Affaire Mame Mbaye Niang vs Sonko : Quels sont les scénarios possibles pour le verdict ? Lors dâune de ses sorties, le maire de Ziguinchor avait révélé que Mame Mbaye Niang, lorsquâil était ministre de la jeunesse, avait détourné 29 milliards F CFA du Prodac.
Scénarios possibles pour le verdict dans l’affaire Mame Mbaye Niang vs Sonko ?

Pour laver son honneur, ce dernier a mis au défi son accusateur et lui a demandé de sortir les preuves du rapport de lâInspection générale dâÃtat (IGE) qui lâa épinglé et quâil dit détenir; dâoù sa plainte devant les tribunaux.
Entretemps, le leader du Pastef a fait une autre sortie, pour dire que sa langue avait fourché et quâil voulait dire IGF (Inspection générale des finances). Mais, ce lapsus nâa pas empêché la tenue du procès au tribunal correctionnel de Dakar.
Et après deux renvois de lâaudience, Ousmane Sonko sera jugé ce jeudi 16 mars pour diffamation, injures publiques et faux et usage de faux dans un document administratif.
A un jour du procès qui se tiendra demain sauf miracle, SeneNews sâinterroge sur les scenarios possibles concernanr cette affaire de diffamation.

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Le chef de file de lâopposition sénégalaise, candidat à la présidentielle de 2024, va comparaître ce jeudi 16 mars devant le tribunal correctionnel de Dakar après une plainte de lâactuel ministre du tourisme. Une affaire dont lâenjeu est hautement politique.
Quels sont les scenarios de verdict qui sâoffrent à Ousmane Sonko. SeneNews a fait appel à un expert en droit afin de comprendre cette affaire qui tient en haleine lâopinion. Mais avant cela faudra dâabord comprendre les dessous de ce quâencoure Ousmane Sonko.
Prévu par lâarticle 258 du Code Pénal qui dispose : « Toute allégation ou imputation dâun fait qui porte atteinte à lâhonneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation ».
Le droit permet donc de réprimer ces abus, même lorsquâils sont commis sur internet. La diffamation relève dâune procédure spécifique permettant de protéger la liberté dâexpression instaurée par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

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Autant, la diffamation, faite au moyen de diffusion publique- radiodiffusion, télévision, cinéma, presse, affichage, exposition, distribution dâécrits ou dâimages de toutes natures, discours, chants, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, et généralement tout procédÃ©Ì technique destineÌ aÌ atteindre le public est punissable même si elle sâexprime sous une forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommeÌ, mais dont lâidentification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placard ou affiches incriminés.
Et, en vertu des dispositions du code pénal et du code de procédure pénale celui qui est reconnu coupable du délit de diffamation peut selon Mbaye Ndiaye, juriste interne encourir dâune peine dâemprisonnement allant dâun mois à trois ans avec possibilité de sursis et une amande qui peut aller jusquâà 1 500.000 ou parfois même plus.
Pour le cas de cette affaire qui concerne Mame Mbaye Niang et Ousmane Sonko, lâhomme de loi de déclarer que : « Soit la demande de Mame Mbaye Niang est fondée et dans ce cas de figure, Ousmane Sonko sera sanctionné par le juge du Tribunal correctionnel. Soit sa demande est mal fondée et Sonko sera déchargé« .

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Cependant, si le leader de Pastef est reconnu coupable de lâun de ses délits à savoir le délit de diffamation, dâinjures publiques et faux et usage de faux dans un document administratif, il risque gros.
« Ousmane Sonko peut être emprisonné ou condamner avec sursis et la conséquence câest quâil va perdre son éligibilité« , a détaillé Mbaye Ndiaye.













