La quatrième journée des Championnats du monde dâathlétisme a été lâoccasion pour le grand public de découvrir un peu plus Aminatou Seyni. La Nigérienne sâest illustrée lors de séries du 200 mètres orphelines de lâIvoirienne Marie-Josée Ta Lou (forfait). En courses de demi-fond, de fond et dâobstacles, ce 30 septembre a été bénéfique pour les athlètes dâAfrique de lâEst, avec 4 médailles dont 3 en or.
400 MÃTRES (HOMMES) FINALE : lâAlgérien Lahoulou nâa pas fait le poids
Pour sa première finale mondiale, Abdelmalik Lahoulou nâa pas fait le poids (49.46), achevant la course à la dernière place, loin du vainqueur, le Norvégien Karsten Warholm.
800 MÃTRES (FEMMES) FINALE : Nakaayi succède à Semenya
En lâabsence de la Sud-Africaine Caster Semenya, lâOugandaise Halimah Nakkayi est devenue la nouvelle reine du double tour de piste. En parcourant la distance en 1 minute, 58 secondes et 4 centièmes, elle a battu le record national. Sa compatriote Winnie Nanyondo est 4e. La Kényane Eunice Sum et la Marocaine Rababe Arafi, qui avaient une vraie carte à jouer à Doha sont 5e et 7e.
3 000 MÃTRES STEEPLECHASE (FEMMES) FINALE : Beatrice Chepkoech en or
La Kényane Beatrice Chepkoech a offert la deuxième médaille dâor de ces Mondiaux à son pays. Elle a au passage battu le record de la compétition en courant en 8 minutes, 57 secondes et 84 centièmes. Sa compatriote Celliphine Chepteek Chespol nâa pas terminé la course, tandis que Hyvin Kiyeng a fini 8e. LâOugandaise Peruth Chemutai (5e) et lâEthiopienne Mekides Abebe (11e) ont réalisé de bons chronos personnels.
5 000 MÃTRES (HOMMES) FINALE : le triplé éthiopien nâétait pas loin
LâEthiopie a failli réussir le triplé, le Canadien Mohammed Ahmed, 3e, devançant de justesse lâEthiopien Telahun Haile Bekele lors dâune course remportée par Muktar Edris devant Selemon Barega. Les Kényans Jacob Kiprop et Nicholas Kipkorir Kimeli sont respectivement 6e et 8e.
200 MÃTRES (HOMMES) DEMI-FINALES : les jeunes loups pas assez mordants
Les jeunes loups africains nâont pas réussi à emballer ces demi-finales. Le Nigérian Divine Oduduru, qui a beaucoup brillé cette année, a terminé dernier de sa course (20.84). Sans doute a-t-il été déstabilisé par un imbroglio autour de sa participation à ce 200 mètres. Le Sud-Africain Clarence Munyai (20.55), âgé de 21 ans, était surtout là pour apprendre. Il a fait un petit peu moins bien que son compatriote Anaso Jobodwana. A noter que ce dernier a signé la meilleure performance de sa saison, à Doha.
200 MÃTRES (FEMMES) SERIES : Ni Ta Lou, ni Okagbare, mais la révélation Seyni
Les séries ont tourné à la débandade pour de nombreuses Africaines. LâIvoirienne Marie-Josée Ta Lou, médaillée dâargent il y a deux ans, a dû déclarer forfait à cause dâune blessure, au lendemain de sa troisième place sur 100 mètres. Blessing Okabare a été disqualifiée pour avoir mis le pied en-dehors de son couloir. La star nigériane avait dâailleurs failli ne pas courir ce 200 mètres après avoir manqué le départ dâun 100 mètres pour lequel sa fédération lâavait inscrite par erreur. La Congolaise Natacha Ngoye Akambi aussi a été disqualifiée. Quant à la Centrafricaine Ketura Ndoye Ti Nzapa, elle ne sâest pas alignée.
LâAfrique sera toutefois bel et bien représentée en demi-finale. Notamment par lâEgyptienne Bassant Hemida et la Gambienne Gina Bass. Mais aussi et surtout par Aminatou Seyni. La Nigérienne, spécialiste du 400 mètres mais obligée de descendre sur 200 mètres à cause des nouveaux règlements de lâIAAF sur lâhyperandrogénie [1], a claqué un chrono de 22 secondes 58, sixième meilleure temps des séries et record national du Niger. Elle tentera de confirmer en demi-finale, ce 1er octobre.
400 MÃTRES (FEMMES) SERIES : Quatre Africaines en demi-finales
La Botswanaise Galefele Moroko (50.59), les Nigérianes Favour Ofili (51.51) et Patience Okon George (51.77), ainsi que la Kényane Mary Moraa (51.85) ont franchi les séries, contrairement à la Sierra-Léonaise Maggie Barrie, lâOugandaise Leni Shida, la Botswanaise Christine Botlogetswe et la Kényane Hellen Syombua.
110 MÃTRES HAIES (HOMMES) SERIES : Alkana, seul rescapé
Le Sud-Africain Antonio Alkana sera le seul représentant du continent grâce à un temps de 13 secondes 41. Son compatriote Ruan de Vries nâa pu en faire autant. Dans la série 5, le Sénégalais Louis François Mendy a couru en 13.75, tandis que le Comorien Fadane Hamadi a été chronométré à 14.79 dans la série 4.
LANCER DU JAVELOT (FEMMES) QUALIFICATIONS : la déception Viljoen
Pas de finale pour Sunette Viljoen. La Sud-Africaine, médaillée dâargent aux JO 2016, nâa pas pu lancer plus loin que 60 mètres 10. Très loin de son record personnel : 69 mètres 35.
NB : Aucun(e) Africain(e) nâétait engagé(e) en :
– Finale du lancer du disque hommes
– Finale du saut en hauteur femmes
[1] Les athlètes femmes présentant un taux dâhormones mâles inhabituellement élevées (hyperandrogènes) ne sont autorisées à disputer les courses allant du 400 mètres au mile que si elles prennent des produits de régulation.












