Revue de presse du 24 avril 2020 : La presse s’inquiète de la propagation du Covid-19

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La presse sénégalaise s’inquiète de la propagation du Covid-19. Les quotidiens reçus vendredi à l’APS s’alarment de la propagation du Covid-19, du non-respect par certains des mesures de prévention de la maladie et des ratés de la riposte menée par les autorités contre la pandémie.

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‘’Non-respect du couvre-feu, voyages clandestins, rues bondées…’’ écrit Tribune, ajoutant que ‘’le virus contourne les barrières’’. Les mesures et les gestes barrières (interdiction des transports entre les régions et des rassemblements, port obligatoire du masque, etc.) édictées pour éradiquer la pandémie de coronavirus sont foulées au pied dans plusieurs parties du pays, selon Tribune.

Il estime que le non-respect de ces mesures est à l’origine de la propagation de la maladie au Sénégal, où 479 cas (257 malades guéris, six décès, etc.) ont été recensés depuis le 2 mars, selon les statistiques du ministère de la Santé.

L’infectiologue Moussa Seydi, le fer de lance du traitement du Covid-19 au Sénégal, estime que ‘’la maladie n’est pas devenue incontrôlable’’. Mais ‘’si le nombre de malades augmente, cela va désorganiser le système. C’est clair. On l’a vu un peu partout dans le monde’’, avertit M. Seydi, cité par WalfQuotidien.

Source A estime que ‘’les recommandations du professeur Moussa Seydi et des autres professionnels de la santé n’ont été suivies qu’à moitié’’. Les autorités ‘’ne comprennent pas pourquoi les habitants de ce merveilleux pays continuent de fréquenter les marchés, les plages (…) et d’autres endroits publics’’.

Le journal EnQuête constate que ‘’le couvre-feu instauré le 23 mars est toujours violé dans certaines zones du pays’’. ‘’Certains citoyens ne respectent pas le couvre-feu parce qu’ils ne sont pas convaincus de sa capacité à freiner la chaîne de transmission’’ de la maladie, écrit EnQuête, sur la base de l’analyse donnée par un sociologue.

La presse s’inquiète de la propagation du Covid-19

La presse est également préoccupée par la progression du Covid-19 à Touba, une ville qui ‘’fait craindre le pire’’. La deuxième grande ville du pays est maintenant ‘’l’épicentre des cas de coronavirus causés par la transmission communautaire’’, le mode de propagation le plus inquiétant de la maladie, dans la mesure où la source de contamination reste une énigme pour 11 patients recensés à Touba depuis le 11 avril, selon WalfQuotidien.

EnQuête est préoccupé par ‘’le réveil du volcan’’ dans le département de Mbacké. ‘’Tel un volcan en dormance, le Covid-19 s’est réveillé. Dans l’agglomération de Touba-Mbacké, la pandémie continue sa marche silencieuse. Hier, huit personnes ont été testées positives au coronavirus’’, écrit le même journal, selon lequel 56 cas de Covid-19 ont été recensés par le ministère de la Santé dans ce département, depuis le 10 mars.

A Ziguinchor, ‘’le professeur Moussa Seydi déplore le manque d’équipements pour la prise en charge des patients’’, rapporte L’As.

‘’Le service de réanimation n’est pas du tout fonctionnel. Il n’est pas aux normes. Quand on gère [une pandémie], il faut prévoir le pire’’, a dit M. Seydi, cité par L’As, après avoir visité le centre de traitement des personnes infectées par le Covid-19 à Ziguinchor.

Le Témoin Quotidien, lui, remet en cause la demande d’annulation de la dette des pays africains touchés par la pandémie de coronavirus, une demande faite par le président de la République, Macky Sall.

‘’Annuler la dette de nos pays sans obliger au moins nos dirigeants à des mesures d’austérité, s’agissant en tout cas de leur fonctionnement, ce serait là une très mauvaise chose, un encouragement au laxisme, à la prévarication, aux détournements…’’ soutient l’éditorialiste du journal.

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