Les sujets politiques sâimposent presque naturellement à la livraison de mardi de la presse quotidienne, dans le sillage de la première réunion, la veille, du comité de pilotage du dialogue national.
Si lâAs semble donner le ton (« Famara Ibrahima Sagna démarre mal son dialogue »), le fait est que les journaux adoptent tous le même ton en se faisant écho du climat de tension dans lequel sâétait tenue la première réunion de cette concertation nationale décidée par le président de la République Macky Sall et à laquelle participent différents segments de la nation.
ââLa cooptation par Macky Sall de quarante nouvelles personnes dans le comité de pilotage à lâinsu de lâopposition a été la pierre dâachoppement du dialogue politique. Le pouvoir et lâopposition qui participent au dialogue national se sont livrés à des joutes verbales à propos de ces nominationsââ, indique Walfquotidien.

 « Lâambiance a en effet été viciée par la proposition faite par Famara Ibrahima Sagna à propos de lâélection de deux vice-présidents et deux secrétaires. Ce qui a déclenché un énorme tohu-bohu puisque les gens parlaient sans sâécouter, ni se référer à la proposition du président du comité de pilotage du dialogue national », écrit LâAs.Â
Selon le même journal, le rajout de « 40 personnes à la première liste des membres du comité ont aussi soulevé la polémique ».
« Acte 1 dâun dialogue de sourds », résume le quotidien Enquête. « Après un démarrage chaotique hier, le dialogue national se réunit à nouveau, jeudi prochain, pour essayer de dépasser ces goulots qui lâempêchent dâavancer », écrit ce journal.Â
« La première réunion du comité de pilotage du dialogue national sâest ouverte sur un gros malentendu. La rencontre a fait lâobjet de grandes controverses à la lecture des membres du comité de pilotage. Une liste qui a connu un rajout de 40 nouveaux membres, sans consultations préalables », rapporte LâObservateur.Â
Dâoù cette manchette de Source A : « Famara et Cie, à la borne fontaine », ou celle de Sud Quotidien, qui titre : « Famara joue à lâéquilibriste ».

Et ce journal dâajouter que Famara Ibrahima Sagna a dû prendre la parole pour « arrondir les angles » en précisant que la cooptation de nouveaux membres est partie dâune demande de lâopposition « pour quâil y ait des femmes dans le comité de pilotage ».Â
Le journal Le Quotidien évoque des « salves de lâopposition contre Famara Ibrahima Sagna », avant dâajouter que ce dernier « assume tout ».
« Sâil faut en vouloir à quelquâun, fusillez-moi », dit-il dans des propos rapportés par LâAs. « Je nâai besoin ni de budget ni de salaire (….). Moi, je ne suis pas quelquâun à qui on dicte la conduite à tenir », affirme par ailleurs le président du dialogue national dans dâautres déclarations citées par le même journal.Â
Au finish, « Big Fam désamorce la bombe des 40 +repêchés+ », estime Le Témoin quotidien.
« Le président Famara Ibrahima Sagna a joué de son expérience pour calmer le jeu en apportant des éclairages sur certains points », souligne le journal.Â
Des suspicions peuvent en cacher dâautres, avec la décision de Me Abdoulaye Wade de se retirer du Front de résistance nationale (FRN), un regroupement de partis de lâopposition suspectés par lâancien président de « collusion avec le pouvoir » (LâAs), par le biais du dialogue national.Â

Le Parti démocratique sénégalais (PDS), à travers Me Wade, « claque la porte » du FRN, note le quotidien Enquête. « Abdoulaye Wade et son parti suspendent leur participation au Front de résistance nationale.
Mais en laissant des accusations graves de +compromission+ de certains dirigeants du Front avec le pouvoir en place », écrit Le Quotidien.
ââLes passes dâarmes entre Mamadou Diop Decroix et Mamadou Lamine Diallo ces derniers jours au sujet de la participation au dialogue national ont fini par disloquer lâoppositionââ, constate Walfquotidien.
Il ajoute que « Me Wade et le PDS qui soupçonnent des relations douteuses entre Macky Sall et certains leaders de lâopposition ont décidé de suspendre leur participation au Front de résistance national dont ils étaient membres fondateurs en attendant dây voir un peu plus clairââ.
Selon LâObservateur, lâancien président pointe ainsi « des dysfonctionnements au sein de cette organisation de lâopposition sénégalaise », ce à quoi répond, dans les mêmes colonnes, le coordonnateur du FRN, Mactar Sourang.Â

« Il a été mal informé », réplique-t-il, avant dâenfoncer le clou, à la Une du quotidien LâAs : « Quand Wade a rencontré Macky Sall, nous nâavons pas dit quâil est allé se compromettre ».Â
Le Soleil préfère à toute cette polémique la bonne nouvelle, à priori plus consensuelle, de lâexploitation du champ pétrolier de Sangomar, dont le processus est lancé selon le journal.
Il précise que la mise en production est « prévue début 2023 avec une cible de 230 millions de barils de pétrole brut ».












