Lâanthropologie de la communication sâintéresse aux rapports entre le langage, la culture et la société. Elle emploie les méthodes de lâenquête ethnographique pour étudier les échanges langagiers et, de manière plus générale, les pratiques de communication.
Anthropologie de la communication

Tel qu’on peut maintenant le supposer, l’Anthropologie de la communication pourrait se contenter de s’afficher comme une évidence.
Pourtant, enseignant à ses disciples le « nouvel esprit scientifique » (1934), Gaston Bachelard disait que « toute vérité nouvelle naît malgré l’évidence ».
Aussi, le lancement du projet scientifique d’une Anthropologie de la communication devrait-il se plier, lui aussi, au devoir de problématiser le réel, ceci étant le point de départ de toute scientificité et la source de toute heuristique.
Un outil servant à communiquer….

L’Anthropologie de la communication envisage le langage comme une ressource culturelle dont les usages sont régis par des normes variables selon les sociétés et comme un outil servant à communiquer, mais aussi à agir sur autrui et sur le monde.
Elle sâoccupe de tout genre de discours, quâil sâagisse de conversations ordinaires ou de discours cérémoniels.
Ses objets dâétude peuvent être aussi bien des mythes, des contes, des incantations rituelles, des éloges funéraires ou des allocutions politiques que des échanges de potins, des salutations quotidiennes ou un marchandage entre chaland et commerçant.
Les anthropologies de la communication

Traiter dâanthropologie de la communication signifie dâabord que la communication est une activité « humaine » dont la compréhension suppose lâobjectivation de facteurs expliquant les manières de se comporter, dâinteragir, de vivre en société, de répondre aux sollicitations de lâenvironnement.
Tout travail de recherche sur la communication sâavère solidaire dâune certaine conception de lâhomme et de la société.
Il dépend dâun ensemble de présupposés et de prémisses théoriques qui conditionnent à la fois le regard que lâon porte sur celle-ci et la capacité à lâanalyser. Traiter dâ« anthropologies » au pluriel nécessite de préciser ce point.
Sciences de lâinformation et de la communication (SIC)

Il existe en effet une multiplicité dâobjets et de questionnements qui, dans le domaine des Sciences de lâinformation et de la communication (SIC), nécessitent la mobilisation de grilles dâanalyses empruntées à lâanthropologie et, plus généralement, aux sciences humaines et sociales (SHS).
Les exemples abondent, depuis les études sur les contextes de production et de réception de programmes télévisuels jusquâà lâanalyse des relations humaines dans les situations de travail, sans omettre les rapports homme-machine et, évidemment, les interactions sociales.
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Quelles grilles dâanalyse, quels modèles théoriques, quelles conceptions de lâhomme et de la société mobiliser pour analyser ces objets ?
Aussi simple soit-elle, une telle question va à lâencontre du conformisme qui résume un peu rapidement lâanthropologie de la communication à un domaine dâétude restreint et à un paradigme quasiment exclusifâ¦













