Revue de presse du 1 août 2023 : Lâemprisonnement de Ousmane Sonko et la dissolution de son parti au menu. Lâemprisonnement dâOusmane Sonko et la dissolution de son parti Pastef- Les Patriotes sont les principaux sujets traités par les quotidiens reçus mardi à la rédaction.
Emprisonnement de Ousmane Sonko et la dissolution de son parti au menu Revue de presse du 1 août 2023

ââDouble peine pour Ousmane Sonkoââ, affiche à sa Une Le Soleil qui fait allusion au placement sous mandat de dépôt du leader du parti Pastef et la dissolution de son parti.
Lâopposant Ousmane Sonko, leader de Pastef-Les Patriotes, a été inculpé, lundi, et placé sous mandat de dépôt pour appel à lâinsurrection, association de malfaiteurs, atteinte à la sureté de lâÃtat, complot contre lâautorité de lâÃtat, actes et manÅuvres à compromettre la sécurité publique et à créer des troubles politiques graves, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, mais également vol de téléphone portable, entre autres.

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Dans la foulée, le ministre de lâIntérieur a annoncé que le parti les Patriotes du Sénégal pour le travail, lâéthique et la fraternité (PASTEF) a été officiellement dissous, justifiant cette décision par le fait que »Pastef, à travers ses dirigeants et ses instances, a fréquemment appelé ses partisans à des mouvements insurrectionnels ».
Câest »lâescalade », selon Sud Quotidien. »Ousmane Sonko en prison », titre Libération, faisant état de trois morts à Dakar et à Ziguinchor dans les manifestations qui ont suivi lâannonce de son placement sous mandat de dépôt ».
Le Témoin parle de »nuit noire sur la démocratie ».

»(â¦) nous avons connu hier la fin provisoire dâun suspense qui nâen était pas un en vérité puisque câétait un secret de Polichinelle depuis des mois que le régime avait lâintention dâemprisonner sous nâimporte quel prétexte Ousmane Sonko et de dissoudre son parti.
Des responsables politiques et des chroniqueurs connus pour leur proximité avec la présidence de la République ne cessaient de réclamer ces deux mesures et tout le monde savait quâils ne pouvaient le faire sans avoir lâonction du Chef suprême.
Câest donc dire que les deux coups de canif portés hier à la démocratie sénégalaise, à savoir le placement sous mandat de dépôt du chef de lâopposition et la dissolution de son parti, nâont même pas eu le mérite de la surpriseââ, écrit le journal.

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»Avec lâemprisonnement dâOusmane Sonko, suivi de la dissolution de son parti, Pastef, le pouvoir risque de faire face à une série de manifestations violentes », estime WalfaQuotidien qui note: »Le pays risque de nouer avec la tension comme ce fut le cas ces deux dernières années. Un cocktail explosif auquel Macky et ses collaborateurs doivent se préparer »
Parlant de Pastef-Les Patriotes, le journal écrit: »Cette formation, née en 2014, a, en si peu de temps, réussi à surclasser bien des partis, toutes obédiences confondues (gauche, droite et centre).
Et de tous les leaders politiques réunis, le fondateur de ce parti a été celui qui aura le plus eu à faire face au rouleau compresseur de lâEtat et de la toute puissance de ses moyens de répression ».
Macky Sall ââdéchire le projetââ Pastef, selon le quotidien Bës Bi.

ââIl était aux portes du Palais. Câétait en tout cas le chemin que beaucoup lui avaient tracé.
Mais parce que cet homme à la taille longiligne se voyait aussi taillé un costume de 5e président de la République.
Difficile de lui ôter un tel statut au regard de ses résultats électoraux, politiques. Sa popularité. Un populiste aussiââ, écrit le journal.

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ââSonko avait tout ce quâun leader politique devait chercher pour séduire. Le verbe, le ton, les mots, lâéloquenceâ¦
Certains disent lâélégance pour sâimposer dans cette arène politique. Sa jeunesse, lâautre atout. Son discours de rupture et dâantisystème â qui nâa pas trop résisté à lâépreuve des calculs politiques â mais qui accroche particulièrement des jeunes.
Un homme de la gauche en réalité. Une autre +nouvelle gauche+. Il ne le revendique pas, mais il en applique les idées, se réfère à ses combattants et sâentoure de ses symbolesââ, lit-on encore dans le portrait que lui a consacré la publication.













