Amadou Ba est le Survivant désigné. Ils ont été nombreux à exprimer leur volonté de succéder au président Sall depuis lâannonce de sa non participation à la présidentielle de février 2024. Mais, un seul a pu bénéficier de la confiance du maitre des horloges. Favori parmi les candidats à la candidature, Amadou Ba sâoffre comme un « survivant désigné » qui nâaurait pas été le choix de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar si les circonstances étaient autres.
Amadou Ba est le Survivant désigné

Le temps consacré à la désignation du candidat de la majorité présidentielle est parlant. Pendant plus de deux mois, le président sortant a été dans lâimpossibilité de faire son choix parmi la parterre de personnalités désireuses de concourir au suffrage suprême.
Loin dâêtre un coup du maitre, lâoption de mettre en selle lâactuel premier ministre apparait comme une évidence; câest un choix autre qui aurait surpris.
Lâhomme a su échapper à la défénestration comme son ex camarade, Aminata Touré, en se montrant patient et loyal, même après son limogeage du gouvernement en novembre 2020.

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Pourtant, dans une certaine mesure, la désignation dâAmadou Ba relève dâun choix par défaut là où un choix naturel aurait indiqué le président sortant à qui il était prêté une intention supposée ou réelle de briguer un troisième mandat.
A cause du « ni oui, ni non » du chef et de la révélation tardive de son choix, il est tout à fait légitime de se poser des questions quant à la légitimité et la pertinence de la désignation du dauphin.
Comme un « Survivant désigné », le candidat de Bby doit sa participation à la renonciation de son patron à un autre mandat.
Comme un « Survivant désigné », il joue ainsi le rôle de suppléant et participe au jeu juste parce que le titulaire nâest plus dedans.
Quand bien même Amadou Ba a de la légitimité à revendre aux autres prétendants au sein de lâAlliance pour la République (APR), il nâen demeure pas moins vrai que les circonstances de son choix peuvent lui porter préjudice.

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En effet, la réaction dâAly Ngouille Ndiaye et dâautres qui vont nécessairement faire comme lui dans les jours ou semaines à venir, prouve à suffisance que le choix du dauphin nâa pas reçu la bénédiction de tous.
Même sâil ne souffre pas de légitimité, étant dâégale loyauté que les autres, rien ne garantit que dâici au 25 février 2024, les ténors de la coalition Bby vont continuer dâépouser ledit choix.

En plus, les derniers résultats enregistrés aux Parcelles assainies lors des locales et législatives passées ne sont pas flatteurs pour le « Survivant désigné ».
Pour un président qui nâa plus de moyens de persuasion ou de dissuasion (nomination et limogeage), il sera difficile de garder tout le monde dans les rangs.
Et pour ceux qui ne se retrouvent pas dans la désignation du porte-étendard de la coalition en question, ils ne se priveront pas de quitter le navire qui tangue déjà vers un scrutin jamais aussi ouvert.
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Par Kafunel Avec â Chroniques de Khalifa Ababacar Gaye
Khalifa Ababacar GAYE est diplômé en Langues, littératures et Civilisations du Monde Anglophone, à lâuniversité Gaston Berger de Saint-Louis. Depuis plus de 6 ans, il est professeur dâanglais à Matam. Passionné dâécriture, il est poète et depuis 2017, chroniqueur régulier à SeneNews.Com













