La déclaration de Khalifa Sall, qui soutient être victime dâun ââprocès politiqueââ et appelle le tribunal correctionnel à ââlibérerââ ses co-inculpés dans lâaffaire de la caisse dâavance de la mairie de Dakar, est largement commentée par les quotidiens reçus mardi à lâAPS.
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Après le rejet des exceptions soulevées par la défense, les débats de fond ont démarré lundi au procès du maire de Dakar et de ses co-inculpés, jugés pour, entre autres, ââdétournement de deniers publicsââ dâun montant de 1,8 milliard dans lâaffaire de la caisse dâavance de la mairie de la capitale.
ââLe juge Malick Lamotte a touché hier, lundi, le fond du dossier de lâaffaire de la Caisse dâavance de la mairie de Dakarââ, souligne le journal Enquête, qui relève quâen ââattendant (le maire) de la capitale et les percepteurs, cinq co-prévenus sont passés sous le feu roulant des questions du président du tribunal et des avocats de lâEtat. Leurs réponses vacillent entre aveux et dénégations (â¦)ââ.
Enquête note aussi que ââpour la première fois, depuis le 7 mars 2017 (date à laquelle il a été placé sous mandat de dépôt), le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, sâest adressé au public. Selon lui, sâil a été emprisonné, câest parce quâil a refusé un +marché+ qui lui a été proposé en juin et septembre 2012ââ.
Khalifa Sall qui dénonce ââprocès politiqueââ, a déclaré devant le tribunal : ââJe suis ici parce quâai dit non à une offre politique qui mâa été faire en 2012 (â¦) On mâa proposé un marché que jâai déclinéââ.
ââLâobjet de ce procès est de mener un combat politique contre un adversaire. Vous voyez ces messieurs et cette dame (les co-prévenus) qui sont attraits devant vous, ils nâont rien fait, leur seul tort est dâêtre des collaborateurs de Khalifa Sall. Libérez-les et jugez-moi tout seul. Jâassume tout ce quâon leur reproche », soutient le maire.
Selon Tribune, ââla défense verrouilleââ en brandissant lâargument du ââprocès politiqueââ.
ââKhalifa Sall assume tout !ââ, sâexclame Le Témoin, soulignant que le maire de Dakar ââdénonce une cabale contre (sa) personne et décharge ses collaborateursââ. Selon Walfdjri aussi, ââKhalifa Sall assume et accuseââ.
A sa Une, Sud Quotidien se fait aussi lâécho des propos du maire, qui affirme : ââJugez-moi seul, jâassume toutâ¦ââ.
Pour LâAs, Khalifa Sall ââouvre sa caisse dâavanceââ en déclarant : ââJâassume tout, libérez les autres, je suis là parce que jâai refusé des offres politiquesââ.
Vox Populi parle de âârévélations fracassantesââ du maire de Dakar, qui estime quâil est devant le tribunal pour avoir ââdécliné un marché politiqueââ.
Parlant de cette affaire de la caisse dâavance, Le Quotidien indique que Khalifa Sall âây voit un fond politiqueââ. En réponse à cela, le juge lui a rétorqué : ââNous ne sommes pas là pour des faits politiques, mais pour des faits précisââ.
Le Soleil souligne que les témoignages des co-inculpés ont mis Khalifa Sall ââen difficultéââ. Ainsi, la trésorière du Gie Tabar, Fatou Traoré, soutient : ââCe qui est facturé nâa jamais été livréââ. A son tour, Amadou Makhtar Diop, membre de la commission réception de la ville de Dakar, affirme : ââCe que jâai signé ne correspondait pas à la réalitéââ. Quant au comptable Yaya Bodian, il déclare : ââCes factures étaient juste pour la forme afin de régler un problème comptableââ.
Libération parle de ââSall temps pour Khalifaââ, car les ââco-prévenus avouent les fausses facturesââ.
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Auteurs: Sources: APS – Kafunel.com












