La galerie Léopold Sédar Senghor du Village des Arts (sur la route de lâaéroport militaire de Dakar), va dévoiler son nouveau visage cet après-midi après lâachèvement de ses travaux de réhabilitation financés à hauteur de 60 millions de francs Cfa par la Sonatel dans le cadre de la responsabilité sociétale dâentreprise (RSE).
La cérémonie de réception est notamment prévue à 15h30 dans les locaux dudit village, renseigne un communiqué du ministère de la Culture et de la Communication parvenu à lâAPS.
Lâespace visité, mercredi, au moment où le Sénégal faisait face au Bénin dans le cadre de la Coupe dâAfrique des nations (CAN) 2019 offre à voir à la fois une « belle exposition » et un « beau bâtiment » où trône à lâentrée le portrait du parrain.
Les portes en fer et en métal sâouvrent directement sur la salle dâexposition avec un sol carrelé remplaçant le sable, un toit restauré avec un faux plafond et des cimaises repeints et éclairés non pas à la lumière du jour comme il en était auparavant, mais avec lâélectricité.
La galerie Léopold Sédar Senghor présente un visage nouveau, offrant à voir une exposition dâart plastiques diverse avec toutes les expressions artistiques représentées de la peinture, à la sculpture en passant par la tapisserie et la photographie.
Au total 54 artistes du Village des Arts et leurs invités y participent à lâimage de Séa Diallo avec un tableau intitulée « Nouvelle DioNgama » dans lequel elle utilise une technique de collage et une peinture acrylique de couleur or.
A travers cette Åuvre qui est toujours en double avec celle appelé « Ndanane », dit-il, revisite le patrimoine esthétique de lâAfrique en utilisant des cordes pour mettre en relief les personnages.
Djibril André Diop y présente une sculpture en fer symbolisant lâenvol dâun oiseau ainsi que des photographies de Boubacar Touré Mandémory et de Mamdou Touré « Béhan » sur des scènes de vie, etc.
Les fondeurs Issa Khone Diop et Khadim Diop donnent forme à des musiciens, notamment un guitariste et une koriste nommée Sona Jobateh, une anglaise dâorigine gambienne.
Ces portraits en mouvement sont faits avec du cuivre et du bronze. Trônant à même le sol au milieu de cette galerie, le gros tigre en mouvement de Belal Thiam sâimpose par sa posture géante.
Lâartiste originaire de Louga et qui sâest installé à Saint-Louis travaille dans la reproduction des animaux et des personnes avec la technique du fer forgé.
De nouvelles signatures, surtout des jeunes des Beaux-arts sont observées dans cette exposition avec ce portrait en peinture dâune mère et son enfant de Awa Ndiaye, etc.
A côté de cette exposition dâart abstrait comme figuratif avec des couleurs vives comme terres, quatre tapisseries des Manufactures des Arts décoratifs de Thiès ornent les cimaises de la nouvelle cafeteria du village des arts.
Pour le peintre Amadou Dieng, lâun des scénographes, « cette exposition présente une picturalité forte ».
« Chacun est là avec sa propre picturalité, il ne sâagit pas de rendre le visible, ni de venir traiter des choses culturelles, mais on sent comme du jazz pictural, devant chaque tableau tu peux tâévader sans rien comprendre, mais plutôt sentir », analyse Amadou Dieng.
La galerie Léopold Sédar Senghor est pour ses pensionnaires du Village des Arts, non pas une galerie classique, mais « une vitrine de tous les arts » avec sa « cafétéria de class », un lieu de rencontre et dâéchange, dit M. Dieng.
Longtemps isolé, le Village des Arts veut ainsi prendre un nouvel envol, selon les pensionnaires.
« La galerie a changé dâaspect avec une nouvelle esthétique. Ce sont les jeunes qui portent ce projet, des artistes sont invités pour symboliser cette ouverture du Village des Arts, câest une nouvelle dynamique quâil faut accompagner dans la sérénité et le professionnalisme », souligne Séa Diallo, membre du comité dâorganisation.
Cette réhabilitation de la galerie du Village des Arts de Dakar et de ses annexes composées de cafeteria, un restaurant et des toilettes est le fruit dâun partenariat entre le ministère de la Culture et le Groupe Sonatel.
Elle vise, à mettre en lumière la production et de la créativité des artistes les plus talentueux, estiment les initiateurs. Ils rappellent que le Village des Arts, inauguré le 23 avril 1998, est resté « le plus important site de concentration dâateliers dâart visuel contemporain de notre pays ».













