La vaccination contre la rougeole a permis dâéviter annuellement quelque 5000 décès dâenfants depuis 2005, a indiqué Docteur Ousseynou Badiane, coordonnateur du Programme élargi de vaccination (PEV) à la direction de la Prévention du ministère de la Santé.
ââLa vaccination a en général permis la baisse de la morbidité en baisse de plus de 90 %. Pour la rougeole, plus de 5000 décès dâenfants ont été évités par an depuis 2005ââ, a salué, mercredi, Docteur Badiane, lors dâun atelier à Thiès sur la vaccination destiné aux journalistes spécialisés en santé.
Dans sa communication sur le bilan et les perspectives de la vaccination au Sénégal, il a relevé que depuis 2005, ââaucun décès du à la rougeole nâa été enregistréââ. ââLa vaccination reste lâun des moyens les plus efficaces de prévention en matière de santé publiqueââ, a t-il rappelé.

ââLa vaccination est très importante. Malheureusement, on parle plus des maladies que de la prévention. De plus en plus on est confronté à la résurgence de certaines maladiesââ, a-t-il expliqué.
Selon Dr Badiane, ââla vaccination a contribué à lâéradication de la poliomyélite, au maintien de lâélimination du tétanos néonatal (éliminé en 2011 au Sénégal) et à lâélimination de la rougeole et du syndrome de rubéole congénitaleââ.

ââChaque année, près de 600.000 enfants de 0 à 11 mois sont
vaccinés et pour le vaccin contre le cancer du col de lâutérus (HPV) qui concernent les filles de neuf ans, le nombre se situe autour de 200.0000ââ, a-t-il souligné.
Le PEV vise ââla réduction de la morbidité et de la mortalité liées aux maladies cibles évitables par la vaccinationââ, a rappelé Docteur Badiane.

Il sâagit aussi dâatteindre une couverture vaccinale dâau moins 90% des enfants âgés de 0 à 23 mois pour tous les antigènes au niveau national, de vacciner au moins 90% des enfants âgés de 0 à 23 mois pour tous les antigènes au niveau de chaque district et de vacciner au moins 90% des femmes enceintes au VAT2 au niveau de chaque district.
En ce qui concerne la couverture vaccinale, il a indiqué le Sénégal est à ââdes taux très élevésââ mais Dakar notamment avec ses zones urbaines et péri-urbaines ââpose plus de problèmes que les régions surtout avec les communautés étrangèresââ.

Aussi, ââles grandes villes comme Touba posent aussi problèmeââ, selon le responsable, relevant que la ville sainte ââfait partie des 21 districts prioritaires de la vaccination ciblés en 2019ââ.
Le Programme Elargi de Vaccination a été initié en 1979 au
Sénégal avec notamment six antigènes (Dipthérie, Tétanos Coqueluche, Poliomyélité, Rougeole, Fièvre Jaune).

En 2004, a rappelé Docteur Badiane, ââil y a eu lâintroduction de nouveaux vaccins, de lâhépatite B en 2016 (avec une efficacité maximale dans les 24 heures après la naissance) et en 2018 lâintroduction du vaccin contre le cancer du col de lâutérus (HPV) dans la vaccination de routineââ.
Les défis du Programme Elargi de Vaccination restent selon
le coordonnateur du programme le financement durable, lâamélioration de la gestion des vaccins et la prise en compte des données du secteur privé.

En 2019, le PEV dispose de 14 antigènes (vaccins) pour 13 maladies dont lâhépatite B, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole,lâinfections à Rotavirus, la rougeole, la rubéole, la méningite entre autres












