Essai d’un vaccin Covid-19 emballe une journaliste qui a participé en tant que cowboy. Une journaliste belge fait partie des volontaires pour tester un nouveau vaccin mis eu point par CureVac. Elle raconte son expérience.

Les chercheurs du monde entier sont à la recherche dâun vaccin sûr et efficace pour lutter contre lâépidémie de Covid-19. En Belgique, une journaliste sâest portée candidate pour participer à lâessai dâun vaccin de CureVac, une entreprise de biotech allemande.
Ce vaccin a déjà été testé sur des animaux (rats, singes, souris) et, pour la première fois, il est expérimenté sur lâhomme. Au total, il est testé sur 168 personnes.
Afin de participer à cet essai, chaque participant a été soigneusement sélectionné : analyse de sang, examen de la gorge, électrocardiogramme, test de grossesse pour les femmes.
Après lâinjection, chaque participant doit rester quatre heures sur place afin que ses réactions puissent être analysées par des professionnels.
Covid-19 et vaccin placebo
Le vaccin se réalise dans un muscle du bras, au même endroit que la grippe. La journaliste de lâEcho ne sait pas si elle a reçu un placebo ou une dose du vaccin.
âCureVac souhaite tester trois doses : 2, 4 et 8 microgrammes dâun vaccin génétique synthétique. Je fais partie du groupe qui reçoit le vaccin de 4 microgrammes, mais je nâai aucune idée de ce que cela signifie. En principe, je ne recevrai aucune information sur les résultatsâ, rapporte la volontaire.
Il sâagit de la phase 1, celle qui doit permettre de réaliser des tests de toxicité sur des volontaires sains. Pendant quatre heures, tous les participants restent sous surveillance.
La journaliste repart chez elle après lâexamen de toutes ses fonctions.
âJe brûle. Du moins, câest mon impression. Mes jambes semblent chauffées à blanc, mon front transpire. Mon cÅur sâemballe, ma gorge et ma tête cognent, et jâai perdu toute sensation dans les doigts. Ma température a atteint 39°C. Câest comme si quelquâun était assis sur ma cage thoraciqueâ, rapporte la jeune femme.
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Une situation plutôt rassurante selon le président du Conseil de Surveillance CureVac, Jean Stéphenne, interrogé par la journaliste. âSi vous nâaviez pas du tout réagi, ce serait un mauvais présage pour nousâ, ajoute le spécialiste.
Tous les effets secondaires avaient disparu dès le lendemain de lâinjection.
âFin août, nous saurons si la réaction des volontaires est aussi bonne que celle que nous avons constatée chez les singes. Ils étaient entièrement protégés. Je suis très optimiste à propos de cette technologieâ, révèle Jean Stéphenne.
Une prochaine injection à venir
24 heures après lâinjection, la volontaire ressent de nouveau des symptômes plutôt désagréables : âJe me retrouve une fois de plus au lit avec 38,6°C de fièvre, des maux de tête, des courbatures et une intense fatigue. Je reçois un coup de téléphone du Centre de Vaccinologie de lâUZ Gand. Ils semblent préoccupés par mes symptômesâ.
Et de poursuivre : âLe Professeur Geert Leroux-Roels mâappelle. âVotre corps a produit des interférons. Vous nâavez pas le coronavirus, câest impossible, mais vous avez réagi comme si vous étiez atteinte dâune grave infection virale comme la grippe ou la Covid-19. Câest exceptionnel, mais tout à fait possibleââ.
Le spécialiste lui explique alors quâelle a les mêmes réactions que si elle était atteinte dâune grave infection virale.
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Les symptômes ont disparu dès le lendemain. Grâce aux différents essais, le laboratoire doit trouver lâéquilibre entre le confort du patient et lâefficacité.
En effet, si le but est bien de provoquer la réaction forte du système immunitaire, cela ne doit pas être fait en provoquant de trop importantes réactions. Pour la volontaire, la deuxième injection est prévue dans quelques semaines.
Pendant une année, son sang sera analysé à la recherche dâanticorps.












