Cinéma la démocratie africaine en question
Cinéma la démocratie africaine en question

« Pourquoi la démocratie ? ». C’est à cette question que tentent de répondre les participants à la 15è édition du festival de cinéma « Ciné droit libre » qui se tient du 7 au 14 décembre à Ouagadougou. Un thème à la mesure du contexte.

« Nous voyons ce qui se passe aux États-Unis depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, le mouvement des Gilets jaunes en France, les violences au Burundi.

Ce sont autant d’événements qui remettent en cause la démocratie », expliquait récemment Abdoulaye Diallo, coordinateur du festival « Ciné droit libre ».

Démocratie en mode cinéma

Lequel festival dont la 15è édition se déroule du 7 au 14 décembre le 15è à Ouagadougou sous le thème « Pourquoi la démocratie ? ». Une question en lien avec l’actualité africaine et/ou mondiale.

Il y a près de 30 ans, mis à part quelques exceptions, les Africains sur injonction de François Mitterrand par le canal d’un discours mémorable prononcé à La Baule, s’engageaient avec frénésie dans un ambitieux programme de démocratisation.

Conférences nationales, élections pluralistes, instauration du multipartisme, … Comme l’indépendance dans les années 1960, la démocratie fut le principal paradigme des années 1990.

Dissiper l’illusion démocratique

C’est aussi à cette époque que Jacques Chirac lança « La démocratie était un luxe pour les Africains ».

Et les réflexes monopartites de nouveaux régimes et la perfidie d’anciens présidents déterminés à revenir au pouvoir quel qu’en soit le prix, finirent par conforter l’ancien président français (1995-2007) dans sa prédiction.

Aujourd’hui encore, les Africains continuent de patauger dans la désillusion. Gouvernance électorale peu ou pas rassurante, tripatouillage des constitutions pour s‘éterniser au pouvoir, …

L’Afrique semble encore à mille lieues de ce que devraient ou doivent être de vrais régimes démocratiques.

D’où la lancinante question : « Démocratie en Afrique : luxe ou nécessité ? ».

Une problématique tellement pertinente et complexe que les organisateurs ont mis un point d’honneur à recourir à deux experts et sages africains : l‘égyptologue congolais (Brazzaville), le Professeur Théophile Obenga et Michel Kafando, président de transition au Burkina (2014-2015).

Reste à savoir si les débats y afférents accoucheront de propositions susceptibles de faire changer les mentalités.

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