La pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) occasionne une perte annuelle de 150 milliards de francs CFA au Sénégal, a révélé lundi, Jon Anderson, responsable du projet Winrock feed the future (USAID-Dekkal Geej).
ââLes navires de l’activité industrielle non autorisés, en particulier, ont contribué au pillage des ressources halieutiques dans des proportions énormes. Rien quâau Sénégal, il en résulte une perte annuelle de 150 milliards de francs CFAââ, a-t-il déclaré.
La pêche INN est devenue lâââune des principales menaces maritimesââ auxquelles est confrontée la ressource halieutique dans la région ouest-africaine, a dit M. Anderson.
Il sâexprimait au cours dâun atelier dâéchanges sur la cogestion et sur les instruments et cadres juridiques de lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN).
Cet atelier de deux jours (21-22 décembre), qui se tient à Saly-Portudal (Mbour, ouest), entre dans le cadre du projet Feed the future Sénégal- Dekkal Geej de lâAgence des Etats-Unis dâAmérique pour le développement international (USAID).
Pêche INN occasionne une perte annuelle de 150 milliards de Francs CFA
ââLa cogestion tout comme la lutte contre la l’activité maritime INN nous obligent à travailler ensemble pour un système de gestion des pêches durable, équitable et inclusif et pour une réduction des énormes pertes liées à la pêche INN. Telle est la vision et le souhait de Dekkal Geej, dâici 2024ââ, a indiqué Jon Anderson.
Il se réjouit de constater que le gouvernement, dans une démarche dâanticipation, a créé, en 2008, les Conseils locaux de pêche artisanale (CLPA), pour une ââgestion concertée et durableââ des ressources halieutiques.
ââLa cogestion, qui exige la disponibilité de moyens humains et financiers soutenus, reste un concept évolutif. Au-delà des perceptions parfois différentes des acteurs clés impliqués dans sa mise en Åuvre, la loi portant Code de la pêche marine, a apporté de nouvelles dispositions qui sont importantes à connaîtreââ, a fait observer Anderson.
Winrock feed the future (USAID-Dekkal Geej) est un programme de cinq ans, lancé le 14 novembre 2019 à Ngaparou, dans le département de Mbour. Il sâinscrit dans le cadre de lâInitiative alimentaire pour lâavenir (Feed the future Sénégal).
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Il vise à améliorer la gestion durable des pêches, en vue dâune biodiversité et dâune résilience des communautés.
Pour sa part, le coordinateur interne et chargé du suivi-évaluation à la Direction des Pêches Maritimes (DPM) au ministère des Pêches et de lâEconomie maritime, Sidya Diouf, est revenu sur la ââplace non négligeableââ voire ââstratégiqueââ de l’activité dans lâéconomie nationale.
ââIl est devenu nécessaire de souligner lâimportance du secteur de l’activité, car elle occupe une place non négligeable pour ne pas dire stratégique dans lâéconomie nationale (â¦)ââ, a t-il dit.
Les pêches continentales et maritimes contribuent significativement à la sécurité alimentaire et aux revenus dâune bonne partie des populations disséminées le long des plans dâeauââ, a déclaré M. Diouf qui rappelle que l’activité contribue à hauteur de 3,2% au PIB national et constitue le premier poste dâexportation avec 204, 43 milliards de recettes dâexportation.
La consommation per capita est de 29,9 kg par an avec plus de 70% de participation à la couverture des besoins en protéines dâorigine animale, a encore rappelé Sidya Diouf.












