Si il y a une question qui titille aux lèvres et qui fait couler beaucoup d’encre c’est bien celle autour de la controverse entre les partisans du citron acidifiant, accusé d’acidifier et de déminéraliser l’organisme humain, et les défenseurs du citron alcalinisant, capable bien au contraire de minéraliser notre organisme. Tenez-vous cette interrogation est loin d’être close. La rédaction de Kafunel.com vous livre quelques pistes de réponses croisées des scientifiques…

Certainement, personne ne pourra contester le fait que le jus du citron possède un goût clairement acide pour nos papilles gustatives.

En effet, ce fruit tient son acidité de la grande quantité d’acide citrique qu’il contient. Toutefois, le jus de citron se transforme et devient un aliment alcalin (c’est-à-dire non acide), une fois qu’il est rentré dans notre organisme et assimilé. 

Comment cela est-il possible ?

En fait, les acides du citron, quand ils sont correctement métabolisés, sont oxydés pendant le processus digestif ; ils laissent ainsi des résidus alcalins, comme les carbonates et les bicarbonates.

Le citron est donc capable d’être acide à l’extérieur de notre organisme et de devenir alcalin une fois métabolisé à l’intérieur. 

Cependant, malgré cette explication scientifique, les personnes qui boivent du jus de citron (surtout quand il s’agit d’assez grandes quantités, comme c’est le cas pendant une cure), peuvent avoir des ressentis très différents.

Certaines s’obstinent à dire que pour elles, le citron est acidifiant, tandis que d’autres n’ont pas cette sensation. Pourquoi ? Faut-il chercher la réponse dans le citron ? 

Les naturopathes, sensibles à la question des réponses du corps humain face aux aliments, connaissent ce problème d’« acidité – alcalinité » du citron et apportent leur réponse. 

Le point central de la diatribe réside dans le fait de pouvoir « métaboliser correctement » les acides du citron. Or, sur le plan physique, nous ne sommes pas tous égaux et surtout nous n’avons pas les mêmes capacités digestives.

Pour pouvoir bien digérer les acides, les naturopathes disent qu’il est impératif d’avoir une bonne force vitale. C’est elle qui va nous donner la capacité de transformer ces acides.

À défaut, notre organisme devra aller chercher des minéraux pour les neutraliser ou tamponner les acides qu’il ne peut pas métaboliser.

Il sera obligé d’aller les prendre là où ils sont disponibles, c’est-à-dire dans les os, les dents, les ongles, les cheveux, etc., ce qui à la longue entraîne une déminéralisation.

Les symptômes qui en découlent sont souvent la frilosité, la nervosité, l’émotivité et une fragilisation du système immunitaire, etc. 

C’est la morphologie de chaque individu que les naturopathes prennent en considération pour déterminer les possibilités propres à chacun pour métaboliser le jus de citron. Ils en concluent que les sujets de type « sanguin » sont ceux qui peuvent mieux profiter du jus de citron.

On les reconnaît car ils sont physiquement plutôt robustes, leur teint est rouge, leur caractère jovial, ils ne craignent pas le froid, ils aiment la bonne chair et ils ont un bon coup de fourchette.

C’est une typologie qui se rapproche du type « carbonique » décrit en homéopathie. 

En revanche, les personnes de type « neuroarthritique », qui sont déjà de nature frileuse, un peu maigrichonnes, avec des poignets et des chevilles très fins, qui ne mangent pas beaucoup et qui ont un tempérament parfois nerveux, auront beaucoup plus de mal à métaboliser correctement l’acidité contenue dans le jus de ce fruit. 

Le premier groupe de personnes (les sanguins) pourra donc suivre avec succès une cure de jus de citron et en tirera beaucoup de bénéfice, tandis que le deuxième (les neuroarthritiques) aura intérêt à s’en abstenir et chercher un remède ou une cure plus appropriée. 

A lire : 
Le citron: saveurs et vertus, Editions Grancher 

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