Revue de Presse du 2 octobre 2024 : Les ennuis judiciaires de certains détracteurs du gouvernement mis en exergue. Les quotidiens évoquent largement la convocation de plusieurs ââcontempteursââ du régime par la police judiciaire.
Ennuis judiciaires de certains détracteurs du gouvernement mis en exergue Revue de Presse du 2 octobre 2024

ââLa matraqueââ, titre Bés Bi Le Jour par exemple, au sujet de ce quâil appelle un ââdéfilé de voix divergentes à la policeââ. ââAprès Kader Dia de la Sen TV, écrit-il, câest au tour de Cheikh Yérim Seck de recevoir une convocation des autorités judiciairesââ, mardi.
Lâopposant Bougane Guèye Dany aussi est convoqué à la brigade chargée de la cybercriminalité au sein de la Police nationale, ce mercredi à 9 h, annonce Bés Bi Le Jour. ââLa justice carbure à plein régimeââ, constate le quotidien Source A, lequel rappelle que six personnes ont été ââconvoquéesââ, ââgardées à vue ou emprisonnées pour des délits dâopinion au cours des six premiers moisââ après lâélection de Bassirou Diomaye Faye.
Le militant des droits de lâhomme Alioune Tine, interrogé par Source A, sâinquiète de ces interpellations et arrestations. ââJe pense que les délits dâopinion doivent disparaître de notre Code pénalââ, note le même journal en citant M. Tine.
Le Mandat pense que le gouvernement mis en place depuis avril dernier ââcherche à muselerââ ses opposants.
ââDes arrestations à la pelle, des mandats de dépôt décernés à tout-va, des manifestations interdites, la situation actuelle du pays est préoccupanteââ, sâinquiète LâObservateur.
Rien nâest pardonné aux ââdétracteursââ du pouvoir

LâObservateur interroge plusieurs ââspécialistesââ, dont certains ââcrient au ârèglement de comptes et à la violation des droits fondamentauxâââ. ââMais pour nos juristes, ajoute-t-il, câest encore prématuré de sâalarmer.ââ
WalfQuotidien relève le ââgrand bond en arrièreââ en matière de liberté. ââParallèlement aux dossiers judiciaires de reddition des comptes impliquant dâanciens ministres et directeurs généraux, dâautres individus font lâobjet de poursuites à cause de leurs sorties médiatiquesââ, observe-t-il.
ââTerreur chez les opposantsââ, lit-on sur la une du quotidien LâAs. Il affirme que ââles nouvelles autorités judiciaires ne pardonnent rien aux détracteursââ du président de la République et du Premier ministre.
ââAlors que le Sénégal prépare les élections législatives prévues le [17 novembre] prochain, le climat politique semble sâassombrir. Les arrestations et les convocations se multiplient, visant des figures de lâopposition et certains chroniqueursââ, constate le quotidien EnQuête.
Il signale que ââlâétau se resserreââ autour certains politiciens et journalistes, qui se retrouvent ââdans le collimateur de la justiceââ.
Vox populi redoute la ââtentationââ dâinstaurer une ââchape de plombââ.
Le Dandé Mayo ââcoupé du reste du paysââ

Malgré tout, lâélectorat ââreste toujours fidèle à [Ousmane] Sonkoââ, le leader de Pastef, le parti au pouvoir, et actuel Premier ministre, affirme le quotidien Yoor-Yoor, disant relayer le ââpoint de vue des observateurs politiquesââ.
Les quotidiens abordent dâautres sujets, dont les inondations survenues après les fortes pluies.
Le journal Le Quotidien rapporte que le Dandé Mayo, dans la région de Matam (nord), se trouve ââsans voieââ, ââcoupée du reste du paysââ, après la crue du fleuve Sénégal.
La situation ââvire à lâurgenceââ, selon le même journal.

ââPas de déplacement, pas dâévacuation sanitaire, ni de transport de marchandisesââ, la vie quotidienne des populations du Dandé Mayo sâen trouve affectée, poursuit Le Quotidien.
Sud Quotidien fait état dâune ââflambée généralisée des prix des produits de consommation couranteââ, qui a mis le marché ââsous pressionââ.
Le Soleil revient sur la volonté prêtée au gouvernement de baisser les salaires des agents de lâÃtat.
Le journal rapporte que le gouvernement a publié un communiqué pour réfuter ââles allégations du PITââ, le Parti de lâindépendance et du travail, actuellement dans lâopposition. Il y dénonce des ââmanÅuvresââ et la ââdiffusion dâinformations fausses, qui ne peuvent être acceptéesââ.

âA lire aussi
Lâinfo informe que le Conseil national du patronat et la Confédération nationale des employeurs du Sénégal ont ââactéââ leur fusion, avec lâambition de ââmieux servir les entreprises et accompagner les nouvelles autorités dans leurs politiques de développement économique et social du paysââ.













