10 ans après Beijing: malgré des progrès, dâimportants obstacles demeurent. Il y a dix ans, les Africaines pouvaient espérer quâune conférence mondiale très attendue qui sâétait fixé comme objectif ambitieux de transformer la vie des femmes du monde entier serait porteuse de changements.
Cette année marque le dixième anniversaire de cette étape importante, la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, qui sâest tenue à Beijing (Chine) en 1995. Comme leurs homologues dâautres régions, les femmes africaines font le point des progrès réalisés et se demandent dans quelle mesure les réformes promises ont été mises en Åuvre. Elles cherchent également à déterminer pourquoi les progrès ont été limités dans de nombreux pays.
Des signes dâamélioration sont apparus au cours des trente dernières années, a declaré la Conseillère spéciale pour la parité des sexes et la promotion de la femme, Rachel Mayanja, lors de lâexamen décennal de la conférence de Beijing, qui a eu lieu à New York en mars. Des mesures ont notamment été prises pour appliquer la Convention sur lâélimination de toutes les formes de discrimination à lâégard des femmes, ainsi que pour élaborer de nouvelles politiques et recommandations.
Africaines toujours en lutte pour lâégalité

Les femmes africaines restent confrontées non seulement à une pauvreté généralisée, mais également à de lourdes charges de travail.
Photo: Panos / Crispin Hughes
Cependant, au cours des trente années qui se sont écoulées depuis la première Conférence mondiale sur les femmes organisée à Mexico, âles hommes sont allés sur la lune et en sont revenus, mais les femmes sont restées au même endroit ⦠câest-à -dire quâelles essaient de sensibiliser le monde entier à la marginalisation injustifiée et inacceptable des femmes, qui les prive de leurs droits fondamentauxâ, a indiqué Mme Mayanja aux délégués venus de 165 pays.
En Afrique notamment, les femmes ont réalisé dâimportants progrès sur la scène politique au cours des dernières années. Lâorganisation politique du continent, lâUnion africaine (UA), a franchi une étape importante en encourageant la parité des sexes à ses postes de décision les plus élevés. En 2003, cinq femmes et cinq hommes ont été élus commissaires de lâUA. Lâannée suivante, Mme Gertrude Mongella, a été nommée à la direction du Parlement panafricain de lâUA, dont les femmes représentent 25 % des membres. Un autre organe de lâUA, le Mécanisme dâévaluation intra-africaine, qui fixe des critères de bonne gouvernance, est dirigé par Mme Marie-Angélique Savané.
Les Africaines ont également soutenu avec succès des conventions qui font progresser leurs droits. à la fin de lâannée dernière, 51 des 53 Etats membres de lâUA avaient ratifié la Convention sur lâélimination de toutes les formes de discrimination à lâégard des femmes, adoptée en 1979 par lâAssemblée générale des Nations Unies. Et en 2003, des militantes ont réussi à convaincre leurs chefs dâEtat dâadopter un protocole portant sur les droits des femmes. Elles demandent maintenant aux Etats de passer à lâétape finale en ratifiant ce protocole de façon à le rendre exécutoire (voir encadré, page 9).
Des obstacles persistent
âNous savons bien que malgré les avancées et les progrès réalisés, les Africaines sont confrontées à dâimportants défis et obstaclesâ, reconnaît Mme Farkhonda Hassan, présidente du Comité Femmes et développement de la Commission économique pour lâAfrique de lâONU. Dans de nombreux pays, les principales politiques de développement, connues sous le nom de stratégies de réduction de la pauvreté, ne prennent toujours pas en compte les différences de revenus et de pouvoir entre les hommes et les femmes, ce qui freine le financement de programmes visant à réduire les inégalités. En outre, dit-elle, la majorité des femmes africaines restent privées dâéducation et dâemploi, et nâont quâun accès limité aux secteurs du commerce, de lâindustrie et à la fonction publique.
Depuis la première Conférence mondiale sur les femmes organisée à Mexico, âles hommes sont allés sur la lune et en sont revenus, mais les femmes sont restées au même endroit ⦠câest-à -dire quâelles essaient de sensibiliser le monde entier à la marginalisation injustifiée et inacceptable des femmes, qui les prive de leurs droits fondamentauxâ.
— Rachel Mayanja, Conseillère spéciale de lâONU pour la parité des sexes et la promotion de la femme.
De la conférence de 1995 est né le Programme dâaction de Beijing, qui définit les domaines où des progrès doivent être réalisés si lâon entend améliorer la situation des femmes. Il faut notamment réduire la pauvreté des femmes, mettre fin à la violence, fournir un accès à lâéducation et aux soins de santé et réduire les inégalités économiques et politiques. à quelques grandes exceptions près, les progrès tardent à venir dans ces domaines.
Le Programme de Beijing ne doit plus être considéré comme une simple série dâobjectifs et dâaspirations, poursuit Mme Hassan, mais doit servir dâoutil pour plaider en faveur de lâadoption de politiques tenant compte des disparités entre les sexes. âLâobjectif actuel nâest pas de renégocier nos rêves, mais de souligner la responsabilité de tous les intervenants, en analysant en détail les objectifs, les cibles, les réalisations et les échecs. Nous ne cherchons plus à obtenir des promesses, nous exigeons des actes.â
La pauvreté au féminin
Pour de nombreuses Africaines, le Programme de Beijing et les divers instruments internationaux quâont signés leurs gouvernements ne se sont pas encore traduits par des améliorations de leur vie quotidienne. Elles restent au bas de lâéchelle sociale, nâayant quâun accès limité aux terres, au crédit, à la santé et à lâéducation. Si certains des accords que les gouvernements africains ont ratifiés consacrent les droits de propriété et dâhéritage, dans la plupart des pays, les femmes sont privées de ces droits.
à cela vient sâajouter la pandémie de VIH/sida, qui affecte plus de femmes que dâhommes en Afrique et anéantit certains des progrès que les femmes avaient réalisés en matière de développement. Par conséquent, la pauvreté en Afrique continue de se décliner au féminin, note Mme Gladys Mutukwa de Women in Law and Development in Africa (WILDAF), organisation non gouvernementale du Zimbabwe. Il est à son avis désolant de constater que dix ans après Beijing, les femmes africaines sont beaucoup plus pauvres.

Entre 1990 et 2000, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté a diminué dans toutes les régions en développement à lâexception de lâAfrique, où il a augmenté de plus de 82 millions. Les femmes constituent la majorité de ces pauvres, leur proportion pouvant aller jusquâà 70 % dans certains pays. Il est en général plus facile pour les hommes de trouver un travail et les entreprises dirigées par des hommes ont plus facilement accès au soutien des banques.
Il est ressorti dâune étude réalisée par lâOrganisation des Nations Unies pour lâalimentation et lâagriculture au Bénin, au Burkina Faso, au Congo, en Mauritanie, au Maroc, en Namibie, au Soudan, en Tanzanie et au Zimbabwe que les femmes possèdent rarement des terres. Lorsquâelles en ont, leurs parcelles sont généralement plus petites et moins fertiles que celle des hommes. Des études indiquent également que si les femmes agricultrices bénéficiaient du même accès aux entrants et à la formation que les hommes, le rendement agricole global pourrait augmenter de 10 à 20 %.
Scolariser les filles
Mais lâobstacle le plus important tient peut-être au manque dâaccès des Africaines à lâéducation, qui constitue souvent la seule porte de sortie de la pauvreté. Les disparités entre filles et garçons apparaissent à lâécole primaire et se creusent à tous les stades du système éducatif. En ce qui concerne le taux total dâinscription dans le primaire, lâAfrique est, de toutes les régions, celle qui a enregistré la hausse relative la plus importante au cours des dix dernières années. Mais du fait de la faible proportion de filles scolarisées, le continent est encore loin de lâobjectif qui consiste à atteindre la parité des sexes à la fin de cette année. En 2000, lâAfrique subsaharienne était la région qui comptait le plus de filles non scolarisées : 23 millions contre 20 millions, 10 ans plus tôt.
Le nombre total dâenfants non scolarisés a diminué au cours de la dernière décennie. Entre 1990 et 2000, le taux mondial dâinscription dans le primaire est passé de 596 à 648 millions, lâAfrique subsaharienne enregistrant la plus forte hausse (progression de 38 %).
Les politiques sâadressant spécifiquement aux filles ont permis des améliorations considérables au Bénin, au Botswana, en Gambie, en Guinée, au Lesotho, en Mauritanie et en Namibie. Au Bénin par exemple, lâécart entre les sexes a diminué, passant de 32 à 22 %, grâce à des politiques qui ont notamment consisté à sensibiliser les parents au moyen des médias et à réduire les frais de scolarité pour les filles des écoles primaires publiques des régions rurales.
Dâaprès lâOrganisation des Nations Unies pour lâéducation, la science et la culture (UNESCO), le taux dâinscription des filles augmente par rapport à celui des garçons à mesure que la proportion dâenseignantes augmente. Pour parvenir à la parité des sexes, il faudrait donc égaliser le nombre de femmes et dâhommes parmi les enseignants, stratégie quâà employée la Mauritanie pour réduire lâécart entre les sexes dans le primaire.
La Guinée a employé une approche plus globale, en faisant de lâéducation des filles une priorité nationale au début des années 90. Après avoir évalué les obstacles auxquels se heurtaient les filles à lâécole, le gouvernement a commencé à construire des latrines, à aider les élèves enceintes, à distribuer des manuels scolaires gratuits et à augmenter le nombre dâenseignantes. En 2000, ce pays avait plus que doublé le nombre de filles scolarisées et avait accru le taux de fréquentation des garçons de 80 %. Mais, en général, lâAfrique a, de toutes les régions, la proportion la plus faible dâenseignantes.
De nombreux autres obstacles continuent de freiner le développement de lâéducation en Afrique. Les programmes dâaustérité introduits dans de nombreux pays pendant les années 80 ont réduit les budgets consacrés à lâéducation. Quand les ménages appauvris ont dû décider qui, de leurs enfants, envoyer à lâécole â ce sont souvent les filles qui sont restées à la maison. Les frais de scolarité, lâobligation de porter un uniforme, les longs trajets entre le domicile et lâécole, le manque dâeau et dâassainissement sont autant de facteurs qui ont contribué à réduire lâaccès des filles à lâéducation.
Lorsque les élèves finissent le secondaire et arrivent au stade de lâuniversité, lâécart entre les sexes est encore plus important. âDans lâenseignement tertiaire et universitaire, la faible participation des femmes continueâ, ont déclaré des ministres africains réunis à Addis-Abeba en octobre pour dresser le bilan des progrès réalisés depuis Beijing. âLâécart entre les sexes est particulièrement marqué en sciences, en mathématiques et en informatique. »
Dâaprès une étude de lâOrganisation internationale du Travail (OIT), les femmes sont nettement sous-représentées dans les programmes techniques des universités africaines, comme dans dâautres matières traditionnellement dominées par les hommes. La proportion de femmes inscrites dans les établissements supérieurs dâenseignement technique va de 40 % en Gambie à seulement 2 % en Zambie, dâaprès lâOIT. Au Ghana, bien que les femmes représentent 30 % des étudiants de ces établissements, elles ne constituent que 1 % du nombre total dâétudiants suivant des cours techniques.
LâAfrique a cependant enregistré une hausse des taux dâalphabétisation des adultes, qui ont augmenté de 20 % entre 1990 et 2000. Lâobjectif est dâaugmenter de 50 % les taux dâalphabétisation des adultes dâici à 2015, par rapport au niveau de 1990. Dâaprès lâUNESCO, environ la moitié des pays dâAfrique subsaharienne ont réalisé de modestes progrès en vue de parvenir à la parité des sexes dans ce domaine. Cependant, dans certains pays, les taux dâanalphabétisme des femmes sont beaucoup plus élevés que la moyenne régionale, qui est dâenviron 50 %. Ce taux est de 82 % au Burkina Faso, de 79 % en Sierra Leone et de 77 % au Bénin et en Ethiopie.
Affecter des budgets aux femmes
Il est maintenant souvent admis que pour permettre aux femmes de sortir de la pauvreté, les politiques de développement doivent privilégier davantage leur contribution à lâéconomie. Bien que les femmes constituent une part importante de la population active, leur participation nâest pas reconnue à part entière car elles travaillent souvent dans des exploitations agricoles familiales ou dans le secteur non structuré. Dans dâautres cas, leur activité, par exemple le travail ménager, nâest pas considérée comme une activité économique.
Dans lâagriculture, le secteur économique le plus important de lâAfrique subsaharienne, les femmes effectuent de 60 à 80 % du travail nécessaire à la production alimentaire, destinée à la consommation des ménages et à la vente. Mais bien quâelles effectuent la plus grande partie du travail, elles nâont pas suffisamment accès aux marchés et au crédit. En Ouganda, les femmes représentent 53 % de la main-dâÅuvre, mais ne vendent que 11 % des cultures commerciales.

âJe suis convaincue que depuis la nuit des temps, les femmes jouent un rôle important dans le développement économique et social de leur pays, explique la Ministre des affaires féminines de la Namibie, Netumbo Nandi-Ndaitwah. Mais elles ne sont pas reconnues et ne sont pas récompensées pour leur dur labeur.â Elle estime que chaque pays devrait allouer un pourcentage de son budget national à la parité des sexes. âCar à ce jour aucun pays nâalloue plus de 1 % de son budget national aux questions concernant les femmes et la parité des sexes.â à lâheure actuelle, les budgets consacrés aux programmes nationaux en faveur des femmes proviennent principalement de partenaires extérieurs.
Mme Josephine Ouédraogo de lâAfrican Centre for Women dâAddis-Abeba estime que la participation des femmes à lâéconomie des ménages, qui représente plus de 70 % de la production alimentaire africaine, nâest pas correctement prise en compte dans les statistiques nationales. âOn compte à peine dix pays africains qui effectuent des enquêtes systématiques sur les budgets-temps ou sur les ménagesâ, explique-t-elle. Il est alors difficile de cerner les disparités entre les sexes et dâadopter des politiques visant à y remédier.
Pour remédier à la place importante quâaccordent les politiques macroéconomiques aux hommes et aux garçons, un certain nombre de pays africains ont adopté un outil dit de âbudgétisation paritaireâ (voir Afrique Relance dâavril 2002). Le Kenya, le Rwanda, lâAfrique du Sud, la Tanzanie et lâOuganda sont parmi les pays qui évaluent actuellement leur budget dans cette optique.
Câest ainsi quâils analysent les choix budgétaires des pouvoirs publics et leurs répercussions sur les femmes et les hommes, les garçons et filles, dans le but de mieux cerner les disparités. Il est alors plus facile de combler ces écarts, par exemple en finançant des programmes visant à alléger lâemploi du temps très chargé des femmes ou en améliorant leur accès aux sources dâénergie, à lâeau, au transport et à des technologies permettant dâéconomiser le travail.
Lors dâune réunion organisée en avril 2004 pour évaluer les progrès réalisés en faveur des femmes depuis Beijing, des organisations non gouvernementales (ONG) de la Communauté de développement de lâAfrique australe (CDAA) ont demandé aux 14 pays membres dâadopter une budgétisation paritaire dâici à décembre 2006.
Influencer les politiques
Presque tous les pays de la CDAA disposent dâune instance gouvernementale nationale qui traite des questions paritaires. Cependant, depuis la Conférence de Beijing, ces unités, services ou ministères âse sont affaiblis et sont incapables de répondre au défi que constitue le combat en faveur dâune juste parité des sexesâ, ont déclaré des ONG lors du Forum social africain tenu à Lusaka (Zambie). âLâinsuffisance de moyens, le manque de personnel et de pouvoir ou dâautorité au sein des gouvernements pour faire progresser lâégalité et la justice en faveur des femmes ne sont que quelques-uns des obstacles qui existent. »
Cependant, dans certains pays dâAfrique australe, les femmes occupent maintenant des fonctions politiques influentes. Câest ainsi quâen Afrique du Sud et au Mozambique, elles détiennent 30 % des sièges au parlement. En février 2004, le Mozambique a été le premier pays de la région à nommer une femme premier ministre, Mme Luisa Diogo. Câest au Rwanda que la proportion de femmes parlementaires est la plus élevée au monde: 49 % des membre du parlement sont des femmes, soit bien plus que lâobjectif de 30 % fixé à Beijing. La moyenne mondiale nâest que de 15 %.
Dans 14 des 23 élections tenues récemment dans des pays africains, la proportion de femmes parlementaires a augmenté. Mais la situation reste loin dâêtre idéale. Dans la majorité de ces pays (20), les femmes nâoccupent que 10 % au plus des sièges du parlement. à Madagascar, en Mauritanie et au Niger, par exemple, elles détiennent moins de 5 % des sièges.
Dans certains pays, la présence de femmes au parlement a influé sur lâadoption de politiques favorables à lâégalité des sexes. En réponse aux pressions des femmes, certains pays disposent maintenant de politiques de discrimination positive, assorties par exemple de quotas, visant à accroître le nombre de femmes occupant des postes de décision. En Afrique du Sud, les femmes parlementaires ont réussi à faire adopter diverses mesures législatives, légalisant lâavortement, luttant contre la violence familiale et garantissant le versement de pensions alimentaires aux enfants.
âLâobjectif actuel nâest pas de renégocier nos rêves, mais de souligner la responsabilité de tous les intervenants ⦠Nous ne cherchons plus à obtenir des promesses, mais nous exigeons des actes.â
— Mme Farkhonda Hassan de la Commission économique de lâONU pour lâAfrique
En Ouganda, les femmes parlementaires ont contribué à faire adopter une loi qui a fait du viol un crime passible de la peine capitale. En 2003, après un long retard, le Mozambique a adopté une loi sur la famille qui fait progresser de façon décisive lâémancipation des femmes. âSi nous nâavions eu que des membres dâun seul sexe au parlement, le projet de loi aurait bénéficié dâun soutien beaucoup moins important», explique la Ministre de lâenseignement supérieur de ce pays, Mme Lidia Brito.
Du fait de la diversité du continent, les problèmes sont très complexes, indique Mme Wariaru Mbugua du Bureau de la Conseillère spéciale pour la parité des sexes. âLors des débats mondiaux, ils ne devraient donc pas être simplifiés à lâextrême ni réduits à un seul dénominateur.â Les filles, par exemple, ont non seulement besoin dâavoir accès à lâenseignement primaire, mais doivent également être protégées de la violence et des pratiques préjudiciables.
Sâil est certes nécessaire de poursuivre les stratégies de base visant à sortir les femmes de la pauvreté et à enrayer le VIH/sida, explique Mme Mbugua, âil est aussi important de mettre en place des stratégies en faveur de la deuxième et de la troisième générationâ. Il sâagit notamment de faire en sorte que les accords commerciaux mondiaux et les nouvelles technologies de lâinformation et de la communication confèrent aux femmes des avantages immédiats. Lâautonomisation des femmes, dit-elle, ne devrait pas se limiter à un nombre restreint de secteurs nationaux, mais devrait également âgarantir leur participation sur un pied dâégalité à des processus mondiaux en évolution rapideâ.












