De lâannonce de la suspension du « Doing Business » de la Banque mondiale aux résultats du sommet extraordinaire des chefs dâEtat de la Cédéao sur la crise malienne, divers sujets dâactualité sont au menu des quotidiens parvenus samedi 29 août 2020.
« Pas de rapport Doing Business cette année », annonce par exemple Walfquotidien, parlant dâun « coup de tonnerre dans le monde de la haute finance » avec cette nouvelle.
« Dans un communiqué publié jeudi sur son site, la Banque mondiale justifie ce rendez-vous raté par lâexistence dâirrégularités dans la collecte des données pour son classement Doing Business qui fait autorité depuis 17 ans dans lâévaluation du climat des affaires dans près de 200 pays dans le monde », rapporte le journal.
« Le Doing Business sâécroule », affiche pour sa part LâAs. « Outil précieux pendant 17 ans pour les pays soucieux de mesurer le coût de leur activité économique, le rapport Doing Business sur la suspension va être interrompu (…), le temps de corriger et dâévaluer les modifications apportées aux données des rapports Doing Business 2018 et Doing Business 2020 », précise le journal.
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« Entamé depuis le mois de janvier dernier, le dialogue politique semble être au point mort. Sur les questions essentielles à propos de la suspension comme celles portant sur le cumul du statut de chef de lâEtat et chef de parti, le département chargé dâorganiser les élections, les différentes parties (opposition, pouvoir et non-alignés) nâont pas encore accordé leurs violons », écrit Walfquotidien.
Selon LâAs, lâopposition « se donne un temps de réflexion jusquâà mardi », avant de décliner sa position sur les points de désaccords constatés, dont le cumul des fonctions de chef de parti et président de la République, ou « le choix dâune personnalité indépendante pour organiser les élections (…) ».
Cela dit, les sujets relatifs au COVID-19 gardent toujours toute leur place dans la presse quotidienne, à lâimage du journal Le Quotidien faisant état de « suspicions autour dâun bateau étranger », après la détection de 5 nouvelles contaminations au sein de la société Dakarnave.
Suspension du « Doing Businessââ et dâautres sujets domestiques
« Du côté de la direction, câest le silence alors que le nombre de cas suspects sâallonge. Le personnel de la société de réparations navales surfe dans une marée dâinquiétude », écrit Le Quotidien.
Sud Quotidien sâintéresse pour sa part aux effets de la COVID-19 et affirme que 90% des petites et moyennes entreprises sénégalaises « pâtissent » de la crise sanitaire provoquée par cette pandémie.
« Dans une enquête provisoire réalisée par lâADEPME en mai dernier, 44% ont suspendu leurs activités, 40% mises aux normes sanitaires et 37% ont réduit leurs effectifs », écrit le journal.

Il ajoute que de ces statistiques, il ressort que « 73% avouent avoir peu ou pas connu les mesures de soutien » de lâEtat, de la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâOuest (BCEAO) et des banques commerciales dans le cadre de la riposte contre la COVID-19.
Lâimpact négatif de la COVID-19 se mesure aussi aux mauvais rapports parents-enfants, signale LâObservateur, la pandémie ayant « enfermé les enfants dans les maisons où ils passent plus de temps avec leurs parents ».
« Des moments souvent marqués par de fortes tensions allant jusquâaux châtiments corporels. Et même pire, en atteste lâaffaire du colonel des douanes qui aurait corrigé à mort sa fille de 6 ans », indique LâObservateur.
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Tribune, parlant de la gestion des inondations, sâinterroge : « Où sont passés les 750 milliards du PDLI ? », le Programme décennal de lutte contre les inondations (2012-2022).
Si « la mobilisation ne faiblit pas » du côté des autorités administratives et locales des zones touchées, en revanche « on ne sent pas lâimpact du PDLI dans des zones comme la banlieue de Dakar, à Kaolack, au Djolof ou encore au Fouta, où les populations pataugent dans lâeau », souligne Tribune.
Enquête révèle le plan de sortie de crise à la police nationale, qui fait face à une contestation des mesures dâavancement prises par la hiérarchie. Le journal annonce que des experts ont été désignés pour étudier la question et indique que les agents des 33e, 34e, 35e et 36e promos devraient passer brigadiers avec deux échelons.
Le Soleil, revenant sur le sommet extraordinaire des chefs dâEtat de la CEDEAO sur la crise malienne, fait savoir que la Communauté économique des Etats de lâAfrique de lâOuest « exige une transition civile immédiate ».
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Les chefs dâEtat des pays membres de la Cédéao insistent « sur le retour des civils au pouvoir pour la transition », dont ils fixent la durée à un an, contre les 3 ans un moment envisagés pour la junte militaire ayant mis fin au régime du président Ibrahim Boubacar Keïta.
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