La Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Diourbel a prononcé, ce jeudi, des peines de travaux forcés entre quinze et dix ans respectivement pour les frères Mourtalla Sow et Souhébou Sow, tous deux prévenus de trafic international de drogue et d’association de malfaiteurs. Un troisième individu, Khadim Thiam, quant à lui, a été condamné à dix ans de travaux forcés.

C’est en une matinée du 23 avril 2017, après un tuyau des gendarmes de Gossas, les informant qu’un véhicule gros porteur susceptible de transporter une importante quantité de drogue, et qui venait de forcer leur barrage, que les gendarmes de Kael dressent eux aussi un barrage pour stopper le camion.

Sauf que ce jour-là, la bande à Mourtalla Sow et Souhébou Sow, n’entendait nullement s’arrêter pour le laisser contrôler. C’est à partir du moment où les malfaiteurs ont forcé ce deuxième barrage qu’une longue course poursuite a été engagée par les gendarmes pour réussir à maîtriser le camion et ses occupants. Ce n’est qu’une fois dans la commune de Mbacké que le véhicule a fini sa course sur un poteau électrique.

Après un contrôle du camion, les gendarmes découvrent 182 kilos de Yamba soigneusement dissimulés dans les pneus. A partir de là, Khadim Thiam et les frères Sow ont été arrêtés et inculpés d’association de malfaiteurs et trafic international de drogue, étant entendu que le convoi venait du Mali.

Face aux juges de la Chambre criminelle, ce jeudi, les accusés ont tenté de nier, mais ils se sont heurtés au procureur Malick Dia, déterminé à les incriminer, preuves à l’appui. Mais dans tout cela, c’est le passé criminel des accusés qui leur a le plus porté tort, avec leurs frères incarcérés en prison po

ur les mêmes chefs. Le procureur a ainsi requis 20 ans de travaux forcés pour chacun des trois accusés non sans demander qu’ils paient une amende de cinq millions chacun.

Dans son délibéré, la Chambre criminelle a reconnu les frères, Souhébou Sow et Mourtalla Sow à 15 ans de travaux forcés en plus d’une amende de cinq millions.

Quant à Khadim Thiam, il a vu les charges initialement retenues contre lui, abandonnées, pour que ne soit retenue que l’association de malfaiteurs. Il a écopé de dix ans de travaux forcés.

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