Lâinstallation du comité de pilotage du dialogue national est largement commentée par les quotidiens reçus vendredi à Kafunel.com. Â
Le chef de lâEtat a procédé jeudi à lâinstallation officielle du comité de pilotage du dialogue national, dont Famara Ibrahima Sagna est le président.Â
Le président de la République, Macky Sall, a fait part, jeudi à Dakar, de son souhait de voir la démocratie sénégalaise faire « un saut qualitatif » à travers le dialogue national, pour arriver à des « consensus forts », qui favorisent son développement.Â
Macky Sall a parlé de la confiance quâil a envers le comité de pilotage du dialogue national, « riche de sa diversité », en souhaitant que les échanges de ses membres se tiennent « dans un esprit constructif et participatif, en toute liberté, mais aussi en toute responsabilité, parce quâil sâagira, non de débats crypto-personnels, mais dâun dialogue ouvert et sincère sur des questions dâintérêt national ».Â
En plus des cinq commissions initialement retenues pour le dialogue national (politique, économique et sociale, ressources naturelles, environnement et cadre de vie, paix et sécurité), le président Macky Sall a annoncé le rajout de trois autres, qui seront chargées de la transparence, de la décentralisation et de la territorialisation des politiques publiques, ainsi que de la synthèse globale des réflexions.Â
Le comité de pilotage composé de 85 membres doit rendre son rapport dans trois mois.Â
Le Soleil se fait écho à sa Une de ces propos du chef de lâEtat : ââDiscutons en toute liberté et en toute responsabilitéââ. Â
ââMacky Sall active son équipeââ, Selon Sud Quotidien, notant que le chef de lâEtat veut ââun dialogue ouvert et sincèreââ et non ââdes débats crypto-personnelsââ.
Selon le journal toujours, le président du comité de pilotage Famara Ibrahima Sagna ââinvite son équipe à lâhumilité, au respect et au sens de lâécouteââ.Â
Avec lâinstallation du comité de pilotage du dialogue national, ââMacky Sall enclenche son +diisso+ââ, selon Waa Grand-Place, soulignant que le ââconsensusââ est le ââmaître-motââ de ce dialogue.Â
Selon LâAs, ââMacky Sall fixe les termes du dialogueââ. ââSix mois après le lancement du dialogue national, le président du comité de pilotage, Famara Ibrahima Sagna et son équipe ont été installés hier par le chef de lâEtat.
Macky Sall en a profité pour revenir sur lâessence dâune telle initiative qui sera basée uniquement sur des questions dâintérêt nationalââ, écrit LâAs.Â
Enquête parle du ââShowââ de Famara Ibrahima Sagna et note : ââCâest avec un long et déconcertant ego trip que le président du comité de pilotage du dialogue national sâest adressé hier à un président qui nâétait pas encore né quand il entrait dans lâAdministration sénégalaise au début des années 1960ââ.Â
Dialogue National Piloté à la présidence
Dans son intervention, ââla vie du +grand commis de lâEtat+ comme il se fait lui-même désigner y est mise en exergue, sans aucune fausse modestieââ, dit le journal qui souligne que M. Sagna a défini sa ligne de conduite : âârigueur, République et patriotismeââ.Â

Enquête relève que Macky Sall ââest certes le champion des dialogues, mais il est aussi le recordman dans lâart des concertations dont les recommandations dorment dans les tiroirsââ.
Le journal cite la Commission nationale de la réforme des institutions, la commission nationale de la réforme foncière, la modernisation de la Justice.Â
Ce dialogue est une ââgrosse farceââ estime le quotidien Kritik qui souligne que ââles questions qui sont sur la table des acteurs emportent peu lâadhésion des populations, alors que du côté de lâopposition radicale, câest une grosse farce dont Famara Ibrahima Sagna est juste un faire-valoirââ.Â
Lâon sâachemine vers ââun consensus de façadeââ, selon La Tribune qui estime que ââla tâche sera ardue, pour ne pas dire impossible.
Dâautant plus que certains segments représentatifs de la société notamment des partis de lâopposition ont opté pour la chaise videââ.Â
ââDu reste, note encore le journal, le dialogue intègre une variété de sujets les uns aussi clivants que les autres, sur lesquels il est utopique dâaboutir à un consensus au plus tard dans trois moisââ.













