La phase exploitation du BRT a effectivement démarré. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, a procédé, mercredi, à la mise en service progressive du Bus rapid transit (BRT), se félicitant de lâefficacité et de la qualité de service quâoffre ce mode de transport durable et écologique.
Phase exploitation du BRT a effectivement démarré

Le BRT devrait favoriser, à terme, une âexpérience optimaleâ et une intermodalité avec la ligne du Train express régional (TER).
âJe suis très satisfait de la qualité de service le long du trajetâ, a dit le ministre, après avoir voyagé à bord du BRT, de la station de Guédiawaye dans la banlieue dakaroise, à celle de Petersen, au centre-ville.
Accompagné des représentants des partenaires financiers du projet, des autorités administratives et territoriales, Malick Ndiaye a relevé que âcette mise en service marque le début dâune nouvelle ère de mobilité urbaine durable dans la ville de Dakarâ. Il a signalé que le lancement du BRT âse fera de manière graduelleâ.
Le ministre des Infrastructures sâest notamment félicité de la dynamique âécologiqueâ du BRT qui fonctionne à lâélectricité, appelant les Sénégalais à âsâapproprierâ le projet.
Le ministre a insisté sur la nécessité dâaller vers le développement des territoires

M. Ndiaye assure que le projet a pris en compte les besoins des personnes à mobilité réduite et des malvoyants dans les bus et les stations.
Même sâil se dit convaincu que le BRT permettra de répondre de âmanière satisfaisante à la forte demande de déplacement dans la capitaleâ, le ministre a insisté sur la nécessité dâaller vers le développement des territoires, en créant des opportunités sur place pour ainsi désengorger Dakar.
Interrogé sur le prix du trajet (400 à 500 FCFA), il a rappelé que âle transport public nâa pas vocation à faire du profitâ, expliquant que ce coût est partagé entre lâexploitant et lâEtat du Sénégal, dont la part revient essentiellement à lâentretien.
âLe plus important, câest le transfert de compétencesâ, a-t-il martelé, se félicitant du fait que le personnel du BRT est composé de 40% de femmes.
Quand personne ne veut se le faire raconter

Dans le bus bondé de voyageurs, comme si personne ne voulait manquer ce jour de lancement, les discussions allaient bon train dans les différents compartiments abritant quelques sièges assis.
A des fréquences irrégulières, certains voyageurs au téléphone ne manquaient nullement dâindiquer à leurs interlocuteurs à lâautre bout du fil quâils sont à bord du BRT, qui compte 23 stations dont 14 fonctionnels au moment du démarrage de lâexploitation.

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Le syndrome du premier jour sâest aussi ressenti quand certains voyageurs ont vu le Bus dépasser leur arrêt habituel situé dans lâune des stations non encore fonctionnelles.
Câest le cas de cette fille dans les tenues dâune écolière qui nâa pu descendre dans les Libertés, comme elle souhaitait.

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Grande en effet a été sa surprise dâentendre la sonorisation du bus annoncer que le prochain arrêt sera Grand-Dakar.
Le débat sur la paternité du BRT sâest par moments invité dans les discussions entre les passagers, notamment entre des jeunes et des adultes.
A lâarrivée à la station Petersen, un vieux qui semblait apprécier le voyage a crié le nom de lâancien président Macky Sall, sous lequel ce projet a été lancé, estimant que sans ce dernier, tout cela nâaurait pas vu le jour.
Un autre passager, moins jeune, de lui rétorquer dans une parfaite cordialité que câest plutôt son successeur Bassirou Diomaye Diakhar Faye quâil faut remercier, pour donner tout son sens à lâidée de la continuité de lâEtat.













