Le musicien sénégalais Boubacar Baldé alias « Ndongo Dara », annonce avoir sorti mercredi un nouvel album de huit titres, une quatrième production quâil compte mettre à profit pour augmenter son audience et mettre son art au service de son terroir, le Fouladou, de sa culture et de son développement.
« Câest un album-clip de huit sons que nous avons mis ce 30 septembre 2020 sur le marché sénégalais et internationalââ, a-t-il dit au sujet de cette nouvelle production dont il a entamé la promotion.
« Câest album-clip de huit morceaux sur un total de 24 sons. Nous allons poursuivre progressivement les tournages pour le reste », a déclaré ââNdongo Daraââ dans un entretien avec lâAPS.
Un album-clip déjà disponible sur le réseau social Youtube depuis minuit, propose aux mélomanes le titre « Laddédé » (la forêt), morceau-phare par lequel lâartiste sensibilise et appelle à la protection des forêts sénégalaises et casamançaises en particulier contre la coupure abusive et clandestine de bois.
Les régions sud du Sénégal, correspondant à la Casamance naturelle, sont fortement touchées par cette pratique de la coupe illégale de bois, malgré de nombreuses mesures coercitives mises en place par les pouvoirs publics et lâadministration territoriale locale.
« Nous nâavons pas pu réaliser cet album-clip bien avant, compte tenu de la pandémie à coronavirus qui nous a imposés le respect strict des mesures barrières à une certaine période », a expliqué « Ndongo Dara Jââ, véritable star dans son Fouladou natal dont il dit avoir sillonné les localités les plus éloignées pour aller à la rencontre de ses fans.
Ndongo Daraââ largue « Mbeydakam Dollé », le 4E album dans les bacs
Lâartiste dit avoir profité de la verdure caractéristique du paysage de la Casamance pendant lâhivernage, pour sortir sa production et lâaccorder au thème de la nature « toute verte, toute belleââ qui lâinspire à maints égards en facilitant la concentration et la médiation.
Une équipe de trois hommes et trois femmes dont sa fille Awa, une élève âgée de 13 ans, a été mobilisée pour réaliser cet album-clip, selon lâartiste, ancien pensionnaire dâune école coranique de Malika (département de Pikine), quâil avait fréquentée dans les années 1993.
« Je fus un talibé, inscrit au dara (école coranique) en 1993 à Malika auprès de mon maître Thierno Sabaly. Il faut reconnaitre que ce ne sont pas tous les talibés qui deviennent à la fin de leurs études, des maîtres coraniques. Moi, Dieu a fait de moi un chanteur, un métier que jâai débuté le 6 avril 2006 », dit-il au sujet de son parcours.
« Je chantais en wolof, français et peulh. Mais là actuellement, je chante plus en peul, ma langue maternelle, qui est la plus parlée dans ma région (Kolda). Je le fais pour être mieux suivi et mieux compris car jâai des messages à passer pour le bien-être de notre société », a expliqué ââNdongo Dara Jââ.
Lâartiste affirme être bien suivi en Amérique, en Europe et partout en Afrique, ce qui lâengage à porter, dit-il, haut la culture du Sénégal à lâinternational.
De même compte-t-il se servir de son audience pour plaider auprès de la communauté, de la diaspora, des pouvoirs publics, des autorités territoriales et des partenaires la nécessité de réaliser davantage dâinfrastructures sanitaires de qualité dans sa région natale.
« Je me bats très dur au quotidien pour la réalisation dâinfrastructures sanitaires de haute qualité dans ma région », compte tenu des « pertes de temps » notées par exemple lors des évacuations sanitaires vers Ziguinchor, Dakar ou hors du Sénégal. « Cela permettra à nos malades dâavoir des soins sanitaires de qualité sur place », souligne le chanteur.
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« Je travaille aussi pour convaincre tout le monde quâil nous faut un grand groupe de presse (radio, télévision, journal et site dâinformation) régionalââ dont les activités seraient de rendre compte de « tous les aspects de la vie dans notre région. Il nous manque nous artistes un espace culturel digne de ce nom pour faire correctement notre travail », a-t-il aussi avancé.
Aussi Boubacar Baldé invite-t-il ses collègues artistes à mettre de leurs côtés tous les atouts possibles pour défendre leur culture, la protéger et porter haut ses couleurs au-delà des frontières sénégalaises.
« Depuis mes débuts dans la musique, je travaille très dur pour cartonner au Sénégal, en Afrique et dans la diaspora. Tellement jâaime ce que je fais, lâinspiration me vient naturellement. Quand je suis au travail, je nâai même pas trop de temps pour les distraction », assure ââNdongo Daraââ.
Outre ââLaddédéââ et « Mbeydakam Dollé » (Renforce-moi), titre-éponyme, « Foulbé Africa », « Diamanou », « Fadimaa », « Foulbé Rorobé », « Mbiguel Amguel », « Chérif Mounting » et « Nakido » sont les autres morceaux de cet album produit par le label « Ngallu Ji Kongol Music ».
A lâactif de lâartiste, trois autres albums que sont ââSoudou Ko Djimbangââ, ââAthiou Mi Diangaââ et ââMboumnara Mberdédéââ.













