âTraverséesââ, album en duo du koriste sénégalais, Ablaye Cissoko, avec ââConstantinopleââ, un groupe canadien, sera présenté en live, vendredi à lâInstitut français de Saint-Louis (nord) et samedi à Dakar, a appris lâAPS.
Lâalbum est présenté comme ââun dialogue de cordes entre la kora mandingue et la sétar iranienââ, expliquent les artistes dans la note de présentation de lâopus reçu à lâAPS.
Les auteurs se retrouvent sept ans après une première collaboration sanctionnée par une production intitulée ââJardins migrateursââ sortie en 2015 et une tournée mondiale.
ââQui ne traverse pas ce monde ? On est tous de passage, on peut prendre une route, un pont, un tunnel, un chemin, mais on est en train de traverser un cheminââ, souligne Ablaye Cissoko.
Pour lui, il faut surtout éviter en traversant dâaller plus vite. ââIl faut prendre le temps de regarder ce qui se passe autour de nous parce que ce sont des choses qui ont une signification dans notre propre vieââ, ajoute-t-il.
ââTraversées dessine les émotions qui nous habitent et des instants de nos parcours, de nos histoires, de nos voyagesââ, dit Kiya Tabassian, le musicien québécois dâorigine iranienne.
Il estime que cette nouvelle production ââvisite les lieux réels et imaginaires, accessibles et inaccessibles, que nous rêvons dâexplorer, dâhabiter, de préserverââ.

Riche de douze morceaux comme ââDépartsââ, ââDjotnaââ ou encore ââSerigne-bi signareââ, lâalbum dont les messages sont influencés par lâactualité incarne pour les deux artistes ââla mémoire des ancêtres, ceux qui habitent nos esprits et nous ont tracé le cheminââ.
ââNous proposons une autre vision du monde beaucoup plus ouverte face à lâautreââ, ajoute Kiya Tabassian.
Cette pérégrination musicale sâarticule autour des sonorités de la kora mandingue et des chants de Ablaye Cissoko et les mélodies du ââSétarââ iranien avec les refrains de la culture traditionnelle persane.
A ce dialogue des deux instruments à cordes sâajoutent deux autres à savoir la ââviola de Gambaââ et la percussion joués respectivement par les Franco-canadiens Pierre-Yves Martel et Patrick Graham.
ââCette rencontre de la kora et de la séta est très particulière. On a lâimpression quâelles ont grandi ensemble, câest un mariage réussiââ, souligne lâinstrumentiste canadien.
Il explique que la ââSétaââ, un instrument traditionnel perse de plus de trois mille ans dâexistence, a influencé dâautres musiques du monde particulièrement du moyen orient.
ââCâest un instrument de la musique classique persane et les musiques du soufisme, branche pacifique de lâislamââ, souligne Kiya Tabassian par ailleurs chef dâorchestre du groupe ââConstantinopleââ.












