Les quotidiens parvenus mardi à lâAPS, comme dans un retour à lâordinaire quasiment, traitent de divers sujets dâactualité, parmi lesquels la politique et en particulier les suites du vote de la réforme constitutionnelle introduisant le parrainage à lâélection présidentielle.
Au sujet de cette loi contestée par lâopposition, Vox Populi se fait lâécho de commentaires du maire de Dakar, condamné le 30 mars dernier à 5 ans de prison pour « escroquerie aux deniers publics » et dâautres délits. « Khalifa Sall se dit consterné » par lâadoption de la loi sur le parrainage, rapporte LâObservateur.
« Ce texte cache des desseins inavoués dâécarter des candidats à lâélection présidentielle », dit lâédile dans des propos rapportés par le journal, étant entendu que le vote de cette loi oblige désormais les prétendants au fauteuil présidentiel à recueillir les signatures dâau moins 0,8% – 1% au plus – dâélecteurs inscrits sur le fichier électoral.
Khalifa Sall « dénonce +les motivations du pouvoir à transgresser les règles du jeu afin dâobtenir un hypothétique second mandat+ », ajoute Vox Populi, WalfQuotidien enfonçant le clou en évoquant un « piège » tendu par le président Macky Sall à ses adversaires.
Selon ce journal, Aboubakar Sedikh Bèye, lâancien directeur général de lâAgence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), « le pion » du président Sall, « est lâhomme du parrainage ».
M. Bèye, ancien directeur général de lâAgence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), « sera lâarme fatale du candidat Macky Sall pour obtenir des signatures pour sa candidature, mais éventuellement pour priver de signatures les opposants », affirme WalfQuotidien.
En raison de sa bonne maîtrise de la cartographie de la population sénégalaise, lâex-directeur général de lâANSD « saura où aller pour trouver des signatures pour le président de la République, candidat à sa propre succession ».
« Il saura également à quelle porte taper pour empêcher les opposants dâavoir des parrainages », affirme WalfQuotidien qui rappelle que M. Bèye « a mis en place les fichiers des bénéficiaires des bourses familiales et de la Couverture maladie universelle ».
Lâopposition ne compte pas en rester là , mais se posera toutefois lâéquation de la recevabilité de son recours contre cette loi auprès des instances de la Communauté économique des Etats de lâAfrique de lâOuest (CEDEAO).
La recevabilité de la requête de lâopposition visant lâannulation de cette loi « divise les acteurs du droit. Si pour certains constitutionnalistes (…), la CEDEAO peut connaître du dossier, dâautres soutiennent le contraire », signale le journal.
Concernant les modalités dâapplication de la loi, la classe politique se trouverait « à lâépreuve du code électoral », si lâon en croit Sud Quotidien.
En attendant son introduction dans le code électoral, « force est de constater que, malgré les assurances données par le pouvoir, en termes de comptabilité, de validation des signatures et de recours, moult interrogations côtoient les modalités pratiques de lâapplication de la loi », relève Sud Quotidien.
La vie politique, pendant ce temps, semble retrouver son ordinaire, avec par exemple le journal Le Quotidien qui annonce la démission, pour « convenances personnelles », du député Moustapha Cissé Lô de toutes les instances de lâAlliance pour la République (APR, au pouvoir) dont il devient désormais un « simple militant ».
Le député Moustapha Cissé Lô a été à lâorigine de la proposition visant à voter sans débat la loi sur le parrainage, une initiative qui a heurté lâopposition mais aussi certains analystes qui ont tôt fait de parler de recul, le débat parlementaire étant pour eux considéré comme lâessence même de la vie démocratique.
Dans le même temps, Lâobservateur revient sur la rivalité entre deux figures de lâopposition, Idrissa Seck et Malick Gackou, en perspective de lâélection présidentielle de 2019.
Le journal veut ainsi laisser entendre que les deux leaders sont dans une « course de vitesse » pour le leadership de lâopposition en direction de cette échéance électorale.
« Ils sont dans la même équipe, jouent tous les deux le même objectif : le départ du régime Sall. Mais, au-delà de combattre lâ+ennemi commun+ et contrer les vélléités du patron de lâAPR, Idrissa Seck et Malick Gackou se livrent une bataille sans merci. Une guerre dâégo et de positionnement qui nâest pas tout à fait mauvaise », écrit LâObservateur.
Sur un tout autre sujet, Le Soleil annonce que le président Sall a réceptionné « 1.000 unités de matériels agricoles destinés au monde rural », dans le cadre de sa volonté de mettre fin à la « tyrannie des importations de riz ». « Macky Sall gâte les agriculteurs », souligne Le Témoin Quotidien, concernant le même sujet.
« Désigné comme le mandataire du projet de la réception des 1.000 unités agricoles », Cheikh Amar, le président du groupe Holding Amar, « a assuré au chef de lâEtat que lâaménagement dans la vallée du fleuve Sénégal va concerner 30.000 hectares ».
LâAs rapporte, dans la même perspective, quâen soutien aux exploitations agricoles familiales, « Macky Sall dégage un budget de 5 milliards » de francs CFA ».
La Cloche rapporte que 400 détenus de la maison dâarrêt et de correction (MAC) de Thiès ont engagé une grève de la faim. « Ils réclament des cigarettes et leurs +colis+… » rapporte ce journal.












