Des étudiants dénoncent la réforme des universités dans le cortège à Rennes, jeudi 19 avril 2018
Des étudiants dénoncent la réforme des universités dans le cortège à Rennes, jeudi 19 avril 2018

Dans la capitale, Philippe Martinez (CGT) en tête, les manifestants ont défilé entre Montparnasse et place d’Italie derrière une banderole affirmant: « Public + privé + étudiants, ensemble, stoppons les régressions sociales ».

Des heurts ont éclaté vers 16H00 entre des manifestants et la police. Les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles et ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. La façade d’un hôtel et de nombreuses vitrines ont été endommagées, de même que du mobilier urbain.

Un manifestant, blessé, a été conduit à l’hôpital, sept policiers ont été « légèrement blessés » et deux personnes ont été interpellées suite à ces violences, selon un bilan du ministère de l’Intérieur.

La secrétaire générale de l’URIF-CGT, Valérie Lesage, a dénoncé des « provocations inqualifiables et scandaleuses » de la préfecture de police. Le carré de tête syndical est finalement arrivé à place d’Italie un peu avant 18H00.

Grèves et manifestations s’accompagnaient aussi de perturbations, notamment à la SNCF, où le taux de grévistes était plus important jeudi (22,7%) que la veille, avec 66,4% de conducteurs à l’arrêt.

« On est dans un bouillonnement social », a constaté Mireille Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé. La convergence des luttes, « ça braque les projecteurs sur des sujets communs », a complété Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Un peu plus tôt, l’intersyndicale CGT-CFDT-Sud-Unsa de la SNCF avait annoncé qu’elle suspendait les concertations avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne, et attendait du Premier ministre Édouard Philippe qu’il reprenne la main sur le dossier.

Une trentaine de cheminots ont bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée et des passagers sont descendus le long des voies pour rejoindre les quais.

La mobilisation a affecté le secteur de l’énergie, certaines crèches et écoles, les transports publics à Nice et en Ile-de-France, ainsi que l’audiovisuel public.

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