Du jamais vu dans aucun Etat du monde ! Sous ce titre grandiloquent et ampoulé, « Guillaume Soro et la métaphore du fleuve, des rivières et des ruisseaux : la pédagogie nautique d’un grand navigateur politique »,  Franklin Nyamsi, fidèle à sa jactance et à son pédantisme habituels, vient de recadrer son chef en réinterprétant le propos de ce dernier à l’aune de son propre agenda et de ses ambitions personnelles.

Les centaines de conseillers de Ministres et de Président d’institution exerçant leur office dans l’Etat ivoirien ne se sont jamais permis de franchir les limites de leurs périmètres respectifsSauf un : le conseiller du Président de l’Assemblée nationale.

Avant de déserter l’espace public ivoirien après en avoir été chassé sous des volées de bois verts par le vaillant peuple ivoirien,  il s’était déjà livré à ce genre de jeu dangereux.

Sortant de son périmètre de conseiller du Président de l’Assemblée Nationale, il s’autorisait des commentaires publics sur les rencontres officielles et non-officielles des plus hauts personnages de l’Etat,  ouvrant par cette intrusion des risques de conflits politiques.

Interpellant avec arrogance le Président de la République en personne, agonisant de grossièretés les ministres de la République, le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, le Ministre de la Défense Hamed Bakayoko, Franklin Nyamsi,  simple citoyen conseiller du Président de l’Assemblé Nationale,  s’était arrogé le droit de piétiner les vertus civiques.

Contraint au silence après que ses mensonges et sa vanité aient été dévoilés aux yeux du public il s’était, telle une bête malfaisante poursuivie par la colère et la vindicte populaire, refugié dans la forêt de ses passions ténébreuses et bouillantes.

Affamé d’arrogance et de scandales auxquels le poussent sa psychè spéciale, il ne s’était pas résolu à se taire pour de bon.

On le voyait donc rôder autour de la maison Ivoire  ces derniers jours, cherchant une faille pour s’immiscer dans l’espace public,  afin de l’occuper par sa vanité et y répandre ses pestilences verbales.

Artificier verbal  de la désintégration, ce personnage vide, à l’égo enflé, prospère sur la division. Les dissensions et les brèches ouvertes dans le RHDP lui en ont donné l’occasion.

Il profite des conflits politiques locaux  pour  s’adonner à ce qu’il aime le plus : les excès langagiers, la truculence verbale de l’individu suffisant et sans surmoi, qui aime se donner des airs.

Franklin Nyamsi, le « conseiller », se permet de contredire Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, de corriger et de réinterpréter son propos selon son propre agenda personnel et ses ambitions.

Il y a donc quelque chose d’anormal dans le rapport étrange qui lie ce fameux « conseiller » à la moralité si douteuse, un individu dangereux et sans scrupule (cf «  L’outrage infligé à la mémoire du Professeur Assalé Aka Dominique par Franklin Nyamsi », cedea.net. Septembre 2017) et le Président de l’Assemble Nationale qui n’a jamais osé le remettre à sa place.

Les citoyens ivoiriens dont je suis, ont le droit légitime de s’inquiéter de ce rapport car, dans ces discussions politiques entre élus où ce personnage (un non élus) peu recommandable intervient de manière intempestive, il est question de l’avenir de notre pays.

Dans un rapport de collaboration normale, c’est l’employeur, dans le cas d’espèce, le chef d’une institution de République qui recadre son conseiller, corrige ses excès langagiers qui peuvent mettre à mal l’institution.

Or Franklin Nyamsi,  le « conseiller » décidément spécial, se permet d’occuper le rôle du maître devant l’élève.

En sa qualité de professeur de Lycée, et non d’Université titre que sa nature  de menteur né et d’esbroufeur le pousse à afficher, il corrige la copie de son élève, y rature les fautes, redresse les phrases, les réinterprète à l’intention du public à l’aune de ses désidératas !

La question que l’on est en droit de se poser est donc celle-ci : Qu’est-ce qui permet à ce personnage de se livrer à ses excès ?

La réponse est évidente, et les Ivoiriens sont en droit de s’inquiéter de l’autonomie réelle du Président de l’Assemblée nationale face à cet hagiographe et encenseur gourou, qui semble décider de tout, et par-dessus tout, de la ligne politique de sa faction en lieu et place de son chef.

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