Revue de presse du 4 novembre 2022. Les quotidiens déroulent le Film de lâAudition dâOusmane Sonko. Les quotidiens parvenus vendredi à Kafunel tentent, pour la plupart, de dérouler le film de lâaudition de lâopposant Ousmane Sonko, entendu la veille par le doyen des juges dâinstruction sur les accusations de viol le concernant.
Film de lâAudition dâOusmane Sonko Revue de presse du 4 novembre 2022

« Ousmane Sonko sâexplique et conteste les faits », titre sobrement le quotidien Le Soleil en faisant allusion aux accusations de « viols répétés » portées à lâencontre du leader du parti Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, lâéthique et la fraternité) par une employée dâun salon de massage dakarois.
Ousmane Sonko « évoque encore un âcomplotâ et remet au juge âle PV originalâ et une enquête interne de la gendarmerie », rapporte le quotidien Libération, selon lequel le maire de Ziguinchor (sud) a de même « refusé de répondre aux questions du représentant du parquet qui, selon lui, âfait partie du complotâ ».
Quand le parquet lui a demandé « sâil a entretenu des rapports sexuels avec Adji Sarr, le maire de Ziguinchor est resté muet comme une carpe », écrit Source A, ajoutant que ses avocats, satisfaits de la manière dont il sâest « bien défendu », « nâont pas senti le besoin de lui poser des questions ».
Face-Ã -face du leader du Pastef avec le doyen des juges dâinstruction

« Sonko réfute et accuse », écrit EnQuête, quotidien selon lequel lâopposant « nie toute conjonction sexuelle » avec Adji Sarr. « Sonko mutique face au juge », titre Le Quotidien, avant de faire observer que le face-à -face du leader du Pastef avec le doyen des juges dâinstruction « a suscité encore plus de questions quâil nâa apporté dâéclairages ».
Le journal laisse entendre que cela tient notamment au fait que lâopposant « a refusé dâêtre entendu sur le fond de lâaffaire et a dénié au doyen des juges dâinstruction toute légitimation pour le juger, car le trouvant partial dès sa nomination ».
Mieux, le leader de Pastef a menacé de « représailles toute personne ayant pris part au complot », note LâObservateur. Il a aussi refusé de se soumettre à un test ADN, un fait relayé par quasiment tous les quotidiens.
Le quotidien Vox Populi, par exemple, propose un bon résumé de la ligne de défense du leader de Pastef : « Sonko refuse le test ADN, réitère ses accusations de complot et menace ».
Déterminer si oui ou non il est le propriétaire du sperme prélevé dans lâanatomie de la plaignante

« Sonko refuse le test ADN et menace », renchérit LâAs. Il précise que le but de cet examen est de permettre à la justice de « déterminer si oui ou non il est le propriétaire du sperme prélevé dans lâanatomie de la plaignante ».
Le Témoin Quotidien, parmi dâautres détails croustillants, rapporte que le doyen des juges sâest bandé « les mains pour éviter le mauvais sort ». Dans le bureau du doyen des juges, écrit le journal, « lâambiance était morose ».
« Il y avait du âsafaraâ (une substance mystique) éparpillé un peu partout dans la salle, et le juge Maham Diallo sâétait… bandé les mains pour ne pas avoir, selon les mauvaises langues, à échanger des poignées de main avec qui que ce soit », rapporte-t-il.
LâEvidence estime que finalement Ousmane Sonko est sorti « en vainqueur » de son face-à -face avec le doyen des juges dâinstruction. Aussi ses avocats se disent-ils « confiants », selon WalfQuotidien.

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« Ils ont affiché, au terme de [lâaudition de leur client] dans le fond du dossier Sweet Beauté (du nom du salon de massage qui employait Adji Sarr), leur confiance quant à la suite de la procédure. Dans leurs déclarations, ils espèrent un ânon-lieuâ », rapporte le même journal. Ce qui amène EnQuête à évoquer « les enjeux politiques » de cette affaire judiciaire.
« De la suite du dossier Adji Sarr, dépend, en grande partie, lâavenir politique dâOusmane Sonko, croit savoir le journal. Avec un non-lieu, il sâouvrira devant lui un boulevard pour lâélection présidentielle. Avec une condamnation, même pour un sursis de plus dâun mois, il risque de ne pas participer » à cette élection, analyse-t-il.
Une « tempête judiciaire »

« Sonko, affaire sur affaire », titre Le Vrai Journal, énumérant les dossiers politico-judiciaires dans lesquels le leader de Pastef sâest trouvé « directement ou indirectement impliqué » en lâespace de vingt mois.
Il part de lâaffaire « Sweet Beauté », liée aux accusations de viol le concernant, aux incidents survenus lors de sa récente tournée dans le département de Mbour (ouest), lesquels sont à lâorigine de la garde à vue de certains membres de sa garde rapprochée.
« Au commencement » était lâaffaire Sweet Beauté, qui remonte à février 2021 et à laquelle est venue sâajouter trois autres dossiers, dont lâaffaire dite des « forces spéciales » et lâarrestation de « ârebellesâ supposés venir prêter main-forte à Ousmane Sonko et à sa coalition, Yewwi Askan Wi ».
Il y a « enfin les affrontements de Tchiky, qui mettent en cause sa garde rapprochée. Simple hasard ou chasse à lâhomme ? » se demande Le Vrai Journal. Sud Quotidien revient sur ce dernier point relatif à lâarrestation de gardes du corps dâOusmane Sonko, finalement « seule fausse note dâune journée très tendue, ayant suscité moult craintes et appréhensions dâun remake des événements de mars 2021 ».
Référence au contexte de lâaudition dâOusmane Sonko

Des manifestations de grande ampleur ont éclaté au Sénégal à cette date et se sont soldées par la mort de 13 personnes, selon un bilan du gouvernement. Ces manifestations liées à lâaffaire « Sweet Beauté » ont pollué la vie politique sénégalaise.
Alors quâil se rendait au tribunal, des heurts ont éclaté à Dakar entre les forces de lâordre et les partisans de lâopposant. Ces émeutes ont aussi touché dâautres villes comme Ziguinchor.
Le quotidien Lâinfo, faisant référence au contexte de lâaudition dâOusmane Sonko, jeudi, parle dâun « calme avant la tempête ». Le journal annonce « une tempête judiciaire qui promet dâêtre rude en perspective des prochaines échéances électorales ».
Le Soleil ouvre son édition sur la monétique et rapporte que le Sénégal compte « 1,5 million de cartes bancaires en circulation ». « En 2021, écrit-t-il, les transactions monétiques ont porté sur 23 milliards de francs CFA, ce qui place le pays au deuxième rang dans lâUEMOA », lâUnion économique et monétaire ouest-africaine.
Après avoir prévu 700 milliards de francs CFA de subventions pour permettre aux Sénégalais de supporter la cherté des denrées de consommation courante, Macky Sall est « stoppé par le FMI », le Fonds monétaire international, note le quotidien Tribune, lequel annonce sur cette base « une hausse des prix ».













