Le Sénégal a vécu une année 2020 marquée par la pandémie de la Covid-19, qui a totalement bouleversé les vies par les mesures de restriction quâelle a imposées et, malheureusement, continue encore de dicter sa loi avec une seconde vague qui frappe durement le pays.
Le premier cas de Covid-19 a été déclaré le 2 mars 2020, amenant les autorités à prendre une série de décisions sur fond dâétat-dâurgence, décrétée le 23 mars, assortie dâun couvre-feu, de restriction des déplacements à lâéchelle du territoire national.
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Les écoles, les universités, les lieux de culte, les marchés, bref tous les lieux de rassemblement sont fermés pour freiner la propagation de la maladie. La présence du personnel dans les lieux de travail est réduite au minimum, ce qui a favorisé le développement du travail à distance ou télétravail.
Pour se prémunir du coronavirus, le maître-mot est le respect des gestes barrières, une expression qui marque la vie quotidiene. Désormais, il faut mettre le masque, respecter les distances physiques, avoir les mains propres.
Le gel hydro-alcooloque devient un produit de première nécessité.
Pour atténuer ces mesures de restriction, lâEtat met en place un plan de résilience doté dâun budget de 1000 milliards de francs Cfa. Lâobjectif est de distribuer des vivres aux ménages vulnérables et des appuis financiers aux secteurs impactés par la pandémie.
Le premier décès lié au Covid-19 est rapporté le 31 mars 2020 : une figure importante du monde sportif, le franco-sénégalais Pape Diouf. Depuis, le nombre de morts du coronavirus a atteint plus 300 dont des anonymes et des grandes figures de la scène politique, des médias, du monde religieux, etc.
De grands évènements sont annulés durant cette période : Daaka de Madina Gounass, Appel des Layènes, défilé du 4 avril pour la fête de lâIndépendance, etc.

Dans un discours prononcé le 11 mai, le chef de lâEtat estimait que âânous devons désormais apprendre à vivre en présence du virus, en adaptant nos comportements individuels et collectifs à lâévolution de la pandémieââ.
Il faut dire que les mesures de restriction ont été fortement contestées dans certains milieux.
Macky Sall décide alors dâun « assouplissement » de lâétat dâurgence comprenant une réduction de la durée du couvre-feu, la réouverture des lieux de culte et des marchés, la reprise des cours dans les classes dâexamen, le 2 juin, et un réaménagement des horaires de bureau, fixés de 9 heures à 16 heures.
Si les marchés et certains lieux de culte sont ouverts, la reprise des cours pour les classes dâexamen nâa pas eu lieu à cause des cas de Covid-19 décelés dans le corps enseignant.
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Mais les 2 et 3 juin, Dakar et dâautres villes du pays dont Touba sont en proie à des manifestations pour la levée des mesures de restriction des déplacements prises par lâEtat pour éradiquer la pandémie de coronavirus, notamment lâétat dâurgence, le couvre-feu et lâinterdiction du transport interurbain.
Dans ce contexte, le gouvernement décide de desserrer lâétau, le ministre de la Santé et de lâAction sociale, Adboulaye Diouf Sarr faisant état dâââune très bonne maîtrise de la pandémieââ à coronavirus, dont la courbe affiche désormais une « tendance baissièreââ.

Ainsi, le ministre de lâIntérieur, Aly Ngouille Ndiaye, annonce plusieurs mesures dâââassouplissementââ de lâétat dâurgence sanitaire, dont la levée de lâinterdiction du transport interurbain et un réaménagement de la durée du couvre-feu, désormais fixée entre 23 heures et 5 heures.
2020 au rythme de la pandémie de la Covid-19
A lâarrêt depuis le 23 mars, le transport interurbain reprend ses droits, non sans le respect de certaines conditions comme le nettoiement des véhicules, la tenue de manifestes de bord pour lâidentification des passagers, le port du masque, etc.
Les horaires dâouverture et de fermeture des gares routières seront fixés de concert avec les acteurs des transports. Toutefois, avec la reprise du transport interurbain, certains redoutent un allongement de la chaine de transmission du virus via ce secteur caractérisé par un manque dâorganisation.

Outre le transport, les restaurants et les salles de sport sont désormais autorisés à reprendre leurs activités.
Le plan de riposte adopté par le gouvernement sénégalais a permis une très bonne maîtrise de la pandémie à coronavirus, dont la courbe affiche désormais une « tendance baissière, se félicitait au mois de juin, le ministre de la Santé et de lâAction sociale, Adboulaye Diouf Sarr.
Après trois mois de mise en Åuvre de ce plan de riposte par lâensemble des secteurs concernés,  » une tendance baissière [est] notée depuis la 11ème semaine, relevait-t-il, lors dâun point de presse conjoint avec ses homologues de lâIntérieur, des Transports.
Malheureusement les indicateurs se sont fortement dégradés depuis bientôt un mois, installant le Sénégal dans une deuxième vague de coronavirus.













