Les membres du Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) de Louga, en grève depuis le 15 juin, réclament lâapplication du protocole dâaccord signé avec le gouvernement du Sénégal ainsi que la publication des décrets y afférant dans le journal officiel.
« Depuis le 15 juin, le Bureau exécutif national des travailleurs de la justice est en grève paralysant totalement le secteur de la justice. Nous ne réclamons que la mise en Åuvre du protocole dâaccord signé avec le gouvernement le 17 octobre 2018 », a soutenu le délégué du SYTJUST de Louga, Maître Ibader Thioub
Les travailleurs de la justice exigent également « la publication des décrets dûment signés par le président de la République, de leur publication au journal officiel, lâorganisation des formations préalables, et le reclassement des travailleurs de la justice dans leur nouveau corps et hiérarchie ».
« Nous ne menons pas cette grève de gaieté de cÅur, nous menons cette bataille parce quâil y va de notre intérêt, de notre avenir. Tout ce que nous voulons est que le ministère mette en Åuvre les instructions du Chef de lâEtat », a-t-il dit.
Grève SYTJUST
Selon Maître Thioub, les mots dâordre de grève décrétés par le bureau national nâont pas fait réagir le ministère de tutelle qui reste « silencieux » face à leurs revendications.
Il a rappelé que cette grève a « paralysé le système judiciaire dans la région de Louga, car aucune audience ne sâest tenue et aucun document nâa été délivré ».
« Aujourdâhui (mercredi), il devait y avoir une audience correctionnelle et le tribunal est désert », a-t-il fait remarquer, sâexcusant auprès des populations de ces désagréments causés à travers ce mouvement dâhumeur.
A lire aussi La grève des mareyeurs largement suivie à Saint-Louis (Acteur)
« La cellule de Louga tient à informer la population que la grève procède dâune volonté dâaméliorer lâefficacité et lâeffectivité du service public de la justice afin de mieux répondre aux exigences de celle-ci », a-t-il expliqué.
Maître Thioub a averti que ses collègues ne reculeront en aucun cas et ils comptent mener la bataille jusquâà la satisfaction de leurs revendications.
« Nous sommes fiers de lâengagement de nos camarades de Louga. Nous leur exprimons notre solidarité dans cette lutte et quête de la dignité perdue », a déclaré Maître Ameth Touré, représentant du BEN du SYTJUST.
Selon lui, les Sénégalais souffrent de cette crise, car la justice est lâépine dorsale dans un Etat de droit. « Ce nâest pas trop demandé à un Etat que de respecter ses engagements. Le chef de lâEtat nous a reçus en avril 2018 et des décrets sont signés. Câest inacceptable quâaprès 14 mois rien ne soit fait », a-t-il ajouté.













