Convoqué par Henri Konan Bédié à Daoukro en ce jour du 15 Octobre 2018, le congrès du PDCI a vu s’aligner une brochette affligeante d’autocrates, d’ethno-nationalistes et de populistes tous animés par la logique infantile de la conquête du pouvoir à tout prix, au prix de la déstabilisation politique et de la division communautariste de leur propre pays. 

Les forces de régression intellectuelle politique, sociale et économique viennent du haut de notre société. Elles se recrutent au sein des appareils dominants des partis politiques et dans la catégorie de l’intelligentsia qui offre à ces politiciens  un service d’intellectuel et de médias organiques. C’est une spécificité de la Côte d’Ivoire dans la sous-région. J’avoue honnêtement en avoir honte

L’image de ces congressistes est en soi symboliquement choquante et révoltante. Ces soi-disant « démocrates » répondent à l’invitation-convocation d’un vieux chef parti en mal de pouvoir et qui s’est positionné comme chef lignager communautaire.

Ils s’y rendent en vue de définir une stratégie commune d’appropriation du pouvoir d’Etat en 2020 au besoin  par la rue comme l’atteste la contestation préméditée et organisée des résultats des élections locales qui les donnent perdants.

Ignorant que leurs discours et leurs prises de position ethno-nationaliste qui met dangereusement l’Etat central en position faiblesse par rapport aux chefferies et aux communautés, pourraient être utilisés contre eux s’ils parvenaient au pouvoir, ils exposent, de manière éhonté, à la face du monde entier et des chancelleries, leur irresponsabilité et leur inconscience.

Mobilisant le discours attardé et anachronique du nationalisme anticolonialiste contre une invasion d’étrangers soutenue par des puissances étrangères dans une Côte d’Ivoire indépendante depuis 1960, mobilisant le discours faux de la révolution qui sonne faux (car un ethno-nationaliste est toujours un réactionnaire), ils entendent, en les trompant, soumettre, les Ivoiriens à leur propre domination de classe d’oligarques en mal de pouvoir et de privilèges.

Ils entendent prendre le pouvoir d’État par la force afin de s’en partager les dépouilles en utilisant le peuple comme chair à canon.

On cherche en vain dans les discours de facture autocratiques et communautaristes qu’ils mobilisent quotidiennement, des solutions alternatives précises aux maux qu’ils reprochent à la coalition RHDP au pouvoir.

On cherche en vain des offres politiques alternatives concrètes aux demandes sociales et aux besoins existentiels des populations ivoiriennes.

On cherche en vain des offres politiques alternatives précises et concrètes aux demandes de  redistribution  qu’ils accusent le gouvernement de négliger.

On cherche en vain des offres alternatives  concrètes et précises d’investissements pour répondre au besoin de production de richesses et de capitaux.

A en croire les slogans étonnants  » on ne mange pas les routes, les goudrons et les ponts » qu’ils activèrent en 2015 face au gouvernement, l’offre politique communautariste que cette brochette d’autocrates et de nationalistes propose aux Ivoiriens en guise de programme est une économie de subsistance dans une Côte d’Ivoire fragmentée en communautés villageoises dressées les unes contre les autres et dominées par des chefferies et des barons lignagers.

Ce tableau affligeant des congressistes de ce jour du 15 Octobre 2018, réunis autour du chef lignager Baoulé Henri Konan Bédié, campe la médiocrité insigne d’une frange attardée et infantile de la classe politique ivoirienne accompagnée par ses intellectuels organiques et ses médias organiques.

Les forces de régression intellectuelle politiques et économique viennent du haut de notre société. C’est une spécificité de la Côte d’Ivoire dans la sous-région. J’avoue honnêtement en avoir honte.

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