
Affrontements armés en Casamance. Les quotidiens reçus mercredi mettent en exergue des sujets très variés dont la ââreprise des hostilités en Casamanceââ (sud) et ââle silenceââ de lâAssemblée nationaleââ, évoqués par EnQuête et LâAs.
ââLâarmée pilonne les sanctuaires rebellesââ en Casamance, selon le journal cité en premier lieu. ââTrès tôt, hier matin, les populations de Ziguinchor comme celles de la commune de Bignona ont été réveillées par des détonations dâarmes lourdes. Lâarmée a pilonné les positions rebelles à Adéane. Un acte qui résonne comme une reprise des hostilités en Casamanceââ, lit-on dans EnQuête.
Trois incidents ââgravesââ à lâorigine de la mort de deux soldats ont déclenché les ââhostilitésââ, explique-t-il, précisant que les bases rebelles visées se trouvent dans la commune dâAdéane, où lâarmée mène la lutte contre les trafics illicites de bois et les bandes armées.
Affrontements armés en Casamance…
LâAs semble sâinquiéter du ââsilenceââ de lâAssemblée nationale, ââqui ne fait plus de bruitââ. ââLes députés occupaient souvent le devant de la scène pour se prononcer sur lâactualité politique nationale (â¦) Mais la déclaration (affrontements) de lâétat dâurgence [et le] vote de la loi dâhabilitation semble[nt] avoir douché leurs ardeursââ, écrit-il.
Il constate toutefois que ââle député dâAJ/PADS, Mamadou Diop Decroix, aura sauvé la faceââ de lâAssemblée nationale en interpellant le gouvernement sur lâattribution des licences de pêche.
Pourtant, il ne manque pas de sujets pour les débats parlementaires, au moment où les députés ne se font plus entendre, selon le même journal.
Les conditions dâattribution des marchés dâacquisition des denrées alimentaires distribuées aux ââménages les plus pauvres pour réduire les effets socioéconomiques de la criseââ sanitaire, par exemple. Et de âânombreux autres aspects de la gestion sanitaire de cette pandémieââ de Covid-19, dont ââles conditions exécrables dâorganisation de la distribution du pain par la ministre du Commerce, et des vivres par Mansour Fayeââ, le ministre du Développement social, ââainsi que la reprise ratée des enseignements et apprentissagesââ.
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Le silence des députés nâest vraisemblablement pas total, car Aïda Mbodj a interpellé le gouvernement sur lâusage qui a été fait des fonds destinés à la résolution de la crise sanitaire, selon Source A.
ââDes coupes sauvagesââ
Mme Mbodj, membre du groupe des Libéraux et démocrates, dénonce ââlâacquisition, dans des conditions douteuses, de matériel médical par le ministère de la Santé, et non par la Pharmacie nationale dâapprovisionnement qui est habilitée à le faireââ.
ââConcernant lâaide alimentaire dâurgence, dont la distribution a démarré le 29 avril dernier, elle était censée se dérouler pendant deux semaines. Or, la grande majorité des ayants droit nâa toujours pas reçu leurs kits alimentairesââ, ajoute Source A.
La lenteur de la distribution des denrées alimentaires préoccupe la députée élue de Bambey (centre), qui a interpellé le gouvernement dans une correspondance adressée à Moustapha Niasse, le président de lâAssemblée nationale.

ââLe Fmi encore sur le dos du Sénégalââ, lit-on sur la une de WalfQuotidien, selon lequel le Fonds monétaire international sâapprête à ââfaire appliquer des mesures de rigueurââ à lâEtat du Sénégal.
ââDans un réquisitoire écrit en termes diplomatiques, lâinstitution de Washington (le FMI) notifiera bientôt au gouvernement (affrontements) sénégalais le plafonnement de certaines dépenses publiques, avec notamment des coupes sauvagesââ, ajoute-t-il.
ââPis, lâinstitution financière internationale aurait demandé au gouvernement de faire des économies substantielles (â¦) de lâordre de 45 à 50 milliards de francs CFAââ, poursuit WalfQuotidien.
Selon Tribune, lâââassouplissementââ de lâétat dâurgence décrété dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 a engendré des ââaccidents mortelsââ, des ââagressionsââ, des ââembouteillages monstres et [des] regroupements non autorisés, sans [respect] dâune quelconque mesure barrièreââ.
Sud Quotidien est préoccupé par la pénurie dâeau dans plusieurs quartiers de Dakar. ââSENâEAU assoiffe Dakarââ, écrit-il, faisant remarquer que ââles populations font face à un manque criant dâeauââ, à Ouakam, Ouest-Foire, Keur Damel, etc. Les habitants de ces quartiers ââtirent à boulets rouges sur SENâEAU et (â¦) interpellent le président de la République, Macky Sallââ, rapporte Sud Quotidien. SENâEAU est la société chargée de la distribution de lâeau à Dakar.
Les quotidiens évoquent également lâarrestation du journaliste Cheikh Yérim Seck. Le patron du site dâinformation YerimPost ââpourrait retourner en prison ce mercredi, puisque le parquet a demandé le mandat de dépôtââ, selon Le Témoin Quotidien.
ââIl connaîtra son sort aujourdâhuiââ, ajoute-t-il, précisant que Seck est poursuivi pour ââdiffusion de fausses nouvelles, diffamation contre la gendarmerieââ, etc.












