La ministre de la Femme, Ndèye Saly Diop Dieng, a lancé lundi à Thiès, le démarrage des activités de la deuxième phase du Programme dâalphabétisation et dâapprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (PALAM 2), a constaté lâAPS.Â
Ndèye Saly Diop Dieng a présidé le CRD de lancement du programme au RESOPP, en présence de divers acteurs, dont lâadministration territoriale, les services déconcentrés et des privés. Elle a remis les clefs des 14 motos aux relais chargés du suivi sur le terrain de ce programme. Â
Le PALAM 2, prévu de 2017 à 2021, cible 300 villages des régions de Fatick, Kaolack et Thiès où il compte réinsérer dans le système éducatif formel 6.000 enfants ruraux déscolarisés ou non scolarisés. Il vise aussi à alphabétiser et former 2.000 adolescents et jeunes adultes âgés 16 à 24 ans à des métiers.
Enfin, le PALAM 2 se propose dâalphabétiser 5.000 femmes en activité en milieu rural, et dâaider au moins la moitié dâentre elles, à sâautonomiser en finançant leurs microprojets.
 Dans la région de Thiès le projet cible 72 villages répartis entre 27 communes rurales des départements de Mbour et Tivaouane. Les villages bénéficiaires ont été choisis sur la base de lâextrapolation de la carte de la pauvreté et de lâanalphabétisme, note un document.Â
Au total, 150 écoles communautaires de base (ECB) seront construites dans les trois régions dâintervention du Programme, financé à hauteur de 13,7 milliards de francs CFA par la Banque islamique de développement (BID).Â
La phase pilote, déroulée de 2008 à 2016 dans les régions de Diourbel et Kaffrine, sâétait soldée par des « résultats encourageants », sâest réjouie la ministre, qui a invité les collectivités territoriales à soutenir la seconde phase pour en faire aussi un succès.
 La première phase avait permis de réinsérer 620 enfants.
Vingt-deux jeunes avaient pu décrocher le certificat dâaptitude professionnelle (CAP), 262 microentreprises ont été créées, dont 74 financées, et 112 microentreprises, aidées à disposer dâun récépissé.Â

Des discussions sont prévues avec les collectivités locales bénéficiaires, afin de déterminer les modalités dâexécution du projet, vu le déphasage entre la cible visée et les besoins sur le terrain.
Une récente mission du programme a montré que les villages susceptibles dâabriter une ECB sont au nombre de 47, contre 150 prévues. La même enquête a répertorié 2.636 enfants intéressés par lâenrôlement dans les trois régions, pour une cible de 6.000. Â
Chez les jeunes, sur un objectif de 2.000 apprentis à former aux métiers, les relais ont recensé 4.851 demandeurs. Et 14.835 femmes ont manifesté leur intérêt le programme, pour seulement 5.000 places disponibles.Â
Le faible niveau dâéquipement des ateliers artisanaux dans les villages a été aussi souligné, comme une contrainte dans la prise en charge de la formation aux métiers.













