Lorsque lâon pense au Sénégal, lâon pense au riz, élément quasi incontournable des repas. Le fameux riz ou thieb qui est littéralement servi à (presque) toutes les sauces. Désormais il faudra compter avec le pain, plus précisément la baguette.
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8 millions de baguettes vendues par jour
Les 8 millions de baguettes de pain écoulés tous les jours viennent sinon bousculer la suprématie du riz-roi mais offrent à voir une autre facette de ce Sénégal qui riz. Sénégal, pays à pains donc : la preuve par les 8 millions. Sénégalais accro à la baguette. Qui lâeut cru ?
On connaissait le stéréotype du français à béret et baguette sous le bras, désormais, outre riz et poisson, il faudra inclure dans les incontournables ou trademark du Sénégal : le pain.
Le secteur farine : un secteur VIP
Les 500 milliards de CFA de chiffre dâaffaires pour la totalité du secteur de la boulangerie contribuent à la création dâemplois indirects chiffrés à environ 40 000. Ces chiffres positionnement clairement la filière farine comme un acteur VIP de l âéconomie nationale.
Si le Sénégal enregistre un total de 1797 boulangeries reconnues, elles ne sont pas également réparties dans tout le territoire, loin de là : avec ses 683 boulangeries enregistrées, Dakar concentre la plus grande portion de celles-ci tandis que la ville de Touba en enregistre 200.
Cette santé du secteur ne doit pas occulter « lâanarchie totale » résultant sur le non respect des réglementations enregistré dans la filière ni le fait quâavec « 150 frs lâunité, les boulangers payent les intermédiaires, donnent 45 frs aux vendeurs et se retrouvent avec 10 frs de bénéfices » ces mots émanent dâOusmane Mbaye, directeur du commerce extérieur. Bénéfice qui est, convenons-en, très peu en regard du travail fourni.
Fort de tout ceci â les délices de la pâtisserie nâayant pas été mentionnées â la boulangerie, sâaffirme tel un « vecteur de cohésion et surtout de stabilité sociale » selon Ousmane Mbaye.
Dâoù la pertinence du conclave des agents du secteur en vu de confronter les problèmes du secteur et remédier à ceux-ci, qui sâest tenu en présence du ministre du commerce : Alioune Sarr.
Plus de vente de pain dans les boutiques
Il y aura du changement dans le secteur du pain, si le ministère suit les réclamations des boulangers. Ces derniers veulent faire disparaitre les intermédiaires, et même le pain des boutiques. Lâexcuse annoncée est le manque dâhygiène et dâespace adéquat pour stocker le pain dans ces boutiques.
Un décret datant de 2004 interdit pourtant la vente de cette denrée dans les boutiques ne disposant pas dâaménagements et de personnel dâappoint. Mais comme beaucoup dâautres décisions de lâEtat, cette mesure nâa pas été suivie.
Des clients aux mains pas toujours propres qui touchent à tous les pains avant dâen choisir un, il y a de quoi vous dégouter dâen acheter. Bientôt il faudra vous rendre dans une boulangerie si vous êtes accro de cette denrée.












