à la découverte de la fascinante réserve de Bamboung , une idée des trésors du delta du Saloum. L’Aire marine protégée de Bamboung (AMP) est une zone de préservation du milieu marin située sur le bolong Bamboung, près de Toubacouta dans le département de Foundiougne. Elle est une partie intégrante du Delta du Saloum.
Bamboung, une idée des trésors du delta du Saloum

Bamboung, pour celui qui ne le sait pas, renvoie à 13 villages du Niombato, terroir traditionnel correspondant plus ou moins à lâarrondissement de Toubacouta, au cÅur du delta du Saloum, là où nature et culture se rejoignent pour constituer un patrimoine dâexception.
Lâaire marine protégée communautaire (AMPC) de Bamboung tire profit de ce cadre figé dans les merveilles de la nature pour mieux amplifier la renommée de ces contrées du département de Foundiougne, sans doute la destination la plus attractive de la région de Fatick (centre).
Il se sent une atmosphère de fin dâhivernage sur la route menant à Toubacouta, en cette fin janvier. Un matin dâair frais conjugué à un soleil sans rayons.
La fin de la saison des pluies se lit dans le tapis herbacé déjà jauni. Câest le temps des récoltes, et cela se voit bien dans quelques hangars remplis dâarachide et les piles de sacs de foin stockées de part et dâautre de la route.
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A mesure que le voyage se poursuit dans les profondeurs du Niombato, le paysage devient plus touffu par le biais dâune rangée dâarbres séculiers surplombés par un feuillage généreux.
Les multiples traversées de troupeaux à la recherche de pâturages plus fournis rendent plus attrayante cette carte postale. Malgré la distance, le voyageur ne sent pas le temps passer, subjugué quâil est par un paysage jusquâau bout captivant.
Toubacouta se découvre en commune rurale perdue dans les confins du département de Foundiougne, non loin de la ligne frontalière avec la Gambie voisine, avec cette particularité que les sites hôteliers et autres campements touristiques côtoient les habitations.
Les champs et les vergers se confondent tout autant. Des pontons artisanaux construits en bois et bordés par des arbres bien fleuris relient la terre ferme aux affluents du fleuve Saloum.
Capitaine Lamine Kanté, conservateur de lâAMPC de Bamboung

ââMettez vos gilets de protection. Ce sera une journée chargée où nous allons visiter différents sites de lâaire marine protégée de Bamboungââ, lance le capitaine Lamine Kanté, conservateur de lâAMPC de Bamboung, à lâaccueil dâofficiels du ministère de lâEnvironnement et du Développement durable et de journalistes. Les visiteurs ont déjà pris place dans trois pirogues bien amarrées sous le ponton dâun célèbre hôtel à Toubacouta.
La voix du capitaine couvre à peine le vrombissement presque simultané des moteurs des trois chaloupes, coup dâenvoi de cette visite guidée.
ââNous allons faire la grande boucle de Bamboung. Nous démarrons par la visite de Diorome Boumak, un site historique devenu une île dâamas coquillersââ, dit le capitaine pour annoncer le programme de la visite, sans vraiment se faire entendre à cause du vacarme provoqué par lâenthousiasme des visiteurs.
Câest parti pour une visite des principaux sites de Bamboung, une ancienne réserve naturelle de 7.000 hectares érigée en aire marine communautaire protégée par lâEtat du Sénégal en 2004.
A lâorigine, la localité de Bamboung avait été érigée en réserve naturelle communautaire à lâinitiative du conseil municipal rural de Toubacouta. Deux ans après cette décision des élus locaux, un décret présidentiel était venu consacrer sa mutation en aire marine.
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Tout au long du trajet, à travers le Diomboss et le Bandiala, deux fleuves côtiers qui se jettent dans lâocéan Atlantique et arrosent Toubacouta, les bolongs (chenals) sont ceinturés par des rangées de mangroves, ces zones de reproduction et de refuge de poissons, de crevettes, dâhuîtres et dâautres crustacés.
Cette galerie de mangroves amphibies constitue aussi des espaces de nidification pour les oiseaux migrateurs.
Lâun des noyaux de la réserve de biosphère du delta du Saloum, dont Bamboung est la composante principale, est un site classé au patrimoine culturel de lâUNESCO depuis 2011. Bamboung compte aussi depuis 1981 parmi les ââ12 plus belles baies du mondeââ.
Un tableau complété par une mangrove de 3.506 hectares et une savane de 433 hectares, lieu de refuge de plusieurs mammifères, sans compter une forêt-galerie de 38 hectares, une sorte de formation forestière associée à des cours dâeau et à des zones humides.
Un site mémoriel de trois mille ans dâhistoire

Tout à la contemplation de ce paysage magnifique, la vue dâun bloc de terre au milieu de nulle part attire lâattention du visiteur. Le regard se fige sur un paysage pittoresque.
ââBienvenue à lâîle au coquillage ou lâîle des amas coquillersââ, annonce le conservateur de lâAMPC de Bamboung, bien en évidence dans son uniforme vert, un béret de même couleur bien vissé sur la tête.
La grande muraille verte représentée par les lignes de mangroves laisse apparaître une sorte de mur blanc fait dâimpressionnants amas de coquillages. Des stigmates des vagues sur un bloc de rochers sont encore visibles par endroits.
Plusieurs tas de coquilles vides sâamoncellent dans un coin. Près dâun entrelacs de branches dâarbres et dâarbustes qui se termine par un enchevêtrement de lianes. Un baobab au tronc imposant dessine enfin une ligne dâhorizon comme un point dâattraction.

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ââCe site est le témoin de plus de trois mille ans dâhistoire. Il y a plus de 7.000 tonnes de coquillages. Cela démontre quâil y avait ici des activités économiques depuis au moins plusieurs sièclesââ, explique le capitaine Lamine Kanté dans un silence dont le charme est à peine rompu par un concert dâinsectes et des gazouillements dâoiseaux.
ââDes fouilles effectuées par des experts de lâIFAN (Institut fondamental dâAfrique noire), un laboratoire de recherches de lâuniversité Cheikh Anta Diop de Dakar, ont montré que plusieurs personnes y sont enterrées. Des prélèvements dâossements humains ont été faitsââ, ajoute le conservateur.
Il désigne ensuite un baobab considéré comme un site sacré. ââAu moins 128 corps humains sont enterrés dans son tronc. Dâaprès lâhistoire, il recevait des corps de griots qui y sont enterrés avec leurs bijouxââ, poursuit Lamine Kanté, en référence à un rite funéraire ancien pratiqué dans la Sénégambie.
Un point de transit dâesclaves en route vers Gorée

Le mystère demeure entier quant à lâidentité des populations qui habitaient ces lieux encore marqués par la présence dâun tonnage important de coquillages en plusieurs piles superposées sous forme dâétages.
Des versions non encore certifiées par des recherches en cours évoquent un site de ââtransit dâesclaves venant de partout en Afrique avant de rejoindre Goréeââ, lâîle abritant une maison dâesclaves au large de Dakar.
ââLâon parle aussi de peuples qui venaient ici par réflexe de survie en période de crise, de famine ou de maladies, parce que les côtes gardent toujours des ressources permettant de vivre ou de survivreââ, ajoute le colonel Mamadou Sidibé, directeur des aires marines communautaires protégées au ministère de lâEnvironnement et du Développement durable.
La représentation mentale du trésor que pourrait contenir ces vestiges nâest pas sans enthousiasmer les visiteurs, dont la Française Charline Panossianc, qui appelle de ses vÅux à la poursuite des recherches pour ââdéterminer avec plus de précision la valeur de ce site rempli de mystèresââ.

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- JANGÃT avec Jean BANDIAKY , spécialiste en communication | Comâ une impréparation – 29 Mai 2024
Mme Panossianc est chargée de projet à lâAgence française de développement (AFD), à Dakar. LâAFD a injecté près de sept milliards de francs CFA dans un programme de développement des mangroves dans plusieurs aires marines protégées du Sénégal, dont celle de Bamboung.
ââNous allons voir la possibilité dâinclure dans ce programme des bourses de recherches et de thèses de doctorat pour mieux étudier et affiner ce qui se raconte concernant ce site mémoireââ, confie-t-elle au reporter de lâAPS, avant de prendre place dans une pirogue pour la poursuite de la tournée de la boucle de Bamboung.
Le soleil, jusque-là éclipsé par les nuages, fixe désormais ses rayons sur les affluents du delta du Saloum devenus plus scintillants mais calmes. Les trois pirogues qui se suivent de près font un détour par un petit bolong pour arriver au mirador de Bamboung.
ââNous sommes dans un site important de lâaire marine protégée de Bamboung. Il sâagit du mirador. Câest à peu près la brigade de police, avec une approche dissuasive et non répressiveââ, précise le capitaine Lamine Kanté.
Il sâagit dâune sorte de minaret qui surplombe le site, à près de 30 mètres. Il offre une vue panoramique de Bamboung. Installé sur un bout de terre en haute mer, il est doté dâaires de repos faites de cases en pailles, de deux blocs de toilettes, quelques habits délavés à même le sol et divers détritus meublant le décor.
ââNous sommes dans une zone très poissonneuse. Au moins 78 espèces de poissons sont identifiées ici. La pêche est interdite en ces lieux, ce qui explique lâaménagement du miradorââ, avec des équipes dâagents communautaires se relayant ââtoutes les quarante-huit heuresââ, explique Lamine Kanté.
Cogestion et engagement communautaire

Plusieurs écogardes volontaires venant des villages de Bamboung sont désormais recrutés par lâEtat après près de deux années de ââbénévolat et dâengagement communautaireââ.
Compte tenu du potentiel à préserver au bénéfice des communautés, les autorités ont pris les devants pour mettre fin à un bénévolat qui exposait des surveillants vulnérables à la détermination de pêcheurs nâhésitant pas à débourser de lâargent pour jeter leurs filets dans ces eaux poissonneuses.
ââPlusieurs fois, des pêcheurs sont venus nous voir pour nous proposer de les laisser pêcher dans le périmètre maritime interdit à cette activité, en contrepartie de sommes dâargent allant jusquâà 100.000 francs CFA. Mais nous avons toujours rejeté leur offre parce que nous savons ce que la ressource apporte à nos communautésââ, confie Koutoubo Basse, un surveillant en service au mirador de Bamboung.
ââLa loi prévoit de lourdes sanctions à lâencontre de ceux qui sont tentés de pêcher dans ces eaux interdites, qui servent de zones de reproduction pour 78 espèces de poissonsââ, explique le capitaine Lamine Kanté, avant dâindiquer à ses hôtes la dernière étape de la visite.
Le groupe met alors le cap sur le ââcampement Bamboungââ, un espace aménagé, pourvu notamment de toutes les commodités permettant de vivre la meilleure expérience écotouristique possible.
En empruntant le grand bolong de Bamboung, un ravissement saisit les visiteurs qui sortent de leur torpeur en lançant des cris dâémerveillement, ébahis quâils sont de contempler sans frais ce spectacle rare, tout précieux.
Visiteurs imprévus, des dauphins surgissent, de part et dâautre des chaloupes, en sautant hors de lâeau à intervalles réguliers. Le crépitement des appareils photo retentit de plus belle. Histoire dâimmortaliser ces moments magiques et instants rares. Les cris dâémerveillement se multiplient. La fatigue et la torpeur sont oubliées. Ãa grouille tout autour, devant le mystère et la beauté à lâétat pur.
ââCâest un jour de chance. Admirez ces acrobaties. Quel magnifique comité dâaccueil. Ce nâest pas tous les jours que les visiteurs de Bamboung sont accueillis par une belle danse des dauphinsââ, lance, en sâamusant, le colonel Mamadou Sidibé, chef de la délégation.
ââCes dauphins sont des emblèmes du parc du delta du Saloumââ, ajoute le directeur des aires marines protégées communautaires.
Ce spectacle a réveillé et égayé les voyageurs jusquâà lâarrivée au campement naturel de Bamboung, dont le décor est fait dâamas de terre sablonneux, de quelques rochets fissurés par les vagues, de cases en paille, plus quelques ceintures de palissades.
Il y a également là de grands arbres à lâombre généreuse, des tas de coquillages, des anacardiers et le bouclier naturel constitué par les mangroves.
Danse des dauphins et concert des hyènes

A cette étape de lâexcursion, les voyageurs sont reçus dans un imposant cadre aménagé avec de la paille et du bois, en forme de chapiteau.
Le campement de Bamboung symbolise la réussite de lâécotourisme. Un modèle que les gérants se plaisent volontiers à mettre en exergue en présence dâautres responsables dâaires marines protégées venant de la Casamance, dans le sud du Sénégal.
ââAu début, il y avait une grande réticence. Mais aujourdâhui les communautés sâapproprient [ce modèle de gestion et de conservation] de nos ressources. Il y a une bonne cogestion entre lâEtat et les communautés. Rien que ce campement, qui accueille des touristes et des chercheurs, nous rapporte beaucoupââ, se réjouit Ibrahima Ndiaye, le président du comité de gestion de lâAMPC de Bamboung.
ââNous avons toutes sortes dâespèces à Bamboung : des chacals, des phacochères, des dauphins, des oiseaux migrateurs, etc. Mais le concert des hyènes est une merveilleââ, relève Bakary Dabo, le secrétaire général du comité de gestion. Il nâa pas terminé sa phrase quâun phacochère se met à rôder autour du campement, suscitant une grosse curiosité chez les visiteurs.
ââLe modèle de Bamboung nous inspire. Nous sommes une aire marine protégée naissante. Câest pourquoi nous sommes venus pour apprendre la façon dont celle de Bamboung est géréeââ, déclare Papa Mor Faye, lâadjoint du conservateur de lâAMP de Niamone-Kalounayes, en Casamance.
Les huîtres, refuge économique des femmes

Sur le chemin du retour, la marée basse contraint les visiteurs à faire presque du surplace sur une distance de deux kilomètres pour rejoindre le village insulaire de Sipo, lieu dâaccostage des pirogues de lâéquipée.
Sipo, île qui tient sa renommée de la personnalité de sa reine traditionnelle, Fatou Mané, décédée le 12 avril 2022. De son vivant, celle qui a reçu les honneurs de lâAgence sénégalaise de promotion touristique a fait élargir lâaudience de son île natale au-delà des frontières sénégalaises.
A Sipo prospèrent de nombreuses activités génératrices de revenus à partir de lâexploitation des produits de la mer, dont les huîtres séchées. Du miel issu de la mangrove, des pains de singe et des tas dâoseille de Guinée et dâautres fruits de mer sont exposés à lâattention du visiteur.
ââIl y a une diversité dâactivités génératrices de revenus. Les femmes ont constitué des groupements dâintérêt économique pour exploiter les ressources halieutiques. Elles sâactivent également dans lâapiculture. Récemment, au moins 130 millions de francs CFA ont été déboursés pour booster ces activitésââ, se réjouit Lamine Kanté.
ââLâexploitation des ressources de la mer nous permet dâavoir une certaine indépendance financière. Câest notre refuge. Nous alimentons plusieurs parties du pays en fruits de mer. En plus, les touristes et les voyageurs raffolent de nos produitsââ, confirme Khady Diouf, lâune des vendeuses de ce marché de fortune installé sur les berges de lâîle de Sipo.
Soixante-dix-huit espèces de poissons, 20 amas coquillers et 154 espèces végétales

ââLâon ne peut pas estimer la valeur financière de Bamboung. Câest insondable parce que Bamboung, vu ses merveilles naturelles et son poids culturel et cultuel en termes de retombées touristiques, a un potentiel infini, au-delà de toute estimationââ, fait valoir le capitaine Lamine Kanté, conservateur de ce site de 7.000 hectares, avec ses 20 sortes dâamas coquillers, ses 154 espèces de végétaux et ces centaines dâespèces dâoiseaux. Sans compter plusieurs espèces dâanimaux, dont des tortures marines et terrestres.
ââUne étude avait été menée sur la valeur chiffrée du potentiel du delta du Saloum. Elle lâavait estimée à des milliers de milliards de francs CFA. Et Bamboung représente 30 %, voire 40% du deltaââ, assure Bakary Dabo.
Lâétude en question est un document de 51 pages, que lâAPS a consulté. Elle est réalisée par plusieurs organisations spécialisées, dont Wetlands International, une organisation mondiale à but non lucratif, vouée à la conservation et à la restauration des zones humides.
Intitulé ââEvaluation des actifs durables du delta du Saloumââ, le document tente une ââévaluation économique de la contribution du delta du Saloum au développement durable, en se concentrant sur les zones humides et les mangrovesââ.
Des potentialités inestimables, mais le pétrole et le gaz pourraient être des menaces sur Bamboung

Lâétude démontre que ââla valeur des services écosystémiques du delta du Saloum peut augmenter pour atteindre 5,4 milliards dâeuros (3.542 milliards de francs CFA)ââ. ââLe revenu du travail généré pourrait augmenter encore pour atteindre 14,8 milliards dâeuros (9.708 milliards de francs CFA) sur une période de quarante ansââ, ajoute-t-elle.
Mais cet énorme potentiel pourrait subir de réelles menaces liées à lâexploitation pétrolière et gazière qui se profile dans cette zone.
LâEtat du Sénégal a annoncé que Sangomar, nom géographique dâune île située dans le parc national du delta du Saloum, est lâun des plus importants blocs gaziers découverts dans le pays.
Les réserves de ce bloc sont estimées à quelque 5 milliards de barils pour une production nominale de gaz naturel dâenviron 100.000 barils par jour.

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ââCette exploitation pourrait avoir des répercussions sur les activités économiques habituelles et lâécosystème naturel. Mais nous allons essayer de sensibiliser les communautés à des solutions dâadaptationââ, assure le conservateur de lâAMPC.
Les craintes du capitaine Lamine Kanté se justifient bel et bien, si lâon se fie à lâétude précitée, selon laquelle lâexploitation pétrolière et gazière pourrait entraîner ââune réduction du stock de mangroves saines et une perte correspondante des services écosystémiquesââ.
ââCe scénario a été inclus dans lâétude parce quâil existe actuellement des licences accordées pour lâextraction pétrolière offshore du delta du Saloumââ, précise le document.
Dernières images, pour garder espoir. Sur le chemin du retour, le soleil crépusculaire se met subitement à irradier de ses rayons colorés un affluent de fleuve.
Il y a ensuite la vision de cette nuée dâoiseaux, des pélicans en majorité, en train de se percher sur la pointe des mangroves. Dâautres se mettent à survoler tout autour pour saluer par la fin de la journée.
ââAprès la danse des dauphins, les oiseaux se chargent du spectacle final comme pour nous dire au revoirââ, sâenthousiasme un passager.
Bamboung en chiffres

- â¦ââª1981 : Bamboung est classé parmi les 12 plus belles baies du monde
- â¦ââª2002 : délibération du conseil municipal pour la création de la réserve naturelle communautaire de Bamboung
- â¦ââª2004 : signature dâun décret présidentiel pour faire de Bamboung une AMPC
- â¦ââª2011 : Bamboung est classé au patrimoine mondial de lâUNESCO
- â¦ââª7.000 : le nombre dâhectares de Bamboung
- â¦ââª13 : le nombre de villages
- â¦ââª78 : le nombre dâespèces de poissons répertoriées
- â¦ââª154 : le nombre dâespèces végétales
- â¦ââª20 : le nombre dâamas coquillers
- â¦ââª433 : le nombre dâhectares de savane
- â¦ââª3.506 : le nombre dâhectares de mangroves
- â¦ââª38 : le nombre dâhectares de forêt
- â¦ââªUne inconnue : le potentiel de Bamboung.













