LâAgence nationale de lâaquaculture (ANA) va bientôt lancer les activités dâune fabrique dâaliments de poisson installée à Ndiar (Thiès, Ouest), a annoncé, vendredi, à Ndiéyène Sirakh, sa directrice générale, Téning Sène.
« Nous avons installé une fabrique (dâaliments de poisson) à Ndiar », dont les activités vont bientôt démarrer, a dit Téning Sène, selon qui lâinfrastructure, dâun coût de 160 millions FCFA, aidera à résorber le manque de nourriture pour les alevins.
La DG de lâANA procédait à lâempoissonnement du bassin dâun promoteur privé, pionnier de lâaquaculture dans la commune de Ndiéyène Sirakh.
Lâouverture de cette usine sâinscrit dans lâoption prise ces dernières années par lâEtat dâinstaller, avec lâappui de ses partenaires, des fabriques dâaliments de poisson, qui sont un facteur de production essentiel dans lâaquaculture, mais que le pays doit importer.
Fabrique dâaliments de poisson fonctionnelle à Thiès
Lâaliment représente « 65% des charges » de la pisciculture, mais la « difficulté » est quâil est importé, et le transport renchérit le coût de production, a-t-elle relevé.
Une autre fabrique devant coûter plus de 300 millions FCFA, est prévue dans la région de Saint-Louis. Tous les contrats sont signés pour que lâentreprise débute les travaux.
LâANA a aussi implanté, sur budget propre, une industrie dâaliments de poissons à Thiès, a dit la responsable, qui annonce aussi un équipement similaire, « dans les jours » à venir à Sédhiou.
La mise sur pied de ces fabriques au nord, au sud et au centre du pays, devrait résoudre le problème de manque dâaliments de poisson.
Selon Téning Sène, lâAgence nationale de lâaquaculture compte aussi encourager les industriels de lâaliment de bétail, à produire de lâaliment de poisson, pour aider à la vulgarisation de lâaquaculture et à lâautonomisation de ses acteurs, à lâimage de ce qui se fait dans lâaviculture.












