Les petits pélagiques (tel le yaboye en wolof) sont une ressource extrêmement importante pour la sécurité alimentaire des populations sénégalaises en particulier et dâAfrique de lâOuest en général, a soutenu mardi docteur Charlotte Karibuyoye Said, directrice du programme Afrique de lâOuest de la Fondation MAVA pour la nature.
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« Câest une ressource qui joue également un rôle extrêmement important comme source de revenus pour les famillesââ, a-t-elle soutenu à lâouverture dâune réunion de 2 jours du comité de pilotage du plan dâaction 8 de la stratégie MAVA 2016-2022.
« Gestion durable des stocks et sites côtiers critiques des petits pélagiques » est le thème de cette réunion de la MAVA qui développe un plan dâaction sur les ressources halieutiques, et plus spécifiquement les petits pélagiques qui constituent une composante majeure des ressources halieutiques exploitées en Afrique de lâOuest.
Dâaprès Mme Said, ce plan dâaction se concentre sur la zone côtière de 7 pays en Afrique de lâOuest (Cap Vert, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée et Sierra Leone) ayant en partage des milieux écologiques, des ressources naturelles, des stocks halieutiques particulièrement les petits pélagiques ainsi que des réalités culturelles et politiques.
« Nous avons lancé un processus de réflexion et des priorités dâintervention ont été relevées. Alors, on sâest rendu compte quâil y avait 3 grands axes qui intéressaient les pays, notamment lâamélioration de la qualité des données qui sont recueillies sur la pêche des petits pélagiques », a-t-elle confié.
A lâen croire, il sâagit, pour la première composante, dâaméliorer les données sur la ressource « petit pélagique » pour aider les pays à prendre les bonnes décisions en matière de gestion durable de cette ressource.
La deuxième composante, relève la directrice de MAVA pour la nature, concerne la gestion des sites côtiers qui jouent un rôle important dans la reproduction de cette ressource. Il sâagit ainsi de promouvoir une bonne protection et une bonne gestion de ces espaces.
Pour la dernière composante, a-t-elle fait comprendre, il sâagit du plaidoyer, de lâinformation, de la transparence en matière de gestion des pêcheries surtout des petits pélagiques.
« Ce sont trois actions complémentaires, donc, trois projets distincts et lâenjeu de cette réunion est de pouvoir réunir tous ces acteurs pour quâensemble ils puissent avoir une vision partagée de lâobjectif final, câest-à -dire la gestion durable des petits pélagiques », a dit docteur Charlotte Karibuyoye Said.
Elle a indiqué que le Réseau régional des Aires marines protégées de lâAfrique de lâOuest (RAMPAO), la Commission sous-régionale des pêches (CSRP) et le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de lâOuest, parties prenantes, doivent voir ensemble comment collaborer et construire des synergies pour arriver à cet objectif.
« Ce plan dâaction appartient à tous les acteurs et nous devons travailler, de concert, pour y arriver. Ce qui fait que la complémentarité, la synergie et la solidarité doivent être de mise », a ajouté la directrice de la MAVA.
Elle a souligné lâimportance dâune bonne communication entre les acteurs, une entente mutuelle pour arriver à une situation « où tout le monde est au même niveau dâinformation ». Lâobjectif est dâavoir lâassurance que chacune des 3 composantes parvient à atteindre ses résultats.
« Parce que, si une composante nâatteint pas ses résultats, câest tout le plan dâaction qui aura échoué », a-t-elle prévenu, rappelant que les espèces concernées sont la sardine, les sardinelles, lâethmalose, le mulet jaune, le maquereau et les chinchards qui représentent jusquâà plus des ¾ des espèces débarquées dans certains pays comme la Mauritanie, le Sénégal et la Gambie.













