Lâassouplissement des mesures de restrictions dans la lutte contre le Covid-19, voulu par le chef de lâEtat, continue de préoccuper les quotidiens reçus mercredi à lâAgence de presse sénégalaise (APS).
Le Témoin constate ââune levée de boucliers contre Macky Sallââ après son discours à la Nation du 11 mai. ââLes Sénégalais sont réservés quant à la décision de rouvrir les lieux de culteââ, dit le journal.
ââMacky encercléââ après la levée des mesures dâassouplissement dans la lutte contre le Covid-19, selon La Tribune qui écrit : ââ Les mesures dâassouplissement prises par le chef de lâÃtat concernant la pandémie du coronavirus sont diversement interprétées par le personnel médical et la classe politique, partagés entre inquiétude et scepticismeââ.
Sur cette question, ââla classe politique est diviséeââ, souligne Sud Quotidien.
ââLa sortie du président de la République avant-hier, lundi 11 mai 2020, avec notamment la réouverture des lieux de culte et marchés, comme le décalage du couvre-feu, a fait réagir plusieurs personnalités politiques qui nâont pas manqué de montrer leur désaccord total face aux nouvelles règles établies. Selon ces dernières, la situation actuelle de la pandémie nâest pas favorable à la décision dâassouplissement des règles édictéesââ, écrit le journal.

Enquête parle de ââfractureââ et relève que âârarement, dans lâhistoire de ce pays, des mesures présidentielles auront autant divisé les populationsââ. ââLa sphère politique nâa pas été tendre avec le président de la République, après son adresse à la nation, pour annoncer la réduction des heures du couvre-feu et la réouverture des lieux de culte. Dans la majorité des cas, câest une fuite de responsabilités qui est dénoncéeââ, écrit Enqûete.
Dans le journal, Sylvain Landry Birane Faye (socio-anthropologue) estime que ââle moment pour réorienter la stratégie semble mal choisiâ.
Pour LâObservateur, ââle virage de Macky Sall +nâest ni scientifique ni médicalââ et estime que ââle pire est à craindre dans 2 à 3 semainesââ.
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Selon Source A, ââle comité de gestion des épidémies (a été) pris de courtââ par les annonces présidentielles. ââLes membres du comité national de gestion des épidémies ne font pas partie de lâéquipe pluridisciplinaire dâéminents experts nationaux évoqué par le président de la République pour justifier ses mesures suicidaires lors de son adresse à la Nationââ, dit le journal.

Avec ce changement de stratégie dans la gestion de la pandémie, ââle personnel soignant est au pied de la montagneââ, selon Le Quotidien qui écrit : ââaprès que le gouvernement a pris la décision dâassouplir les mesures de restrictions pour combattre le Covid-19, le personnel médical va évidemment être submergé par un afflux de malades (â¦)ââ.
Assouplissement dans la lutte contre le Covid-19
Dans le journal Le Soleil, le Secrétaire général de la présidence de la République Mohamed Boun Abdallah Dionne soutient que ââles décisions prises par le chef fondent leur pertinence objectiveââ.
ââGouverner, câest certes prévoir, mais câest avant tout décider. Et câest le rôle du leader que de décider. Nos démocraties parlementaires sont devenues des démocraties dâopinions. Tout est matière à débat et fort heureusementââ, dit Dionne.
Le journal LâAs met en exergue la reprise des cours le 2 juin et affiche à la Une : ââTalla donne des garanties aux enseignantsââ.
ââLe gouvernement a pris la décision de rouvrir les écoles à partir du 2 juin prochain pour sauver lâannée scolaire. A cet effet, une rencontre par visioconférence sâest tenue, hier, entre les enseignants et leur ministre de tutelle, Mamadou Talla. Les autorités de lâEducation nationale ont ainsi présenté le plan de reprise des enseignements-apprentissages avant de donner des garanties aux syndicats sur les dispositions prises pour le parachèvement de lâannée. Mais pas tout à fait convaincant puisque les enseignants sont toujours perplexesââ, écrit LâAs.
Walfadjri sâintéresse aux pertes liées à la pandémie et affiche à la Une : ââContes et mécomptes chez les artistesââ.
ââCertaines voix de la musique sénégalaise semblent déraper quand ils affichent le bilan des impacts de lâépidémie à Coronavirus sur leurs activités. Dâaucuns évoquent les anniversaires, les tournées internationales et les sorties dâalbums différées pour afficher une note salée. Dâautres tendent à jouer sur des sonorités plus basses et limitentâ¦le désastre. Des difficultés oui, mais pas la catastropheââ, écrit le journal.













