Le gouverneur de Diourbel (centre), Gorgui Mbaye, a demandé mercredi aux services concernés de faire le nécessaire en matière de curage des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales, pour une meilleure gestion des inondations dans cette région.

‘’Nous avons pris des décisions qui nous permettent de bien réussir à contenir les inondations qui sont récurrentes dans la région, particulièrement à Touba’’, a-t-il dit au cours d’une réunion consacrée à cette question.

Gorgui Mbaye a insisté sur le curage des canaux d’évacuation des eaux de pluie, vers la grande mosquée de Touba notamment, où il est nécessaire, selon lui, de mobiliser des équipements pour pomper les eaux.

‘’La situation est aussi difficile à Touba, il y a une trentaine de points bas qui sont inondés chaque année. Dans ce lot, il y a cinq zones que j’ai qualifié de sites névralgiques, qui ne doivent pas souffrir d’une inondation durable’’, a-t-il souligné.

Les deux artères menant à la grande mosquée de Touba sont souvent inondées pendant l’hivernage, ce qui entrave la circulation routière dans cette ville, la plus peuplée du pays après Dakar.

‘’Dès les premières pluies, a dit le gouverneur, l’une des voies est inondée et tous les véhicules se rabattent sur l’autre voie, ce qui engendre des problèmes. On ne doit pas se payer le luxe de voir une artère disparaître à cause des flaques d’eau’’, a-t-il averti.

Au croisement Serigne-Bass, l’ONAS, l’Office national de l’assainissement du Sénégal, est en train de construire un ouvrage de pompage des eaux mais une solution provisoire doit être trouvée en attendant qu’il soit réceptionné.

‘’Il faut que le système de l’année dernière soit maintenu en même temps que la réalisation de l’ouvrage, sinon l’entreprise chargée de sa construction pourrait ne pas travailler si la route est totalement submergée par les eaux’’, a-t-il dit aux techniciens chargés de la future infrastructure.

Gorgui Mbaye assure que les mesures nécessaires seront prises pour éviter les inondations.

‘’Le Magal (pèlerinage annuel, qui se tient à Touba) va se tenir certainement au mois d’octobre, et ce sera en plein hivernage. Comme l’année dernière, nous devons travailler pour éviter les situations désastreuses’’, a-t-il conseillé aux responsables des services techniques.

Diourbel se prépare à une meilleure gestion des inondations

Dans certains quartiers de la commune de Diourbel, des ‘’points critiques’’ sont visibles, surtout vers le marché Ndoumbé-Diop, selon le gouverneur.

‘’Nous avons demandé le curage de tous les ouvrages pour permettre le drainage des eaux. Kamb Souf, qui est une zone de captage naturelle de 21 hectares, peut contenir toutes les eaux de Diourbel’’, a-t-il souligné.

Le directeur régional du développement rural, Pierre Diouf, a proposé de relier les bassins de rétention de la ville chef-lieu de région, Diourbel.

‘’La commune de Diourbel compte quatre bassins de rétention (…). Il faut les relier pour avoir un point bien sécurisé et pouvoir l’exploiter’’, a-t-il dit.

A Bambey, l’unique bassin de rétention a atteint ses limites, il en faut un deuxième, selon M. Diouf.

L’ONAS prépare une visite des bassins de rétention, avec la collaboration du maire, du préfet et des sapeurs-pompiers de Bambey, selon Pierre Diouf. ‘’Je souhaite que cette visite ait lieu le plus rapidement possible’’, a-t-il dit.

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Le chef du service départemental de l’action sociale, Mbaye Dionne, a pour sa part invité les autorités administratives et locales à prendre en compte le volet social des inondations.

‘’Il y aura des gens qui seront impactés et qui auront besoin de soutien. Les sinistrés auront besoin d’aide. Des gens seront délogés de leurs maisons’’, a-t-il averti.

Les participants à la réunion ont également parlé des écoles confrontées à des risques d’inondation.

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