
Le gouvernement congolais dit observer une réduction du nombre de cas d’Ebola. Câest ce quâindique un communiqué des services du Premier ministre Sylvestre Ilunga, à lâissue dâune rencontre avec le patron de la riposte, le professeur Muyembe. MSF reste prudent.
Lâépidémie d’Ebola dure depuis plus dâun an et a fait plus de 2 000 morts. Mais les autorités congolaises et lâOrganisation mondiale de la santé (OMS) se félicitent dâavoir passé la barre du millier de guérisons.
Du côté de la riposte, on nâest pas peu fier quand on évoque les 1 000 patients soignés avec le médicament du docteur Jean-Jacques Muyembe, comme le précise lâun de ses agents.
Le co-découvreur dâEbola détient le brevet de lâune des deux molécules, dont lâOMS recommande lâutilisation aujourdâhui en RDC. Câest aussi grâce à un meilleur suivi des cas suspects, explique lâéquipe de coordination.
Selon la riposte, parmi les nouveaux patients atteints dâEbola, 90% avaient déjà été repérés avant leurs premiers symptômes, parce qu’ils étaient en contact avec des cas confirmés.
33% des nouveaux cas dâEbola seraient déjà connus et suivis par la riposte
Ces patients arrivent par ailleurs plus vite en centre de traitement. Le délai moyen serait passé à deux ou trois jours, contre cinq ou six il y a encore un mois et demi. Or, plus les patients prennent un traitement tôt, plus ils ont de chances de guérir.
Autre son de cloche, Médecins sans frontières (MSF), partenaire de la riposte, explique dans son bulletin dâoctobre que si le nombre de cas par semaine apparait en baisse, la mortalité reste élevée.
LâONG continue de parler dâun délai de cinq jours entre lâapparition des premiers symptômes et la prise en charge. Et pour MSF, lâépidémie serait loin dâêtre sous contrôle.
Selon les chiffres publiés par lâorganisation caritative, sur les deux derniers mois, seuls 33% des nouveaux cas dâEbola seraient déjà connus et suivis par la riposte, parce quâils étaient en relation avec des patients déjà atteints.












