Changements climatiques bousculent l’Etat du Sénégal. Le ministre sénégalais de lâEnvironnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall et son homologue tunisien, Mokhtar Hammemi, ont exprimé mardi la volonté de partager les expériences de leurs pays en vue dâune position commune dans la lutte contre les changements climatiques.Â
M. Sall a fait état de discussions qui ont porté sur le fond vert pour le climat (FVC), le marché carbone mais également dâautres types de financements pour capter dâautres fonds aidant à lutter de manière efficace aux effets du climat.
 « Je suis très heureux dâêtre avec lui, pour un échange fructueux. Nous envisageons, dans le cadre bilatéral, dâéchanger nos expériences entre africains parce quâil faut commencer par-là  », a-t-il précisé. Â
Abdou Karim Sall a par ailleurs souligné que « les relations entre la Tunisie et le Sénégal, datent de plusieurs années ».
« Nous sommes bien partis, pour nouer une coopération dans le cadre du secteur de lâenvironnement et du développement durable et travailler étroitement pour partager nos expériences », a encore dit le ministre. Â
Changements climatiques et Etat du Sénégal
De même, a-t-il fait observer, « nous allons nous retrouver soit au Sénégal ou en Tunisie pour mettre en place un protocole qui va permettre à nos experts et techniciens, de travailler ensemble pour échanger nos expériences entre pays frères et amis ». Â
Le ministre sénégalais a renseigné quâil est le ââproduitââ de cette coopération après y avoir effectué ses études.  Abondant dans le même sens, son homologue Mokhtar Hammemi est revenu sur la question de la coordination avec les différents donateurs en vue de financer ce débordement climatique. Â

« Nous avons des problèmes similaires soit dans la gestion de nos terres, de nos côtes, ou de lâénergie propre entre autres », a listé le ministre tunisien. Â
Cette rencontre a permis, selon lui, de présenter à son homologue sénégalais près de 15 fiches retraçant leurs projets.
« On se dit quâau Sénégal, il y a des projets similaires, qui ont déjà commencé. Autant les partager pour avoir ces similitudes et chercher parfois même, des financements combinés dans le sens de cette coopération », a dit M. Hammemi. Â
Selon lui, il ne sâagit pas de chercher des financements avec les occidentaux mais dâaller vers un autre stade pour cette coopération triangulaire.
« On cherche des financements oui, mais on doit imposer que lâexpertise peut être soit tunisienne ou sénégalaise. Câest cela la complémentarité sur laquelle, on travaille », a soutenu le ministre de lâEnvironnement de la Tunisie. Â
A ce propos, il a invité le ministre sénégalais à effectuer une visite de travail en Tunisie pour visualiser de près, les choses à partager ensemble et ce quâils ont réalisés en termes de projets. Â
Auparavant, Abdou Karim Sall a reçu au stand du Sénégal, le secrétaire dâEtat et directeur de lâOffice fédéral suisse de lâEnvironnement, Marc Chardonnens, pour un échange dâexpériences.













