A Covid-19, des prédicateurs hors normes. Tenez-vous bien ! Une épidémiologiste prédit quand aura lieu le second pic de lâépidémie en France.

Face à l’augmentation du nombre de passages aux urgences, de nouvelles hospitalisations, d’admissions en réanimation mais aussi de décès, l’épidémiologiste Catherine Hill, interrogée par franceinfo, redoute un second pic de l’épidémie dans sept à huit semaines.
épidémiologiste prédit sur Covid-19
« La circulation virale continue sa progression entraînant une nette dégradation ». Tel est le constat dressé par Santé Publique France dans son point épidémiologique du 17 septembre à propos de la situation dans lâHexagone.
Une reprise de lâépidémie qui inquiète à juste titre, car Santé Publique France note une augmentation de lâensemble des indicateurs de suivi de lâépidémie, à savoir les passages aux urgences, les nouvelles hospitalisations, les admissions en réanimation mais aussi les décès.
Covid-19 : 600 admissions en réanimation par jour dans 7 à 8 semaines ?
Un phénomène qui risque de prend encore plus dâampleur, comme lâexplique à franceinfo lâépidémiologiste et biostatisticienne Catherine Hill. A propos du nombre dâadmission en réanimation, elle explique quâ »on en est aujourd’hui à 73 par jour, mais je pense qu’on en sera à 200 par jour dans quelques semaines et à 600 par jour dans sept à huit semaines ». Selon cette spécialiste, la situation à venir au mois de novembre pourrait ainsi sâapparenter à celle rencontrée lors du pic de lâépidémie.
Ce constat est partagé par lâOrganisation mondiale de la Santé : en Europe, « cela va devenir plus dur. En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée », a déclaré Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l’OMS.
Un scénario déjà prédit par le Conseil scientifique en juillet dernier : « Ce n’est pas une certitude et j’espère qu’on va se tromper, mais beaucoup d’éléments font penser qu’il pourrait y avoir un retour du virus sur l’Europe pour la fin octobre ou le mois de novembre », avait alors déclaré Jean-François Delfraissy, qui en est le président, à lâAFP.
Covid-19 : la nécessité d’isoler plus vite les malades
Pour éviter une situation catastrophique dans les semaines à venir, Catherine Hill explique quâil est nécessaire dâisoler le plus rapidement possible les personnes contaminées.
Et pour ce faire, il est essentiel de revoir la stratégie de dépistage : « Il faut réserver les tests PCR aux gens qui sont symptomatiques, à leurs contacts et au personnel des hôpitaux, aux gens qui travaillent dans les EHPAD, les populations prioritaires », explique-t-elle.
Quid du reste de la population ?
La spécialiste suggère de proposer des tests antigéniques, qui permettent dâobtenir des résultats rapides et donc un isolement plus précoce.
A lire aussi :
â Vaccin et traitement contre la Covid-19 : où en est la recherche ?
â Covid-19 : vaccin ou pas, le virus pourrait devenir une maladie saisonnière récurrente












