Cartographie des routes les plus accidentogènes du Sénégal. Au Sénégal, les accidents les plus mortels surviennent la nuit et sur les routes nationales (RN) ou départementales (RD). Entre 72% et 75% des dix derniers accidents, les plus mortels ont eu lieu la nuit, entre 22h et 6h du matin, sur ces routes de la mort qui font peur aux chauffeurs et passagers. Le Quotidien a dressé, dans son édition du jour, la cartographie des zones les plus « accidentogènes ».
Cartographie des routes les plus accidentogènes du Sénégal

Les routes de Tambacounda, sont plus « accidentogènes ». Elles ont enregistré de nombreux cas dâaccident tout aussi effroyables les uns, les autres.
Seulement, lâaxe Sinthiou Malème-Koussanar demeure le plus meurtrier. Dans la plupart des accidents dans cette localité, on dénombre beaucoup de morts. Un véritable mouroir !
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Dans la région, la plupart des accidents de la circulation notés sont enregistrés sur la RN1, notamment sur le tronçon Sinthiou Malème-Saré Gayo.
Dâailleurs, le plus meurtrier des accidents y a eu lieu en septembre dernier. Près dâune dizaine de morts ont été dénombrés.
Il sâagissait de la collision du fameux « 7 places » avec un bus. Neuf (9) personnes dont des enfants blottis dans les bras de leur maman, y avaient laissé leur vie. Jamais auparavant un nombre aussi important de morts nâavait été recensé dans un accident dans la région.
Fatick-Kaolack : le couloir de la mort !

Câest l’un des axes routiers les plus accidentogènes sur la RN1 avec un taux de 43,85% et la RN4 avec un taux de 30,70%. Les causes: lâétat des infrastructures, la vétusté du parc automobile, le facteur humain, le défaut de maîtrise et la vitesse excessive.
Rien que la route de Fatick enregistre en moyenne 48 accidents par mois, selon la 32e compagnie des sapeurs-pompiers. En 2021, 278 accidents de la route ayant fait 369 victimes ont été recensés.
Selon le commandant de la compagnie de la gendarmerie de Kaolack (légion centre), le capitaine El Hadj Yoro Diouf, les accidents sont passés de 105 en 2021 à 114 en 2022. 24 personnes ont été tuées dans ces accidents. Le nombre de blessés a toutefois connu une baisse avec un total de 228 contre 225 blessésâ¦
Ziguinchor : La RN1, axe du mal

La Route nationale 1 (RN1) est la plus « accidentogène » dans la région, selon les transporteurs interrogés hier à la Gare routière de Ziguinchor.
Dâaprès les automobilistes et certains clients, cela sâexplique par lâétat dégradant de cette route et son étroitesse. Câest aussi la route la plus utilisée de la région pour rallier le Centre et le Nord du pays où tout est concentré.
Là où les accidents sont fréquents, câest sur la Rn1. Cela fait des années que je fais lâaxe Ziguinchor-Cap Skirring, mais je ne note pas dâaccidents», confirme Youssou Ndoye, chauffeur de son état.
« Bignona-Sénoba, câest vraiment lâaxe de la mort à cause de lâétat de cette route. Lâindiscipline est une cause moindre. La vrai cause, câest que cette route est impraticable et pourtant incontournable », témoigne Aliou Samb, vice-président des transporteurs urbains, qui faisait auparavant Ziguinchor-Dakar.
Thiès-Diourbel, la route de l’angoisse

Les zones «accidentogènes», pour nombre de Thiessois, se situent au niveau de lâaxe Khombole-Diourbel, avec un point dâorgue au niveau de Bambey, aussi lâaxe Tableau Commune-Alloum Kagne (La Forêt de Kagne)-Pout, qui rappelle un peu lâaxe Vélingara-Tambacounda, une route internationale où, plusieurs fois, des camions maliens ont créé des catastrophes, des accidents dâune rare violence.
Il y a également lâaxe Tivaouane-Kébémer. Pour dire que dans le Cayor, toutes les Rn présentent de réels dangers.
Et ironie pour ironie, « ce sont des zones où la route est en très bon état », remarquent les voyageurs. Ãa veut dire, selon nos interlocuteurs, que « 90% de ces accidents sont dus à des défaillances humaines ».
Maintenant de proposer comme solution, « lâinévitable réhabilitation du réseau ferroviaire, ce, quel quâen soit le coût, pour, au moins, décongestionner la voie routière, aussi éviter de transformer les bus de voyageurs en camions porte-bagages ».
Mbour-Thiadiaye, la traversée de la peur

Toujours sur la RN1 qui traverse Mbour, de Garage Benténier dans la commune de Diass, en passant par Sindia, Gandigal, Mbour, Keur Balla Lô, Sandiara et Thiadiaye, toutes ces zones ont connu durant lâannée écoulée, des accidents spectaculaires ayant entraîné des morts.
Déjà au moment où les esprits sont encore meurtris par lâaccident survenu à Kaffrine, un autre a été enregistré, ce dimanche, à la sortie de la commune de Mbour, à Keur Balla, située à la sortie de Mbour en allant vers Kaolack.
Le choc sâest produit vers 23h entre un camion et un bus de transport en commun. Le bilan fait état de 2 blessés graves, parmi lesquels les deux chauffeurs.
Il y a aussi Mbour-Mbaling, dans la commune de Malicounda en allant vers Joal. Dans la commune de Diass, devenue une zone économique, et Sindia, en allant vers le village de Gandigal, les accidents commencent à devenir fréquents.
Câest le même scénario dans les communes de Thiadiaye et Sandiara, où il ne se passe pas un mois sans que des cas dâaccident ne soient dénombrés.













