Lâapplication de traçage du gouvernement peine à se faire adopter par les Français.Un échec? Deux semaines après son lancement, lâappli française de traçage de contacts StopCovid compte à peine deux millions dâutilisateurs, selon FranceInfo.
Un chiffre qui peut sembler relativement faible au regard des enjeux liés à son utilisation. Il faut dire que le gouvernement a finalement assez peu communiqué sur le sujet. Une façon, peut-être, dâéviter de trop prêter le flanc à la critique.
Application Stopcovid est téléchargeable depuis le 2 juin
Aux questions qui se sont posées sur les choix technologiques – la France a tourné le dos aux protocoles mis en place par Apple et Google – ce sont ajoutées dâautres interrogations, notamment sur lâintéropérablité de StopCovid avec les applications similaires de nos voisins européens.
Le décompte est dâautant plus cruel quâen Allemagne, lâapplication équivalente, lancée mardi a été téléchargée 6,4 millions de fois.

La question de la date de lancement a aussi soulevé de nombreuses questions. Initialement attendue pour la première phase du déconfinement, le 11 mai, elle nâa finalement été disponible que le 2 juin pour la deuxième phase du déconfinement.
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Son lancement sâétait en outre accompagné dâun petit cafouillage: de nombreux utilisateurs ont confondu et ont téléchargé lâapplication catalane à la place!
Des bases au moins posées
Enfin, lâappli semble beaucoup moins pertinente, alors que lâépidémie recule, du moins en France.
Elle est destinée à alerter ses utilisateurs sâils sont restés en présence dâune personne testée a posteriori positive au Covid-19, pendant au moins 15 minutes.
Pour être pertinente, elle doit en outre être largement utilisée. Ce qui nâest donc pas le cas. Cédric O, le secrétaire dâEtat au Numérique avait expliqué au Figaro quâavec 10% de la population lâutilisant, notamment dans les grandes villes, ce serait un succès.
Avec 2 millions dâadeptes, on est loin du compte.
Seule consolation pour les promoteurs du projet: en cas de reprise de la pandémie de Covid-19, ou dâune autre maladie similaire, lâapplication de traçage aura au moins été déjà développée.
Les bases sont posées. La France devra néanmoins encore se demander si elle persiste dans ses choix technologiques ou si elle se range du côté des utilisateurs des programme de développement dâapplication (API) de Google et Apple.












