Pape DIOUF n’est plus. Il est emporté par le Coronavirus. Le Sénégal enregistre son premier décès Covid-19. Il s’agit de l’qncien Président de l’OM de Marseille Pape DIOUF. Décès survenu ce mardi 31 mars 2020 à l’hôpital de FANN. Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale présente ses condoléances à sa famille et au peuple Sénégalais…
Pape Diouf, 68 ans, est décédé ce mardi 31 mars du Covid-19, alors quâil devait être transféré de Dakar vers la France. Il était une personnalité influente du football français et africain. Après avoir été journaliste puis agent de joueurs, le Franco-Sénégalais avait présidé lâOlympique de Marseille de 2005 à 2009.
Lâancien président de lâOlympique de Marseille (élite française), le Franco-Sénégalais Pape Diouf, est décédé mardi à Dakar des suites du Covid-19, a annoncé la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS, publique).
ââLe Sénégal enregistre un premier décès. Il sâagit de lâancien président de Marseille Pape Diouf. Décès survenu ce mardi à lâhôpital Fann de Dakar. #MSAS présente ses condoléances à sa famille et au peuple sénégalaisââ, a twitte le ministère de la santé.
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« Sous sassistance respiratoire depuis samediââ à Dakar, à lâhôpital Fannââ, il devait être transféré, dans la soirée, à Nice, dans le sud de la France.

Pape Diouf, 68 ans, a marqué lâOM de son empreinte. Lâancien journaliste et agent de joueurs était encore très populaire auprès des supporters du club phocéen.
Pape Diouf était consultant ces dernières années à la chaîne cryptée française Canal+.
Pape Diouf, en chiffres …
Avec sa haute stature et son éloquence, Pape Diouf ne laissait pas indifférent. Ce passionné de sports, né en 1951 à Abéché au Tchad, nâaimait de toutes les façons pas la tiédeur. Fils de militaire, il ne manquait pas de caractère. Et il lui en a fallu pour désobéir à son père en suivant une autre voie que la sienne.
Parti à 18 ans dans le sud de la France, Pape Diouf bifurque en effet. « La raison principale qui mâa fait venir en France est que je devais faire lâécole militaire, racontait-il à OM Mag en 2008. Quand je suis arrivé, je me suis rendu compte que câétait un véritable engagement dans lâarmée et non une école. Jâai refusé de mâengager. Jâai donc dû subvenir à mes besoins en enchaînant les petits boulots. Le premier, câétait en tant que coursier. Ensuite jâai été pointeur au port de Marseille puis jâai fait de la manutention. Bien plus tard, jâai tenté le concours dâentrée à lâIEP dâAix-en-Provence que jâai réussi. »
Un journaliste au cÅur du réacteur marseillais
Son passage à Sciences Po Aix sâavère toutefois anecdotique. Par le biais dâune connaissance, le Franco-Sénégalais intègre le journal local La Marseillaise. « Ce furent des années fabuleuses pour moi, assurait-il. Jây ai dâabord travaillé en tant que « claviste » (personne qui compose sur un clavier les caractères dâun texte à imprimer, ndlr), puis comme correcteur. En même temps, jâétais déjà pigiste au service des sports. On mâa ensuite proposé de me consacrer uniquement au service des sports ».
Après avoir traité de lâactualité du basket-ball, le journaliste devient responsable de la rubrique football et couvre celle de lâOM. Pape Diouf se retrouve au cÅur du réacteur footballistique marseillais.
Virage vers la fonction dâagent
En 1987, Pape Diouf rejoint la rédaction du nouveau quotidien, Le Sport, censé concurrencer LâÃquipe. Lâaventure sâachève au bout de quelques mois. Le reporter se retrouve alors à un tournant de sa vie.

« Au même moment, deux hommes sont intervenus : Joseph-Antoine Bell et Basile Boli, souligne lâintéressé, au sujet de lâex-gardien de but et de lâancien défenseur de lâOM. Tous deux voulaient que je mâoccupe de leur carrière. Je connaissais les principes et les grandes lignes du métier dâagent de joueurs. Jâai hésité, eu égard à la réputation de ce métier. Au final, jâai pris la décision de le faire. »
Câest le début dâune période faste. Pape Diouf, doté dâun large carnet dâadresses, se bâtit un solide réseau. Il gère les intérêts de grands noms comme Marcel Desailly, Bernard Lama ou Didier Drogba.
Des résultats à lâOM mais pas de titres
En 2004, nouveau tournant. Pape Diouf passe une nouvelle fois de lâautre côté de la barrière. Il intègre lâOM en tant que manager général du club. Quelques mois plus tard, il devient le président du club phocéen, grâce à lâappui de son propriétaire Robert Louis-Dreyfus.
Après deux premières saisons convenables, durant lesquelles la formation azuréenne finit 5e du Championnat de France, celle-ci franchit un palier. Les Marseillais terminent sur le podium durant les trois exercices suivants.
Mais, malgré des résultats plus que probants, Marseille ne remporte aucun trophée notable durant cette période. Et des tensions avec dâautres membres de la direction ont raison de la présidence de Pape Diouf, en juin 2009.
« Une anomalie sympathique »
Durant la décennie qui suit, Pape Diouf reste un observateur et un commentateur assidu du football, français et africain notamment. Fier de son parcours, le binational aimait à se définir comme « une anomalie sympathique », même si son statut de seul président noir dâun gros club européen de football le rendait parfois amer. « C’est un constat pénible, à l’image de la société européenne et, surtout, française, qui exclut les minorités ethniques », jugeait-il dans une interview à Jeune Afrique.
Plus positif, il concluait dans OM Mag : « à ce niveau-là , on sent quâil y a beaucoup de changements aujourdâhui. Lâascension de Barack Obama aux Ãtats-Unis en est la juste illustration⦠Oui, mais il faut faire attention. De ce point de vue-là , la société américaine est bien plus prête que la société française. Je ne connais pas un Obama français aux portes de lâÃlysée⦠Il faut du temps ! Je vivrai jusquâà ma mort sans connaître cela. »












