Revue de presse du 7 août 2023 : Juan Branco, Khalifa Sall et Karim Wade, les vedettes de la presse quotidienne. Les quotidiens parvenus lundi à la rédaction commentent lâemprisonnement à Dakar de lâavocat français Juan Branco, la possibilité donnée par les députés à Khalifa Sall et à Karim dâêtre candidats à lâélection présidentielle de 2024 et le choix du candidat de Benno Bokk Yaakaar (BBY) à ce scrutin.
Juan Branco, Khalifa Sall et Karim Wade, les vedettes de la presse quotidienne Revue de presse du 7 août 2023

Me Branco, conseil de lâopposant Ousmane Sonko visé par un mandat dâarrêt international émis par la justice sénégalaise, a été arrêté en Mauritanie et conduit à la prison de Rebeuss, à Dakar, après avoir été auditionné par la Division des investigations criminelles du Sénégal.
Le parquet de Dakar lâaccuse dâappel à lâinsurrection, de diffusion de fausses nouvelles, dâactes et manÅuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles graves.

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Lâavocat ayant séjourné à Dakar, dimanche 30 juillet, malgré le mandat dâarrêt émis à son encontre, ââa voulu jouer au guérilléro dâopéretteââ, commente Le Quotidien, affirmant que ââles cris dâindignation de certains se font nombreux en Franceââ, où on aurait réclamé sa libération.
à la prison de Rebeuss, ââJuan Branco a refusé la nourriture et lâassistance dâun avocatââ, lit-on dans le même journal.
ââLe procureur corse le dossierââ de Juan Branco

Selon LâObservateur, les maires des Parcelles Assainies et de Sangalkam (ouest) auraient été poursuivis en justice pour lâavoir aidé à séjourner ââclandestinementââ au Sénégal.
Babacar Ndiaye, un avocat sénégalais, a été arrêté pour le délit présumé de recel de malfaiteur. Il lui est reproché, selon LâObservateur, dâââavoir aidé, assisté et hébergéââ son confrère français, qui ââsâest introduit clandestinement dans le pays, à se soustraire à lâaction de la justiceââ.
ââIl a poussé la provocation jusquâà entrer dans notre pays de manière clandestine en violant les règles dâentrée et de séjour des étrangers au Sénégal [â¦] LâÃtat du Sénégal doit prendre ses responsabilités. Quâil ne se laisse aucunement intimider. Câest une question de souveraineté nationaleââ, rapporte Bes Bi Le Jour en citant lâopposant et ancien député Thierno Bocoum.

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Une nouvelle procédure a été ouverte par le parquet de Dakar à lâencontre de Juan Branco, selon Libération. Il est accusé aussi dâoutrage à magistrat, de discrédit sur une décision juridictionnelle et dâoutrage aux institutions judiciaires, note le même journal.
Le Soleil confirme lâexistence de ces nouvelles charges en affirmant que ââle procureur corse le dossierââ de Me Branco, lequel est également accusé dâentrée et de séjour irréguliers au Sénégal.
ââKhalifa Sall et Karim Wade éligiblesââ, titre le même journal, après que les députés ont adopté une modification du Code électoral permettant à ces deux personnalités privées de leurs droits civiques, en raison de condamnations à des peines de prison, de recouvrer leurs droits civiques.
ââCâest acté. Khalifa Sall, leader de la coalition Taxawu Senegaal, et Karim Wade, du Parti démocratique sénégalais, ont obtenu leur ticket pour participer à lâélection présidentielle de février 2024ââ, observe Le Soleil.
Vers une recomposition de lâespace politique

Après la modification du Code électoral, ââle placement sous mandat de dépôt dâOusmane Sonko et la dissolution de sa formation politique, lâespace politique va certainement subir une recomposition, avec le retour de Karim Wade et de Khalifa Sall sur la scène politiqueââ, écrit WalfQuotidien.
Il ne reste que la promulgation de la loi votée par les députés pour permettre à lâancien maire de Dakar et à Karim Wade de présenter leur candidature à lâélection présidentielle, note EnQuête.
ââLes deux K (Khalifa Sall et Karim Wade) sont toujours coupables, selon la justice, mais présidentiablesââ, commente Tribune, ajoutant que les députés ont adopté en même temps lâarticle L.57 du Code électoral ââpour écarter le leader de Pastefââ, Ousmane Sonko.

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ââLe jeu en valait la chandelle !ââ sâexclame Bes Bi Le Jour, Lâinfo faisant remarquer que les deux opposants, ââcandidats déclarés à lâélection présidentielleââ du 25 février 2024, âârecouvrent la plénitude de leurs droits civiques et politiquesââ.
Concernant le choix du candidat de BBY, Source A jure que ââcâest Amadou Baââ, le Premier ministre. Il ajoute que ââlâofficialisation du [choix] du candidat de la majorité présidentielle est retardée par quelques poches de résistanceââ.
ââAvec de plus en plus de lieutenants qui se manifestent pour la présidentielle de 2024, Macky Sall [â¦] sera incapable de les unir à cette électionââ, lit-on dans Tribune.
Le même journal voit dans lâentourage du leader de BBY ââdes lieutenants qui désobéissent désormais et défendent leurs propres intérêtsââ.













