Ãrection de Keur Massar en Département commentée. Le projet de redécoupage administratif de la région de Dakar, prévu pour faire de Keur Massar un chef-lieu de département, est largement commenté dans lâédition des quotidiens pour ce vendredi.
ââKeur Massar [devient le] 46e département du Sénégal. La réforme est bouclée ! Et câest le président de la République qui se signale de fort belle manièreââ, se réjouit Le Soleil, soulignant que cette décision ââcorrige des incohérences territoriales nées il y a dix ans de préoccupations politiciennesââ.
La modification de la carte administrative de la région de Dakar va faire de Keur Massar le cinquième département de ladite entité territoriale, ââdésengorger lâarrondissement de Bambilor qui couvre la plus large superficie de la régionââ et résoudre ââla lancinante [équation] des limites entre les communes de Yenne et de Diamniadioââ, explique Lâinfo.
ââLe nouveau découpage corrige des déséquilibres (â¦) abyssauxââ, souligne EnQuête, précisant que Macky Sall vient de ââcorriger lâanomalie de Guédiawaye, un département constitué jusque-là dâun seul arrondissementââ.

Le projet présidentiel fait grincer des dents, même dans le parti politique de Macky Sall, lâAPR, selon Sud Quotidien. ââCe projet de découpage, tout le monde lâattendait. Mais, malheureusement, il vient de tomber et contre la volonté des populationsââ, proteste Ousmane Diallo, un conseiller municipal membre de lâAPR.
M. Diallo ââne veut pas entendre parler dâun rattachementââ de son village, Kounoune Ngalap, ââà Sangalkamââ, car il craint que certaines collectivités territoriales soient ââvictimesââ de la ââguéguerre entre Sangalkam et Bambilorââ, lit-on dans Sud Quotidien.
On est donc proche ââdes préoccupations politiciennesââ que tentait de conjurer Le Soleil, dâautant plus que cette partie de la région de Dakar, Sangalkam notamment, est le fief de politiciens de premier plan dont le ministre des Collectivités territoriales, Oumar Guèye.
ââMacky Sall sabre Dakarââ, lit-on à la une de Tribune qui, à lâopposé du journal Le Soleil, voit dâun mauvais Åil la nouvelle configuration de la région de Dakar.
Ãrection de Keur Massar en Département commentée
Lâinitiative présidentielle vise à ââdémanteler la ville de Dakarââ, écrit-il en souvenir dâune déclaration du ministre des Collectivités territoriales en faveur de la suppression de la mairie de la capitale, lâun des plus vastes viviers électoraux, depuis 2014 entre les mains de dissidents du Parti socialiste partisans de lâopposant Khalifa Sall.
Le journal Alerte estime que le redécoupage administratif envisagé nâest rien dâautre quâun ââmorcellement politiqueââ. ââCette agression contre Dakar se fait avec la complicité dâune certaine oppositionââ, déclare, cité par le même journal, lâopposant Barthélémy Dias, maire de Mermoz Sacré-CÅur.
Sa posture tranche avec la raison invoquée par le gouvernement dans le projet de découpage quâil a transmis aux communes de la région de Dakar. ââDans une logique de rapprocher davantage lâadministration des administrés et de garantir le principe de la proximité, il a été décidé de corriger certaines incohérences spatialesââ, rapporte Libération sur la base dâun document des ministères de lâIntérieur et des Collectivités territoriales qui, selon Le Soleil, constituent ââle maître dâouvrageââ du projet.

Le ministre, porte-parole de la présidence de la République, Seydou Guèye, semble dire la même chose dans Vox Populi : ââAujourdâhui, les évolutions démographiques, les enjeux de développement et de cohérence territoriale justifient les ajustements nécessaires à lâorganisation du territoire.ââ
Le Quotidien parle dâun ââdécoupage polémiqueââ et voit dans la réforme administrative la ââbataille continueââ entre le ministre des Collectivités territoriales et maire de Sangalkam, Oumar Guèye, et Ndiagne Diop, un de ses adversaires politiques et maire de Bambilor.
ââCe découpage ne va pas faire que des heureux parce quâil cacherait des (â¦) conflits dâintérêts au profit du ministre chargé des Collectivités territoriales, par ailleurs maire de Sangalkam, commune qui tire le plus de profits du projetââ, affirme Le Quotidien.
ââOumar Guèye (â¦) est favorablement servi au détriment du maire de Bambilor qui se voit priver, avec ce découpage en gestation, dâénormes ressourcesââ, affirme le même journal. La centrale électrique de Kounoune, une importante mamelle fiscale de la mairie de Bambilor, tombe dans le giron de Sangalkam, le fief dâOumar Guèye, selon Le Quotidien.

ââTel Sirius, lâétoile la plus brillante du ciel, Sangalkam rayonne. Il est désormais une constellation de villages et citésââ, commente LâAs, estimant quâavec la réforme administrative, cette commune ââengloutit plusieurs villagesââ.
La commune dirigée par Ndiagne Diop est ââdélestéeââ de cinq villages, fait remarquer Le Témoin Quotidien.
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Les avis des mairies concernées sont seulement consultatives, selon Mohamadou Mansour Ciss, un spécialiste de la gestion des collectivités territoriales. Même si les conseils municipaux sây opposent, le gouvernement ââpeut continuer son projet de découpageââ, a-t-il dit au journal Les Echos.













