Quinze partisans de lâopposant camerounais, Maurice Kamto, ont été condamnés vendredi à Douala à six mois de prison ferme pour avoir participé à une manifestation remettant en cause le résultat des présidentielles, a-t-on appris auprès dâun de leurs avocats.
Ils ont été condamnés pour âaction de rébellion et manifestation illégaleâ, a précisé à lâAFP Me Gabriel Kontchou.
âIl sâagit de ceux qui ont pris part à la marche du 1er juin 2019â pour contester le résultat de la présidentielle de 2018, où M. Kamto était arrivé deuxième face à Paul Biya, a-t-il précisé, ajoutant quâil comptait faire appel.
Depuis la libération de M. Kamto début octobre, après huit mois dâemprisonnement pour avoir participé à une de ces marches, aucun manifestant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) nâavait encore été condamné.
Le candidat malheureux à la présidentielle avait été relâché avec une centaine de ses partisans détenus pour les mêmes raisons sur ordre du président Paul Biya mais les procédures engagées contre dâautres militants, dont les 15 condamnés vendredi, sâétaient poursuivies.
Le gouvernement a annoncé début novembre la tenue dâélections législatives et municipales en février, après quâelles aient été reportées à deux reprises, mais le MRC a appelé lundi à leur boycott.
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âOrganiser des élections au Cameroun aujourdâhui, qui plus est des élections locales, sans avoir rétabli la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest⦠câest donner le message que (les) populations (de ces régions) ne sont pas des Camerounais et, ce faisant, consacrer la partition de fait du paysâ, avait déclaré M. Kamto.
Depuis deux ans, lâouest du pays est le théâtre dâun conflit meurtrier qui oppose indépendantistes anglophones à lâarmée et qui a déjà fait plus de 3.000 morts, selon des ONG. Ces deux régions comptent environ 16 % de la population camerounaise.
AFP













