Une fois de plus, comme au Zimbabwe, Franklin Nyamsi a tout faux au Mali. Contrairement à son interprétation fallacieuse du retour au Mali de lâancien président Amadou Toumani Touré comme témoignage du génie politique de Soro Guillaume en Côte dâIvoire, lâargument de la réconciliation au Mali  sâavère être un camouflage dâune stratégie électoraliste en vue de la présidentielle malienne 2018 à venir. Au Mali comme en Côte dâIvoire la réconciliation nationale et le pardon sont politiquement instrumentalisées contrairement aux propos démagogiques et fallacieux de Franklin Nyamsi. Â
Sorti pour cela, selon sa propre expression, « par éjection de la roue de lâhistoire » de la Côte dâIvoire par le vaillant peuple critique ivoirien en raison de ses turpitudes personnelles, de sa vacuité morale, de sa cécité intellectuelle et de sa dangereuse vanité, Franklin Nyamsi, tel un drogué, sâaccroche désespérément par périphrases sournoises à la Côte dâivoire au gré de ses intrusions dans lâhistoire des peuples africains. A coups de phrases sibyllines, et dâinterprétations superfétatoires, il continue à déverser ses insanités sur les autorités ivoiriennes, quitte à sabrer encore un peu plus lâavenir politique de celui quâil prétend servir en Côte dâIvoire.
 Son interpellation impolie et ridicule  récente du Président de la république concernant une éventuelle grâce au chef du protocole du Président de lâassemblée Nationale, dans le sillage de celle du Professeur Francis Wodié à propos du verdict du procès de lâex-ministre du régime Gbagbo, Hubert Houlaye nâa quâun but : tenter, en sâaccrochant aux basques de lâéminent Professeur de Droit, de redonner de la crédibilité à sa parole démonétisée.
Du Zimbabwé au Mali, Franklin Nyamsi atteint de logomachie y va de ses vaines et fallacieuses  interpellations et interprétations politiques par devers lesquelles il encense son mentor ivoirien tout en  décochant ses flèches vengeresses contre le gouvernement et le chef de lâEtat ivoirien qui contrarient ses plans.
Au Zimbabwé,  Franklin Nyamsi ayant la Côte dâivoire en ligne de mire, avait vu en Emmerson Mnangagwa le démocrate qui valide ses propres thématiques de légitimité historique et de transition générationnelle. Au Mali,  Franklin Nyamsi voit en Ibrahim Kéita, le nouveau président malien, le démocrate et le réconciliateur qui bat en brèche le Président ivoirien Alassane Ouattara en autorisant le retour au pays de lâex-Président en exile afin de sceller la réconciliation nationale, à travers la réunion magnanime de toutes les élites politiques du pays. Ibrahim Kéita, dans lâesprit tordu de Franklin Nyamsi, câest le contraire critique  dâAlassane Ouattara, qui  nâaccorde pas dâamnistie à lâancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Il voit  en Amadou Toumani Touré lâanalogue Malien de Laurent Gbagbo.
Pour lâapologète  Franklin Nyamsi qui a désormais perdu toute capacité de penser et tout esprit critique, le geste dâIbrahim Kéita au Mali sâinspire de la demande de pardon de Soro Guillaume et de son appel à la réconciliation en Côte dâIvoire.
Franklin Nyamsi fait de Soro Guillaume le modèle absolu quâimite Ibrahim Kéita et dont doivent sâinspirer tous les pays dâAfrique bloqués par des problèmes de réconciliation nationale.
Tout à son désir de manipuler démagogiquement les faits pour valider ses lubies,  il fait mine dâoublier quâAmadou Toumani Touré lâex-président malien qui sâétait exilé au Sénégal à la suite dâun coup dâEtat perpétré contre lui,  nâest nullement accusé de crime contre lâhumanité et nâa pas provoqué une guerre civile meurtrière par suite dâun refus de céder le pouvoir après lâavoir perdu dans les urnes.
Il fait aussi mine dâoublier que, depuis la fin de la crise post-électorale ivoirienne, les portes de la Côte dâIvoire demeurent largement ouvertes à tous les exilés ivoiriens et à tous les membres de lâancien régime sans préjudice des impératifs de Justice.  Le silence de Franklin Nyamsi sur le chapitre du respect du droit est motivé par le souci dâimpunité et de repositionnement  des acteurs politiques ivoiriens qui pourraient lui permettre de retrouver les ors de la République en Côte dâIvoire.
Le professeur de philosophie quâil prétend être,  ignorerait-il que la réconciliation civile et politique des peuples sâeffectue toujours dans  le droit coutumier ou dans le droit positif  selon les sociétés ?
 Ces raccourcis et ces libertés avec les faits et les principes, cette confusion  et cette mauvaise foi  insignes traduisent une pathologie  majeure : celle  du démagogue sans foi ni loi qui parle pour se soulager de son incapacité à se taire, et pour se faire remarquer par lâexplosion nauséabonde de ses énormités.
Sa condamnation étrange de la revendication identitaire en laquelle il voit une des figures du mal politique au Mali, après avoir fait la cour aux identitaires ivoiriens en vue dâune alliance politique au profit de son mentor ivoirien, fait éclater la vanité dangereuse du personnage.
Dépourvu dâOrient, privé de compas et dâéquerre pour sâorienter et pour refréner ses passions, Franklin Nyamsi, en déshérence, erre, divague et bafouille  sâaccrochant au moindre événement pour exister en faisant ce quâil sait faire le mieux : célébrer le culte de Soro Guillaume et dénigrer ses supposés ennemis.
Du Zimbabwe au Mali, en attendant le prochain épisode africain qui lui offrira lâoccasion de déverser ses flatulences verbales sur les autorités politiques ivoiriennes qui contrarient son agenda, Franklin Nyamsi, le troubadour de la vanité morale et de la confusion intellectuelle, promène sa démagogie et sa logomachie en bandoulière pour réaliser imaginairement ses fantasmes.












