement à la Une, le conflit au Proche-Orient

Et avec lui son lot de morts, de destruction, de désespoir de part et d’autre. Mais ce matin, le Guardian choisit de s’écarter des faits bruts, pour poser cette question à ces lecteurs : « âââââââQuâest-ce qui vous connecte à votre pays et vous fait sentir que câest chez vous ? »
Il y a bien sûr ce qui est concret : « âââââââLâendroit où on vit, où on est né, celui où résident nos amis et notre famille » énumère le journal britannique.
Mais il y a aussi « âââââââles autres choses » celles auxquelles « âââââââon ne pense pas » parce quâelles nous paraissent naturelles : « La musique, la littérature, lâhumour, lâart, la télé : toutes ces pierres angulaires abstraites dâune identité ».

âA lire aussi
Or, pour cette éditorialiste du Guardian, il est urgent dâen parler, autant que de ce qui est concret. Car, s’alarme le journal, « âââââââquelque chose de potentiellement irréversible est en train de se produire ».
La plus vieille mosquée de Gaza a été détruite, elle qui trônait là depuis 15 siècles. La plus ancienne église, abimée aussi. Tout comme un cimetière romain vieux de 2000 ans. Et avec eux, une centaine dâautres sites patrimoniaux.
Il est « âââââââfacile » dâoublier, au milieu des images de mort et de dévastation, que « âââââââla bande de Gaza est un endroit réel » et pas seulement « âââââââune prison à ciel ouvert ».
Il est « âââââââfacile » dâoublier que, quand bien même elles existaient « âââââââderrière une barrière », il y avait « âââââââdes villes méditerranéennes faites de boulevards bordés de bougainvilliers et un littoral offrant un répit face à la chaleur et aux coupures dâélectricité ».
Un répit dont pouvaient profiter les médecins, les artistes, les poètes, les personnes vivant à Gaza. Il est « âââââââfacile » dâoublier et pourtant, insiste le Guardian : « Il est important de se souvenir ». Câest peut-être même le plus important.













