Funérailles solennelles et nationales pour Dawda Jawara, père de l’independance de Gambie

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Obsèques solennelles jeudi 29 août pour l'ancien président Dawda Jawara, père de l'indépendance de la Gambie, destitué par le coup d'Etat de Yahya Jammeh en 1994. © REUTERS/Aboubacarr Dem
Obsèques solennelles jeudi 29 août pour l'ancien président Dawda Jawara, père de l'indépendance de la Gambie, destitué par le coup d'Etat de Yahya Jammeh en 1994. © REUTERS/Aboubacarr Dem

Le premier président de la république de Gambie, Sir Dawda Jawara a été enterré ce jeudi 29 août dans la capitale Banjul. Les discours officiels ont été suivis par les quelque 300 personnes présentes dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale gambienne et des milliers de personnes ont suivi cette cérémonie sur les réseaux sociaux et sur des écrans géants installés devant le Parlement. La disparition du premier président de la république de Gambie pose la questions de son héritage politique et spirituel.

Les hommages n’ont pas cessé pendant près de deux heures : humilité, générosité et tolérance… Les anciens amis de Sir Daouda Diawara, son fils aîné et des députés ont été unanimes dans leurs discours pour décrire le défunt président.

Le président de la Gambie, Adama Barrow, a lui aussi rendu hommage à son prédécesseur. « Toute la Nation gambienne est en deuil pour celui qu’on peut présenter comme le père de cette Nation. Sur le plan international, Diawara était un homme d’État reconnu, qui a [ouvert] les Gambiens au monde extérieur avec sagesse, intelligence et l’art de gouverner avec tact. »

Une délégation sénégalaise a été invitée. Une présence qui rappelle l’aide apportée par Dakar au président Diawara pour contrer le coup d’état de 1981.

Daouda Diawara junior, le neveu de l’ancien chef d’Etat, estime que ces funérailles peuvent servir à la politique menée dans le pays. « Je ne crois qu’il y ait grand monde, parmi ceux qui ont assisté à ces funérailles, qui comprennent ce que représente cet homme. Beaucoup parlent de lui, mais ils ne saisissent pas l’esprit de Daouda Diawara, ni ce pour quoi il s’est battu toute sa vie. Je crois que, dans la tristesse, il faut que l’on saisisse ce symbole et que l’on profite de cette occasion pour construire la cohésion nationale et la réconciliation. »

Jeudi après-midi, le corps de Daouda Diawara a été transporté à la mosquée pour une dernière prière. Il a ensuite été enterré dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, là où l’avenir politique du pays se décide.

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