à la Une de la revue de presse Afrique du 18 janvier 2022 traite de l’accalmie qui règne au Mali. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 13 décembre 2017.
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Accalmie au Mali⦠à la Une Revue de presse Afrique du 18 janvier 2022
Un répit dans la partie de bras-de-fer diplomatique entre le Mali et la Cédéao. La disparition dimanche de lâex-président IBK a sonné comme un armistice. Dâaprès Jeune Afrique, « les obsèques nationales dâIbrahim Boubacar Keïta se tiendront vendredi dans la capitale malienne. Un deuil national de trois jours, avec drapeaux en berne sur les édifices publics, est envisagé par le gouvernement. » Mais, souligne le site panafricain, « reste une question épineuse, toujours pas tranchée : comment faire pour que les membres de la famille résidant à lâétranger et les chefs dâÃtat (ou anciens dirigeants) puissent assister aux obsèques alors que les frontières terrestres et aériennes du Mali sont fermées depuis les sanctions de la Cédéao ? Des discussions sont en cours, croit savoir JA, pour décider dâéventuelles exemptions. »
Besoin de soufflerâ¦
En tout cas, souligne Aujourdâhui à Ouagadougou, « la Transition malienne, au ban de lâorganisation sous-régionale et de la Communauté internationale et dont la dernière démonstration de force de vendredi dernier a marqué les esprits, la transition malienne a aussi besoin de souffler un tant soit peu et de décompresser. Cet événement malheureux (de la disparition dâIBK) vient donc lui donner lâopportunité de rassembler les Maliens de tous bords autour de lâhomme qui vient de tirer sa révérence. à nâen point douter, poursuit Aujourdâhui, ces funérailles nationales projetées par les autorités maliennes pourraient constituer un véritable ferment de réconciliation nationale et dâapaisement entre les forces vives du Mali. Au-delà des délégations étrangères qui rallieront Bamako pour les obsèques de lâex-locataire du palais de Koulouba, câest le Mali tout entier qui a besoin de taire ses divergences et de penser à la survie de la nation. »
Résister ?
Reste que le débat se poursuit au sein de la presse malienne : quelle attitude adopter au lendemain des sanctions imposées par la Cédéao ?
Certains médias continuent de fustiger lâorganisation ouest-africaine et appellent à la résistance. à lâinstar de Delta Tribune : « le rouleau compresseur de la Cédéao sâest mis en marche contre notre Patrie le Mali. Le maitre dâouvrage peut se targuer dâavoir réussi pour le moment à fédérer ses valets pour empêcher la marche historique dâun peuple vers la libération. La question de retour à la normalité avec lâorganisation des élections dans les délais nâest que subterfuge. Comment organiser des élections dans un pays dont lâexistence est sérieusement menacée par la présence de forces dâinvasion ? »
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Le site Alternance, toujours au Mali, est encore plus explicite : « après avoir poussé ses gouverneurs que sont les présidents de la Cédéao et de lâUEMOA à asphyxier de façon sauvage et inhumaine le Mali, en lui imposant des sanctions économiques, la France ne cache plus ses intentions malsaines dâétrangler le peuple malien, dont le tort de ses autorités a été simplement leur refus de se soumettre aux désidératas de Macron, voire de ses diktats. »
Dialoguer ?
Non, rétorque Le Pouce, autre publication malienne, « mettons balle à terre ! (â¦) Depuis un certain temps, le ton monte non seulement entre Maliens, mais aussi avec certains partenaires de lâextérieur faisant courir le véritable risque dâun isolement total après les sanctions internationales prises contre le Mali. Il est impératif dâouvrir la voie du dialogue, affirme Le Pouce, et ne pas laisser la situation sâenvenimer davantage. (â¦) Ce dialogue doit sâinstaurer dâabord sur le plan national car il est clair que tous les Maliens ne soufflent pas dans la même trompette en ce qui concerne la durée de la transition et la façon avec laquelle le pays est en train dâêtre dirigé. Ensuite, ce dialogue doit sâouvrir avec les pays de lâextérieur sur la base dâun langage véridique. »
La France : partir ou rester ?
Enfin pour ce qui concerne la France, cette question, posée par Le Point Afrique : « rester ou partir ? (â¦) Lâoption dâun retrait nâest naturellement pas aisée, relève Le Point Afrique, alors que la dernière ligne droite de la campagne présidentielle est en vue, que la présidence française de lâUnion européenne a placé la relation entre lâAfrique et lâEurope parmi ses priorités et que les relations entre la junte en place au pouvoir au Mali et le gouvernement français sont de plus en plus exécrables. (â¦) Engagée militairement depuis 2012 dans la lutte anti-jihadiste au Mali au prix de 52 morts et de plusieurs milliards dâeuros, Paris a choisi de temporiser en faisant valoir que les Russes nâagissaient pas pour lâheure dans la même zone du Mali que les Français. La France et ses partenaires européens comptent rester au Mali, « mais pas à nâimporte quel prix », a prudemment déclaré, vendredi, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. Le président Emmanuel Macron devrait évoquer le sujet demain mercredi lors de ses vÅux aux armées. »













